Humour. La dégradation sociétale tous azimuts !

L’occasion aidant, des extraits de La Voix du Nord et de Libération du 07/10/18. Ce matin 09/10/18, sur France-Inter, la seconde partie était évoquée !

A) Les personnes ivres conduites au commissariat devront payer la facture  

Par Youenn Martinhenin@lavoixdunord.fr  07/10/18

Les personnes ivres conduites au commissariat devront payer la facture  

Deux villes du bassin minier ont décidé de suivre l’exemple d’Orléans. Les personnes retrouvées ivres sur la voie publique et conduites au commissariat par les policiers municipaux ne recevront pas seulement une amende : elles auront droit à une facture de 120 euros, pour rembourser leur prise en charge.  

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Harnes et Hénin-Beaumont.

Haleine sentant fortement l’alcool, propos incohérents, démarche titubante… Voilà quelques-uns des symptômes de l’ivresse manifeste, selon la jurisprudence. Dans les lieux publics, celle-ci est punie par la loi. C’est une contravention de deuxième classe, elle expose donc à une amende pouvant aller jusqu’à 150 euros. Mais dans certaines villes, ça peut coûter encore un peu plus cher.

Chaque interpellation mobilise une patrouille de deux fonctionnaires durant deux heures. 

L’exemple a été donné par Orléans. Il a été suivi par Saint-Malo et, depuis peu, par deux communes du bassin minier, Harnes et Hénin-Beaumont. Toutes ces villes s’appuient sur le même article du code de la santé publique, le L3341-1. Cet article indique qu’une personne trouvée ivre dans un lieu public doit être conduite au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche « pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison » et ce… « à ses frais ».

Par la case hôpital

Tout tient dans ces trois mots. À Harnes comme à Hénin-Beaumont, ce sont bien souvent les policiers municipaux qui récupèrent les personnes en état d’ivresse manifeste. Ils doivent les conduire à l’hôpital pour s’assurer que leur état ne nécessite pas une prise en charge médicale puis au commissariat où elles sont placées en cellule de dégrisement. « Chaque interpellation mobilise une patrouille de deux fonctionnaires durant deux heures », affirme Patrick Mon, adjoint au maire d’Hénin-Beaumont en charge de la sécurité. Dans cette ville, 34 cas avaient été recensés l’an passé. Depuis le début de l’année, on en est déjà à 91 ! Faites le calcul…

Les deux communes du Pas-de-Calais ont donc adopté des délibérations très similaires, Harnes en juin et Hénin-Beaumont vendredi. Désormais, les personnes prises en charge par leur police municipale recevront une facture de 120 euros. Ce montant, déjà pratiqué à Orléans, a été jugé raisonnable par la justice administrative. La nuit en cellule de dégrisement reste, elle, offerte par la police nationale.

 

 

À quand l’exigence des paiements des déplacements des policiers par les voleurs et criminels ? ! Et ceux des déplacements des avocats et juges lors des passages au tribunal ? ! Et la location de la cellule en prison ? !

 

Internet : Et si les détenus finançaient leur prison ?

Capital.fr

L'objectif de la mesure est multiple, selon les élus : "alléger le coût de fonctionnement des prisons pour le contribuable et, en même temps, ...

Prisons : des députés veulent faire payer aux détenus leur incarcération - Le Parisien

Et si les détenus payaient leur séjour en prison ? - Le Point

Des députés proposent de faire payer la prison... aux détenus - Le Dauphiné Libéré

 

B) La France moins portée sur les traitements de choc que ses voisins

Par Eric Favereau — 7 octobre 2018 à 19:26   Libération

Agnès Buzyn et Gérald Darmanin présentent à la presse le Projet de loi de Finances 2019 pour la sécurité sociale, aujourd'hui au ministère de l’Action et des Comptes publics. Photo Denis Allard pour

… …

Exemple : « En Irlande, des participations forfaitaires sont demandées depuis 2012 pour les séjours hospitaliers (75 euros par jour, portés à 80 euros en 2013), y compris les passages aux urgences (100 euros).

Au Portugal, les forfaits hospitaliers ont plus que doublé en 2012.

 L’Espagne et l’Italie ont suivi la même voie, avec en Italie, en sus, une participation de 25 euros demandée pour les passages aux urgences jugés non urgents »

Deuxième source d’économies, on ne rembourse plus tous les soins. C’est la « contraction du panier de soins pris en charge ».

L’Espagne a engagé depuis 2012 un mouvement de révision visant à supprimer les traitements de « symptômes mineurs » (plus de 1 000 produits).

 L’Italie a fait de même.

Les Pays-Bas ont renoncé à rembourser les somnifères, tranquillisants et antidépresseurs, comme les contraceptifs pour les femmes de plus de 21 ans.

… … Enfin, le changement le plus spectaculaire se situe dans la réorganisation des hôpitaux, sauf en France, là encore.

 « La plupart des pays ont ainsi procédé à des baisses de capacités hospitalières et à un report d’une partie de l’activité vers le secteur ambulatoire en ville », précise la Cour.

« Certains pays, comme la Suède qui avait connu une crise économique majeure dans les années 1990, ont pris ce virage depuis plusieurs décennies déjà, le nombre de lits d’hôpital y passant de 12 pour 1 000 habitants en 1991 à 2,4 en 2015.

Au Royaume-Uni, le nombre de lits d’hôpital rapporté à la population a été réduit de 4,1 pour 1 000 habitants en 2000 à 2,6 en 2015… »

Là où des réductions de capacités hospitalières ont été décidées, elles sont souvent allées de pair avec un regroupement hospitalier afin d’améliorer l’efficience des dépenses.

… … La Suède fait figure de précurseur dans ce domaine : des groupes hospitaliers ont été créés, chaque région comportant désormais une organisation des soins hospitaliers hiérarchisée en trois niveaux : un centre hospitalier universitaire ; des centres hospitaliers régionaux pluridisciplinaires ; et des centres de soins de premier recours. Selon l’étude, « dans chacun de ces groupements, le centre hospitalier universitaire joue un rôle de coordonnateur de la politique d’offre de soins ». Ce modèle a été adapté en Irlande et le récent plan Macron s’en inspire.

Des listes d’attente plus longues

Finalement, au-delà de l’aspect comptable, il y a une conséquence, bien visible, de ces politiques.

« En Italie, la difficulté à obtenir un rendez-vous de spécialiste, ou à faire réaliser un examen médical, voire à fixer une date pour une hospitalisation est de loin, avec le coût, la première conséquence mise en avant par les enquêtes sur le système national de santé. »

Au Portugal, le nombre d’examens médicaux a diminué d’un quart entre 2010 et 2012 du fait des compressions budgétaires, et début 2018, plus de 700 000 personnes n’étaient pas inscrites dans les patientèles des médecins de premier recours.

En Irlande, les files d’attente à l’hôpital concernent plus de 15 % des patients.

« Au Royaume-Uni, les délais de réponse pour quelques prestations cibles (chirurgie, cancer, ambulances, urgences) se sont tous dégradés depuis 2012. »

 La situation s’est aussi aggravée en Espagne : le nombre de patients en attente en chirurgie s’y est accru de 57 % entre 2006 et 2016. Dans ce pays, la durée moyenne en chirurgie atteint 83 jours.

Eric Favereau

Tout va très bien madame la Marquise !

Pierre Payen (Dunkerque)

 

Voir la vidéo sur : Maisons de retraite : derrière la façade

Dimanche 7 octobre 2018   Altermonde-sans-frontières

 Nourriture rationnée, soins bâclés, personnel insuffisant… les patients sont-ils maltraités dans les Ehpad ? Près d’un quart de ces établissements affichent des taux de profit records. Font-ils des économies sur le dos de nos aïeux ? Une enquête d’"Envoyé spécial".

https://youtu.be/6wCoxYMURsM

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