ATTENTION ! Comme au Mali, la guerre (du pantalon en France) n'est pas finie. L'action de Me Trierweiler pourrait être décisive

Notre chef de guerre, qui vient de gagner ses galons en débouchant dans Tombouctou : « Mali: Hollande, accueilli en libérateur, promet de "terminer la mission" Samedi 2 février 2013  | Par AFP Accueilli en libérateur à Bamako et à Tombouctou, le président François Hollande a souligné samedi que la France n'avait pas encore "terminé sa mission" au Mali, où il a jugé que les groupes "terroristes" qui occupaient le nord du pays n'ont pas encore été vaincus » MAIS ! 

*** S'il a fallu attendre 1980 pour que les députées ne soient autorisées à venir à l'Assemblée en pantalon,  l'article L. 120-2 du code du travail permet toujours à l’employeur d’imposer la jupe s’il en justifie clairement les raisons

Mais, depuis le jeudi 31 janvier 2013, Les Parisiennes ont enfin le droit de mettre des pantalons

. ( Le Parisien ) Julie Reynié | 02.02.2013 : Le ministère du droit des femmes a abrogé jeudi une ordonnance qui interdisait aux Parisiennes de mettre des pantalons... depuis 1800

 Finies les robes et les jupes ! Depuis jeudi dernier, les Parisiennes sont enfin autorisées à mettre des pantalons. Il aura fallu attendre la date du 31 janvier 2013 pour que le ministère des droits des femmes abroge -de façon implicite- l' «ordonnance concernant le travestissement des femmes » qui leur faisait encourir, depuis plus deux siècles, l'emprisonnement.


L'interdiction avait été prononcée à Paris, où était né le mouvement des sans-culottes lors de la révolution française. Par opposition aux aristocrates, les révolutionnaires avaient revendiqué le port du pantalon, comme les femmes, ce qui leur avait été interdit.

Abrogation implicite après deux siècles d'interdiction

Emanant du sénateur UMP de la Côte-d'Or Alain Houpert, la demande avait été adressée au ministère des droits des femmes en juillet 2012. Tout en notant que deux circulaires avaient récemment autorisé le port féminin du pantalon, « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval », le sénateur avait expliqué que la «portée symbolique» de ce texte pouvait «heurter nos sensibilités modernes». Logiquement, il avait donc demandé au ministère du droit des femmes «si elle envisage de les abroger».

Six mois plus tard, une réponse affirmative est inscrite au Journal officiel : « Cette ordonnance est incompatible avec les principes d'égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution et les engagements européens de la France (...) De cette incompatibilité découle l'abrogation implicite de l'ordonnance du 7 novembre qui est donc dépourvue de tout effet juridique et ne constitue qu'une pièce d'archives, conservée comme telle par la Préfecture de police de Paris », écrit ce ministère.

Voir : Clio 258 10 Le Db58 Aux Archives de La Prefecture de Police

Pierre Payen (Dunkerque)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.