Humour. Les cafards ch’tis ! Me Aubry n’y est pour rien !

Je présume mais n’en sais rien … Et M. Blanquer ? Et encore, M Darmanin, de Tourcoing, a dû essayer d’améliorer le trafic des cafards !

Question, en passant : Le Patron de la France considère-t-il toutes/tous ces étudiant.e.s pour des « rien.e.s » (Sans Majuscule)

*** BRAVO M. MACRON ! SINON, QUI mérite LA MÉDAILLE D’OR ? !

 

L'ARTICLE concerne L’UNIVERSITÉ DE LILLE

« UN AN APRÈS, QU’EST DEVENUE LA PIRE RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE DE LA RÉGION ? » 

Par Sophie Filippi-Paolisfilippipaoli@lavoixdunord.fr

Carl habite une chambre du bâtiment D envahi par les cafards. PHOTO FLORENT MOREAU

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Il y a un an, nous racontions les conditions révoltantes dans lesquelles vivaient les étudiants du bâtiment E de la résidence Galois à Villeneuve-d’Ascq.

Un an plus tard, le site est fermé mais sept autres bâtiments « traditionnels » restent ouverts.

Et on y retrouve, entre autres, une présence massive de cafards. Sidérant.  

Villeneuve-d’Ascq.

Portes murées, volets fermés… Plus d’un an après notre première visite, on retrouve le bâtiment E de la résidence Galois condamné.

Par curiosité, on traverse la rue pour accéder au bâtiment D qui lui fait face et présente la même architecture.

Le premier témoignage fait écho à ceux des étudiants rencontrés en octobre 2017 : « Il y a des cafards partout, cela m’est déjà arrivé qu’ils tombent sur moi pendant que je dors, j’en retrouve même dans mes provisions », raconte Carl, 22 ans.

De chambre en chambre, de couloir en couloir, on repère les insectes sur les lavabos, le long des plinttes, des fenêtres, sur les murs.

Il y en a partout, encore plus que lors de notre précédent reportage. Sidérant.

« C’est parce qu’ils viennent de désinsectiser tout l’immeuble, du coup ils sortent », frémit Kenza, 25 ans, qui avoue avoir développé une véritable phobie.

Et encore, souligne Sabrina, les femmes de ménage viennent de passer : « Hier, il y en avait tellement dans le couloir qu’on n’osait plus y aller. »

À cela s’ajoutent des douches collectives fermées ou à la porte cassée, des sanitaires bouchés, des plaques de cuisine qui ne fonctionnent pas toujours et une globale vétusté des lieux.

Une véritable copie, si l’on excepte les murs repeints, du bâtiment E.

« Plus tard dans la journée, il y a des poubelles partout, certains étudiants laissent leurs ordures n’importe où, c’est affreux », renchérit Kenza.

Du déjà-vu, là aussi.

Renseignement pris, il existe toujours six autres bâtiments du même acabit que celui-ci sur le site de l’université de Lille avec, à chaque fois, 150 chambres réparties sur quatre étages.

Tous datent des années 1960, n’ont jamais été réhabilités et affichent, de l’avis même des gérants, les conditions d’hébergement les plus dégradées de la région.

Loyer mensuel : 163 €.

Propriétés de l’État et gérés par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), ils sont pleins, majoritairement d’étudiants étrangers.

« Il doit y avoir trois Français dans tout l’immeuble », s’amuse Carl, tout en épluchant ses légumes dans une cuisine sans chauffage.

Au fil des témoignages, il ressort aussi que l’alarme se déclenche impunément et que le wi-fi est capricieux : « Quand on a un rapport à rendre, c’est terrible. »

Avec un soupir Kenza conclut : « Il faut que je parte d’ici, je ne vais pas tenir indéfiniment au milieu de tous ces cafards. »

...    ....     .........

Ceci ne constitue-t-il pas un exemple prémonitoire de la situation générale, dans quelques années, au milieu de la crise financière mondiale ? 

Le dernier incendie qui s'est déclaré dans un immeuble de la rue Erlanger dans le XVIème arrondissement de Paris, ayant occasionné plus de 10 morts, provoqué par une personne malade psychiquement, ne se range-t-il pas dans la même perspective ?

*** N’y aura-t-il pas « toujours plus » de gens ayant perdu leurs repères, démunis, n’ayant plus rien à perdre, sinon, parfois, se venger ? Notamment suite à ressentiments professionnels et contre les RICHES ... ?

À vous de voir … en 2019 !   En 2029 ? ? ?

Pierre Payen (Dunkerque)

 

N. B. « Si on fermait, beaucoup d’étudiants seraient à la rue » 

Le bâtiment D de la résidence universitaire Évariste-Galois.

Responsable pour le CROUS du site qui accueille les sept bâtiments, Michaël Simon reconnaît sans peine la présence massive de cafards et la globale vétusté des lieux : « Il n’y a pas pire dans la région. »

Cela dit, il rappelle les quatre désinsectisations annuelles auxquelles s’ajoutent les traitements à la demande des étudiants.

Le problème, explique-t-il, est qu’il suffit d’un seul étudiant à l’hygiène douteuse ou qui ne sort pas ses poubelles pour que tout l’étage soit contaminé : « Certains ont des nids de cafards chez eux et n’alertent pas.

Et on a un vrai problème de comportement.

Le lundi matin, les cuisines sont dans un état abominable avec des poubelles laissées là et des éviers bouchés. »

Pour les douches, le responsable explique que les portes vont bientôt être changées et que l’alarme comme le wi-fi sont gérés par des prestataires extérieurs qu’il faut contacter.

Vers une réhabilitation

Plus globalement, si le bâtiment E va être démoli, les sept autres vont être totalement réhabilités à partir de juin 2019.

Avec des équipements plus solides et des salles de bains partagées au maximum par trois étudiants.

« Le CNOUS a débloqué des fonds, les travaux devraient durer six ans. »

En attendant, les étudiants devront continuer à payer des logements vétustes : « Nous ne pouvons pas baisser les loyers, nous fonctionnons déjà à perte. Rien que l’eau, l’électricité et le chauffage ne sont pas couverts par les loyers. »

Comme l’explique Michaël Simon, il serait plus économique et moins contraignant pour le CROUS de fermer les bâtiments : « Mais nous ne pouvons pas faire ça.

Si on les fermait, beaucoup d’étudiants seraient à la rue, la rentrée serait catastrophique.

Il y a une tension extraordinaire sur le logement étudiant dans la métropole lilloise. »

Certes, sourit le responsable, des logements privés se construisent : « Mais ils ne font pas dans le social. »

 

 

 

 

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