Humour ch’ti ! Notre accueil : les Migrant(e)s, les cafards, TOUT !

Toute la misère du Monde !

Qui  ne connaît pas maintenant  Calais et Grande-Synthe ?

M. Damien Carême, maire de Grande-Synthe, ne mouille-t-il pas sa chemise chaque jour ?

BON

Mais, dans un autre domaine, Lille et les résidences étudiantes de Villeneuve-d’Ascq, datant de 1960, ont réussi à attirer plus de cafards que Calais et Grande-Synthe !

Les Migrant(e) n’ont qu’une hâte, rejoindre Londres !

Si les cafards préfèrent un microclimat chaud et humide, ils se sont installés sans aucun problème et ne veulent plus repartir !

Ils se sentent chez eux, se développent en colonies, se reproduisent à toute vitesse, accueillent les étudiant(e)s et adorent mêmes les contacts ...

 Les étudiant(e)s ont, compris dans leur location, la joie de fréquenter en permanence des cafards et, comme dirait le célèbre vendeur-animateur TY : Pierre Bellemare, pour la modique somme de 163 € par mois !

« Immersion dans la pire résidence étudiante du Nord - Pas-de-Calais »

http://www.lavoixdunord.fr/

Lecture zen

Villeneuve-d’Ascq Par Sophie Filippi-Paoli | Publié le 06/10/2017

Immersion dans la pire résidence étudiante du Nord - Pas-de-Calais

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  • Des cafards partout, des sanitaires fermés ou bouchés, des ordures dans les couloirs, des plaques chauffantes cassées… Le bâtiment E de la résidence Galois fait partie des huit bâtiments « traditionnels » qui hébergent à Villeneuve-d’Ascq des étudiants dans des conditions révoltantes.

C’est encore un gamin, 18 ans à peine, petite silhouette pointue dans son tee-shirt siglé, un gamin qui s’imaginait autrement sa rentrée en psychologie : «  Quand j’ai vu les cafards, l’urinoir bouché, les toilettes qui fuient, l’eau glacée puis brûlante de la douche… Ma chambre pourrie de 9 m2. J’en ai pas dormi.  » On le comprend.

« Parfois, les cafards tombent sur notre nourriture »

Lorsqu’on longe les couloirs du bâtiment E de la résidence universitaire Galois à Villeneuve-d’Ascq, on est frappé par la vétusté des lieux et, surtout, par la présence constante des cafards sur les murs, dans les chambres… partout. Sidérant. «  Parfois, ils tombent la nuit sur notre nourriture  », témoigne Marcelin, 25 ans, qui fait sa deuxième rentrée dans cette résidence et multiplie les coups de fil pour en sortir. Khaled explique : «  J’ai fait un grand ménage dans ma chambre, ça a été «pire que mieux», il y en avait encore plus ! J’ai essayé de mettre de l’adhésif…  »

Outre les dysfonctionnements du bâtiment, les étudiants déplorent un manque d’hygiène avec des dépôts d’ordures dans des endroits inattendus.

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Photo Florent Moreau.

On marche et on observe les fils électriques apparents dans les douches communes, leurs robinets qui ne marchent pas toujours, des moisissures sur le sol, l’odeur d’égout, certaines toilettes fermées ou bouchées. Révoltant. Les cuisines ne valent pas mieux : «  Ces trois plaques-là ne marchent plus  », explique Lyès. Les escaliers de la sortie de secours sont sales, encombrés. Avec une télé abandonnée sur le palier. «  C’est n’importe quoi !  », se révoltent, à juste titre, la quinzaine d’étudiants qui, au fil de la discussion, se sont massés dans la cuisine commune pour nous répondre. Tous, sauf David, sont des étudiants étrangers : ils viennent d’Afrique subsaharienne ou du Maghreb. Et presque tous sont des hommes. «  Je suis la seule fille de cet étage, explique Assia, étudiante en électronique. Il y a une bonne ambiance mais je ne peux pas sortir de la douche avec ma serviette sinon les remarques fusent !  » Avec une grimace de dégoût, la jeune fille ajoute : «  Les garçons sont quand même très sales, je n’ai jamais vu ça !  »

« On ramasse des ordures dans les couloirs, du vomi, c’est pas tenable ! »

Les femmes de ménage non plus : «  On ramasse des ordures dans les couloirs, du vomi, enfin c’est pas tenable !  » Toutes deux montrent des photos de cuisines transformées en décharges. «  La prochaine fois, on réveille tout le monde !  » Renseignement pris, il existe sept autres bâtiments, avec environ 150 étudiants chacun, de la même envergure que celui de Galois sur le campus de Lille I qui appartiennent à l’État et sont gérés par le CROUS.

Loyer mensuel : 163 €

Soit des résidences universitaires des années 1960 jamais rénovées, les chambres étudiantes les plus dégradées de la région. Loyer mensuel de ces bâtiments d’État : 163 €.

«  Je suis prêt à payer plus, explique Marcelin, mais on ne me donne rien d’autre que cette résidence ignoble, il faut qu’on se mobilise tous pour que ça change !  » David, lui, a baissé les bras : «  J’ai appelé mes parents, je vais prendre une chambre (en ville), je ne peux pas rester là.  »

La réponse des gérants dans notre deuxième volet

Les résidences universitaires que nous avons pu visiter appartiennent à l’État et sont gérées par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Un de leurs responsables répondra dans notre second volet sur tous les dysfonctionnements que nous avons pu constater. Nous parlerons manque de moyens mais aussi de demandes plus nombreuses que l’offre. Nous ferons également le point sur le plan de réhabilitation des résidences universitaires lancé par le CROUS dans la région. À suivre sur notre site.

Dans le rénové : du mieux mais…

Sur les campus, il y a quatre catégories de bâtiments publics, allant du pire vers le meilleur état : les traditionnels, les rénovés, les réhabilités et les fraîchement construits. Pour avoir un point de comparaison avec du « traditionnel », nous sommes allés dans un bâtiment rénové de la résidence Hélène-Boucher, toujours sur le campus de Lille I à Villeneuve-d’Ascq. Loyer : 202,40 € par mois. Avec une cuisine dans la chambre.

Si on est très loin de l’état du bâtiment E de Galois, les étudiants ne sont pas ravis : «  Beaucoup de salles d’études sont fermées, comme certains sanitaires, il y a du moisi dans les douches et l’eau n’est pas toujours chaude  », explique Enzo, 19 ans, en première année de cinéma. Étudiante en histoire de l’art, Jéléna renchérit : «  Dans la chambre, il y a des gouttes d’eau qui tombent du plafond et le néon s’allume parfois la nuit. Et la porte de la douche ne ferme pas.  » À cela s’ajoutent, là aussi, les cafards. Enzo soupire : «  J’en vois presque tous les jours. Je sais qu’il y a pire ailleurs mais quand même…  » S. F.-P.

 

Pour les gérants «les choses ne pourront changer que si le combat devient collectif»

Cafards, sanitaires bouchés, manque d’hygiène... Michaël Simon, responsable pour le CROUS du site de Lille I qui accueille les logements étudiants les plus vétustes de la région (huit bâtiments en tout) répond à notre publication de samedi avec précision. Entre manque de moyens et plan de réhabilitation.

Par Sophie Filippi-Paoli | Publié le 07/10/2017

L’état du bâtiment E de la résidence Galois est sidérant...

« Nous avons huit bâtiments qui datent des années 1960 et qui n’ont jamais été rénovés. Il n’y a qu’à Lille I que cela existe. Donnez-moi entre 4 et 6 M€ par bâtiment et je change tout ! Notre seule source de financement est le CNOUS pour ces bâtiments qui appartiennent à l’Etat, nous avons donc l’un des plus bas taux de réhabilitation de France. »

L’invasion des cafards est massive. Vous ne pourriez pas traiter au moins cela ?

« C’est un véritable fléau. Nous avons un marché public avec une entreprise qui effectue une désinsectisation totale des bâtiments trois fois par an. Le prestataire a également obligation de revenir pour des traitements ponctuels à la demande des étudiants. Les chambres ne sont traitées que s’il y a des demandes. Or, parfois, les nids se trouvent chez des étudiants qui ne se sont pas fait connaître. Du coup, l’intervention n’est pas efficace. Parfois aussi, la société ne peut pas intervenir tellement la chambre est dans un état déplorable. On a vu une chambre littéralement envahie de cafards et l’occupant n’a rien dit. Les choses ne pourront changer que si le combat devient collectif. »

Nous avons vu aussi des douches sans eau, des toilettes bouchées, des plaques chauffantes cassées...

« Les douches qui ne marchent plus, ce n’est pas normal. Les installations sont anciennes, c’est un fait, mais elles sont censées fonctionner. C’est pareil pour les toilettes bouchées. Il y a eu aussi, je le dis clairement, un manque de suivi de l’équipe qui était en place. Et, même si je trouve cela anormal, je sais que l’on ne va pas tout changer en une fois. »

Pourquoi ne baissez-vous pas le loyer (163 € par mois) ?

« Nous avons, à Lille 1, huit bâtiments traditionnels. C’est-à-dire qu’ils datent des années 1960 et n’ont jamais été rénovés. Comme ils sont mal isolés et que les étudiants n’en prennent pas soin, bien au contraire, nous perdons, pour chaque bâtiment, une centaine de milliers d’euros par an. Nous ne pouvons pas baisser le loyer. Ni les fermer. Nous avons des centaines de demandes en attente. Si on ne louait pas, je peux vous assurer que beaucoup d’étudiants dormiraient dans la rue. »

Lire aussi Un vaste plan de réhabilitation pour les résidences étudiantes vétustes

Dans le bâtiment E, il n’y a presque que des étudiants étrangers et très peu de filles...

« Leurs demandes arrivent plus tard que celles des autres, vers fin août-début septembre. Les meilleurs chambres sont prises d’assaut par ceux qui y sont déjà et sont prioritaires et par les affectations post-bac via la centrale de réservation. Quant aux filles, nous avons tout simplement moins de demandes. »

Il serait sans doute temps de réagir de manière forte...

Mi-juillet, 3 000 bacheliers étaient toujours sans affectation universitaire dans le Nord - Pas-de-Calais. Dossiers excellents ou médiocres étaient logés à la même enseigne à cause du fameux système APB (pour admissions post-bac). Et puis, il y a eu la rentrée et une partie des facs bondées. Avec, comme nous l’avons vu à Lille, des étudiants assis par terre, un ordi sur les genoux devant la retransmission du cours de l’amphi d’à côté.

À cela s’ajoute l’obligation pour un étudiant sur deux de travailler en plus de ses cours, faute d’argent. Et un logement parfois insalubre, donc. Entre cafards, douche cassée et ordures dans le couloir. À partir de 2018, le nombre d’étudiants va encore augmenter. Il serait sans doute temps de réagir de manière forte et d’allouer des moyens à la hauteur de ces universités ouvertes à tous.

S.F.P.      

Libération  croit savoir que le journaliste porte-parole engagé, M. Bruno-Roger Petit, aurait fourni un autre élément de langage efficace ...

 

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a-istanbul-lart-contemporain-voisine-avec-la-politique-v-le-monde-051017

 

 

Quand une ministre découvre le contenu de sa loi...

05/10/17

Voir la vidéo : https://youtu.be/BPPXbGN2fG8

 

 

 

 

 

 

 

Retenu dans les Alertes Google "Humour" du 09/10/17 :

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