Victime de la maladie du chewing-gum, Audrey murmure à l’oreille de Peyo

rfoulon@lepharedunkerquois.frRémi FOULON  (Génétique) 

Copie de Pierre Payen (Dunkerque)

 Si la vie n’a pas vraiment souri à Audrey, elle peut compter sur le soutien indéfectible de ses proches, ainsi que de Peyo, un cheval rencontré il y a deux ans.

Grand-Fort-Philippe (Hauts-de-France, Mer du Nord))

L’adolescente de 17 ans est victime d’un syndrome rare qui lui rend la vie difficile. Sur sa route, elle a rencontré Peyo, un cheval au don incroyable de détecter des maladies.  

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Longtemps, ils ont cru que les problèmes rencontrés par Audrey étaient psychologiques.

Autant de blocages qui l’empêchaient d’uriner, de manger, de dormir, de marcher...

À 15 ans, l’ado commence à se plaindre de douleurs dans ses articulations ou encore d’une peau trop élastique.

Il a fallu que les symptômes s’amoncellent les uns sur les autres pour que le cas d’Audrey soit véritablement pris au sérieux.

Le syndrome d'Ehlers-Danlos est diagnostiqué, également appelé maladie du chewing-gum. Laquelle provoque des anomalies génétiques.

Sa vessie, son estomac ou ses intestins ne fonctionnent pas

La vie de cette jeune fille n’a rien d’un fleuve tranquille.

« Techniquement, j’ai ça depuis la naissance, lâche-t-elle, quelque peu fataliste.

Mais ça se voyait moins. »

Âgée aujourd’hui de 17 ans, la Grand-Fort-Philippoise est littéralement handicapée par ce qui lui tombe sur la tête.

« Je peux retourner mes articulations dans tous les sens. » Rien d’amusant. Pire, c’est problématique pour se déplacer. « C’est douloureux, j’ai mal tout le temps. Partout. »

Les complications varient en fonction des malades.

Malheureusement, Audrey n’est pas épargnée par les nouveaux symptômes.

« Mon système digestif ne fonctionne pas, on me nourrit donc par les veines. »

Des perfusions chaque nuit depuis une année maintenant.

« Ma vessie ne se vide pas non plus toute seule. »

 Là aussi, elle est assistée par une sonde.

Ses problèmes de cœur ne lui permettent pas de rester debout plus de cinq-dix minutes, « sinon, je tombe dans les pommes ».

Les sorties sont alors difficiles (lire ci-dessous). Définitivement pas une vie pour une ado de 17 ans.

« Je dois être courageuse quand je vois ma fille se battre » 

Ni pour ses proches d’ailleurs. « À chaque apparition d’un nouveau symptôme, il faut encaisser cette complication. Ce qui est difficile, c’est de ne rien savoir sur l’évolution de la maladie », confie la maman, qui tente d’être aussi courageuse que sa fille.

« J’aurais aimé pouvoir faire comme les autres, mais, à un moment, il faut l’accepter et faire au mieux, avec ce qu’on a », rétorque Audrey.

Un discours mature pour la récente bachelière qui démarre, dans quelques jours, un BTS diététique.

Des paroles qui rassurent, mais qui n’enlèvent en rien l’inquiétude qui plane autour de son état de santé.

« On a toujours peur de savoir la suite ; ce sera quoi la prochaine étape ?

Je dois être courageuse quand je vois ma fille se battre.

On n’a pas d’autre choix que de vivre avec cette maladie. »

Vivre avec et s’adapter quotidiennement. Un défi de taille dans lequel se sont lancés Audrey et ses proches.

*** L’incroyable rencontre avec un cheval doté d’un don 

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  1. F.R. F.

 

Hassen (à droite) est bluffé par la proximité entre son cheval et Audrey.

L’histoire s’apparenterait presque à un conte. Il y a deux ans, Audrey fait une drôle de rencontre sur son lit d’hôpital.

 À son chevet, un... cheval. Mais pas n’importe lequel. Il s’agit de Peyo, l’équidé au don incroyable de détecter des maladies.

Un jour, il décide de rendre une petite visite à la jeune Grand-Fort-Philippoise.

Les premiers contacts sont édifiants.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, quand Audrey appelle Peyo, le cheval vient naturellement à elle. Même son maître n’a pas ce rapport à l’animal. L’histoire ne s’est pas arrêtée là.

Deux ans que les deux êtres se côtoient. Quand ce n’est pas Peyo qui prend ses quartiers dans le jardin d’Audrey, à Grand-Fort, c’est elle qui lui fait la surprise dans son écurie du Calaisis.

Mais cette relation n’a rien d’un hasard, d’après le propriétaire du cheval, Hassen.

La maman d’Audrey s’en souvient, d’ailleurs, parfaitement : « Il avait dit, dès le départ, qu’elle était plus malade que ce qu’on pensait, parce que son cheval venait, à chaque fois, voir Audrey.

Il l’a choisie et il a un comportement très doux avec elle. »

Peyo a gagné cette réputation de ne saluer que les personnes malades.

C’est bien lui qui a été le premier à diagnostiquer un état de santé menacé.

S’il n’a pas la parole pour se faire entendre, c’est par les câlins que Peyo communique. Et il ne les compte plus quand il s’agit d’Audrey. Ça fait deux ans que ça dure.

LES FAITS

Audrey est atteinte du syndrome d'Ehlers-Danlos, une maladie génétique rare.

Ce qui se traduit par une neuropathie à petites fibres, une dysautonomie cardiaque, une dyssynergie vésico-sphinctérienne, des troubles moteurs de l'intestin grêle, une gastroparésie sévère et de l'épilepsie.

La jeune fille a lancé une cagnotte pour s’offrir un fauteuil électrique qui lui permettra de se déplacer.

Elle est aussi suivie de près par le docteur Peyo, un cheval qui rend visite aux patients et qui détecte les maladies.

 

Le succès monstre de la cagnotte en ligne

Audrey a lancé une cagnotte en ligne pour la motorisation de son fauteuil roulant.

Elle est aujourd’hui incapable de le propulser seule et doit être accompagnée dans tous ses déplacements.

En quelques jours, les 3 200 euros souhaités ont été dépassés.

Des fonds qui vont permettre à la jeune fille d’être plus autonome.

Reste désormais à Audrey à choisir son fauteuil électrique, qui lui coûtera entre 5 000 et 6 000 euros.

Le prix de l’autonomie. Beaucoup d’internautes ont répondu à l’appel lancé par la jeune fille.

De la famille, des amis, mais aussi des inconnus, dont un qui a versé la somme de 250 euros.

« Je ne sais pas qui c’est, je ne peux même pas le remercier », se désole la Grand-Fort-Philippoise.

Son site : Une motorisation électrique pour mon fauteuil roulant

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https://www.leetchi.com/c/une-motorisation-electrique-pour-mon-fauteuil-roulant

Sur les conseils de plusieurs personnes je laisse cette cagnotte ouverte mais le montant prévisionnel pour la motorisation de fauteuil roulant à été́ atteint. L'argent récolté́ supplémentaire sera utilisé́ donc pour d'autres choses. Merci infiniment à ceux qui donneront.

Français :

Bonjour et merci d'avoir cliqué sur cette cagnotte.

Ma fille de 17 ans et demi, Audrey, est atteinte d'une maladie génétique rare. Ses diagnostics sont notamment une neuropathie à petite fibres, une dysautonomie cardiaque, une dysynergie vésico-sphinctérienne, des troubles moteurs de l'intestin grêle, une gastroparésie sévère et de l'épilepsie. Tout ceci rend ces muscles et articulations très faibles, ce qui fait qu'elle utilise un fauteuil roulant pour la majorité́ de ces déplacements.

Malheureusement, elle est incapable de le propulser elle-même à cause de ces problèmes musculaires et articulaires. Elle doit donc être accompagnée dans tous ces déplacements. C'est pourquoi je souhaiterai lui acquérir un système de motorisation électrique de son fauteuil. Ces systèmes sont soit pas du tout pris en charge, soit il y a un reste une charge important, c'est pourquoi je fais appel à la générosité́. La date de fin de la cagnotte est le 21 janvier, son anniversaire. Lui donner de l'autonomie pour sa majorité́ serait, je crois, le plus beau cadeau.

Merci à vous.

Mon commentaire (Par extension)

Je relie le don (connu, déjà relaté sur les médias) de Peyo, celui du chat Oscar qui détecte dans un hôpital les malades qui vont décéder dans la journée ou nuit, aux phénomènes quantiques qui existent et-et nous dépassent …

[[[V. Internet : Oscar, le chat qui prédit la mort - Fondation 30 Millions ...

Dans un centre gériatrique, un chat accompagne depuis 5 ans les patients, jusqu'à leur dernier souffle. Le Dr David Dosa raconte dans un livre son étrange rencontre avec Oscar, "le chat qui prédit la mort". David Dosa, gériatre, ne comprend toujours pas.

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/1583-oscar-le-chat-qui-predit-la-mort]]]

Ayant assisté à une émission TV où des sommités de la médecine expliquaient que les briseurs ou coupeurs de feu étaient des charlatans, m’étant renversé sur la main une casserole d’eau bouillante devant servir à confectionner un bol de café, en désespoir de cause, ayant imité ces dits coupeurs de feu en passant l’autre main x fois au-dessus de la main brûlée, quel n’a pas été mon étonnement de constater progressivement la disparition définitive de la douleur, l’absence de cloque. On est donc doté de "trucs" qu'on ne sait pas exploiter ...

*** Hier, j’avais publié un billet de titre ·  Humour²²² N’ayant pas dépassé l’erreur de Einstein, nous allons périr ! ! !

9 sept. 2020 Par Monkeyman

Il n’a pas été retenu dans les Alertes Google. Dommage. Il était axé sur la présence du phénomène quantique aussi permanent qu’occulté dans le Monde du vivant … (Peut-être que M. Macron était trop épinglé sur une image recueillie dans le Paris Match du 23/07/20 ? !)

 

 

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