Humour²²². IL FAUT QUE L’ANTI-BOÎTE DE PANDORE S’OUVRE !

D’autant plus que PANDORE est présentée comme la RESPONSABLE de TOUS LES MALHEURS DU MONDE ! Que la BIBLE N’A FAIT QUE ~ +/- RECOPIER ! ! ! Voir Internet ! Voir ici un autre exemple concret !

Catherine, abusée par son beau-père : "Merci Camille Kouchner pour cet acte de générosité"

par Thibault Lefèvre , Valeria Emanuele publié le 11 janvier 2021 à 6h08  FRANCE INTER

Avec la sortie du livre de Camille Kouchner "La Familia Grande", assiste-t-on au #MeeToo des victimes de pédocriminalité ? Beaucoup n’ont pas attendu les accusations de la belle-fille d’Olivier Duhamel pour témoigner et dénoncer, mais ce qui change depuis jeudi, c’est la lumière soudaine sur ce phénomène.

Catherine, victime d'inceste, a lu le livre de Camille Kouchner © Radio France / Thibault Lefèvre

Dès sa sortie jeudi dernier, elle a acheté "La Familia grande" de Camille Kouchner. Le soir même, elle l’avait terminé. Catherine a aujourd’hui 56 ans, elle en avait 12 quand son beau-père l’a agressée. Sa douleur est toujours aussi vive, causée autant par l'acte que par les silences et les non-dits au sein de sa famille. Sa mère a ignoré sa douleur et soutenu son compagnon, l'obligeant pendant plusieurs années à partager le même toit. Catherine a souhaité témoigner pour aider les autres victimes et remercier Camille Kouchner.

À lire  -   Culture "La familia grande", récit d'un inceste devenu insupportable secret de famille

FRANCE INTER : Vous vous rappelez de ce jour où il a commis l'inadmissible ?  

CATHERINE : "J'avais 12 ans et je rentrais du collège. Mon beau-père, qui vivait avec nous depuis trois ans, m'a appelé dans la cuisine et m'a expliqué qu'il allait me dire comment il était correct qu'un garçon m'embrasse, puisque j'arrivais à un âge où ça risquait d'arriver. Et donc, il m'a embrassée. D'abord sur la bouche, sur les lèvres et ensuite avec la langue. 

"Ce qui est affreux c'est que j'ai même, je crois, encore, le goût de sa langue, de ses lèvres".

J'ai tout de suite pris conscience que quelque chose n'allait pas. Et suite à ça, j'ai mis un certain temps à en parler à ma sœur aînée et c'est elle qui m'a aidée à pouvoir le dire à ma mère longtemps après. Un jour, ma sœur m'a appelé au téléphone et ma mère a pris l'écouteur. J'ai raconté ce qui m'était arrivé à ma sœur alors que ma mère entendait. 

Je pensais que, vu l'effort que j'avais fait de dire à ma mère ce qui s'était passé, ma mère allait sanctionner cet homme et qu'il quitterait la maison. Et ça n'est pas arrivé. Elle lui a demandé de jurer sur la Bible qu'il n'avait pas fait ce que je l'accusais d'avoir fait. Il l'a juré et donc ma mère l'a gardé et, du coup, ça a été le début de la rupture entre ma mère et moi.

"La douleur profonde, c'est à partir du moment où ma mère a gardé cet homme"

C'est moi qui vivais un cauchemar puisque, quand je rentrais de l'école, ma mère m'avait demandé de m'enfermer dans ma chambre. Et a commencé une période où, finalement, c'était moi qui étais surveillée, on vidait mon cartable pour voir s'il n'y a pas quelque chose de suspect. Mes trois autres sœurs n'ont pratiquement rien su alors qu'on vivait ensemble, on était sous le même toit. Donc c'est resté un secret à l'intérieur de la famille.

Le compagnon de ma mère, je l'appelais "l'autre" quand j'avais à le désigner, je ne l'embrassais pas, je ne lui parlais pas. Et tous les ans à Noël, c'était une souffrance terrible puisqu'il y avait une incitation de ma mère à la grande réconciliation annuelle où je devais faire un pas, lui faire la bise et lui souhaiter bonne année."

C'était vous la coupable de cette histoire aux yeux de votre maman ? 

"En gardant cet homme à la maison alors qu'elle savait qu'il s'était passé quelque chose, c'est comme si elle me disait 'L'amour que j'ai pour toi n'est pas si important pour que je remette en cause l'amour que j'ai pour cet homme'. C'est d'une telle violence pour la petite fille que j'étais, qui était la cinquième et dernière, qui était sans doute la chouchoute de la famille avant que tout ça n'arrive. 

Ma grande, grande douleur, c'est que j'étais très, très proche de ma mère avant et que ça a été une suite de conflits incessants qui ne s'est achevée que lorsque ma mère a développé la maladie d'Alzheimer. Et là on a pu toutes les deux, en tout cas moi, refaire un pas vers elle. Et on a développé une relation de tendresse, arrêté de se disputer pour pouvoir profiter de tout ce que j'ai perdu pendant au moins 35 ans. 

Cet homme a gâché votre vie ?

Au départ, c'est quand même un homme qui, en arrivant, avait permis à cette famille modeste qui ne partait pratiquement pas en vacances, d'enfin aller à l'étranger, en Europe, au ski, à la montagne. On devenait une vraie famille. On avait un homme aux côtés de ma mère. Pendant les trois premières années, j'ai tissé un lien avec cet homme parce que je n'ai pratiquement pas grandi avec une présence masculine à la maison. Quand je rentrais de l'école, il était souvent là et du coup, je prenais mon goûter et on discutait. Un homme auquel on pouvait s'attacher jusqu'à ce qu'il abuse de ma confiance.

"Il ne m'a jamais présenté d'excuses"

Pendant de longues années, j'avais envie de lui écrire pour espérer obtenir une réponse et des excuses pour ce qu'il m'a fait. J'ai longtemps minimisé ce qu'il m'a fait, d'ailleurs, par rapport à des enfants qui sont violés. Mais force est de constater que les dégâts sont là. 

Je vois un psy depuis longtemps, différents psys. J'ai fait une première dépression violente vers 24, 25 ans. Je n'ai pas pu créer un foyer et j'ai eu une succession d'histoires avec des hommes mariés. J'ai eu un enfant d'un homme dont je savais qu'il ne viendrait pas vivre avec moi. Un jour, on m'a donné une explication qui me semble possible : je ne voulais pas mettre mon fils en danger avec la présence d'un homme à la maison et c'est peut-être ça. En tout cas ça a altéré ma capacité à faire confiance à un homme."

Ce livre vous apporte des clés de compréhension ? 

"Quand j'ai vu paraître les extraits de ce livre dans Le Monde, j'ai eu absolument besoin de le lire. J'ai dit à ma sœur que j'avais appelé pour témoigner. Du coup, on a reparlé de ça et elle s'est remise à pleurer parce que c'était elle qui m'a aidée à parler. Elle dit elle-même que c'était un moment d'une souffrance incroyable quand je l'ai appelée pour lui raconter, à elle en premier. Ça nous donne l'occasion de reparler de ce qui s'est passé.  

Ce qui m'intéresse le plus, vraiment, c'est pouvoir en parler autour de moi, pour que peut-être d'autres personnes s'expriment, parce que je pense qu'on est nombreux dans ce cas ou à côtoyer des adultes qui ont aussi grandi avec ça. C'est comme un #Metoo, c'est parce qu'on en parle que les auteurs d'inceste doivent se sentir moins légitimes. 

J'ai l'impression par moment que pour la société, ce n'est pas si grave. On pousse des hauts cris quand on lit le livre mais dans combien de cas on continue à fréquenter la personne comme si de rien était, alors qu'on est au courant ? 

Ma mère et lui ont fini par se séparer. Mais qu'a-t-il fait ensuite ? Est-ce qu'il a fait d'autres victimes dans d'autres foyers ? Est-ce qu'il ne repérait pas des femmes avec des jeunes filles pour justement satisfaire ses envies ?"

Vous vouliez remercier ceux qui parlent ?

"Je voudrais remercier tous ceux qui ne laissent pas faire, tous ceux qui mettent les pieds dans le plat, même s'il faut gâcher une réputation, même si ça gâche la belle image d'une famille très heureuse. Vraiment, vous protégez une vie entière d'un enfant qui va pouvoir sans doute mieux se reconstruire, même s'il a été victime, parce qu'on est venu à son aide, parce qu'on lui a dit 'Tu es la victime et cette personne va être punie'. 

"Moi personne ne m'a dit : 'Tu n'as rien à te reprocher et c'est lui qui a mal agi'"

Camille Kouchner, je vois ce que ça lui a coûté de publier ce livre et de parler avant la publication de ce livre. C'est compliqué au sein de la fratrie et il faut un grand courage pour le faire. Et j'espère qu'elle, son frère victime d'inceste et son grand frère ont trouvé la paix ou une certaine paix après avoir fait cet acte de générosité. Parce que publier ce livre, c'est aussi pour toutes les autres victimes : actuelles, jeunes ou plus âgées comme moi. Donc je lui adresse un grand merci".

À lire  -   Société Inceste : comment décadenasser la parole ?

Pierre Payen (Dunkerque)

N. B. Le titre du billet précédent, retenu dans les Alertes Google humour du 11/01/21, focalisé sur les Yankees et Trump, ne s'applique-t-il pas partout ? ! LA PREUVE : 1 enfant sur 10 est victime de l'inceste ... + + + + + des tas d'autres aberrations ...

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JUPITER, puisqu’il a voulu s’identifier à lui, est dans ce MAUVAIS COUP !

 IL DOIT MAINTENANT ASSUMER !

MAIS ! ! ! Quel pauvre Jupiter ! ! !

N’en est-il pas encore à aller se bourrer la gueule au pastis (V. Paris Matche du 03/07/20 ! ! !)

Et ne se conduit-il pas n’importe comment ? ! Pire qu’un « rien » : comme un « rien ² » ? !

Voir l’article de Libération à la fin !

Pandore — Wikipédia  

Zeus (grec) et-et Jupiter(romain) furent réunis au bout d’un certain temps dans la mythologie …

Zeus/Jupiter offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie ...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_Pandore

La réforme de Pandore

Par Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération — 2 mars 2020 à 16:28

  • La réforme de Pandore

C’est une réforme nommée Pandore. On se souvient que Zeus-Jupiter offrit aux mortels une boîte mystérieuse, que Prométhée conseilla de renvoyer aussitôt. Curieuse, Pandore ouvrit néanmoins la boîte et mille maux s’en échappèrent pour s’abattre sur la pauvre humanité. Telle est la réforme des retraites. Offerte aux Français par Jupiter-Macron, elle fut deux ans confinée dans un cénacle dirigé par Jean-Paul Delevoye. Mais à peine celui-ci ouvrit-il le couvercle en la rendant publique, que mille maux s’abattirent sur la pauvre France.

C’est une application inattendue du « en même temps » cher à la macronie : mécontenter tout le monde en même temps. La réforme vient des milieux de la gauche « réformiste ». Mais plus on en sait sur son contenu, plus les mêmes milieux expriment leur mécontentement. Les économistes qui la proposaient la critiquent ; la CFDT qui la soutenait se gendarme avec une mauvaise humeur croissante. Les groupes censés en profiter, ne sachant à quelle sauce ils seront accommodés, sont saisis d’inquiétude. Les professions dont le régime est réformé sont aux cent coups. Les professeurs grondent, les fonctionnaires grognent, les avocats jettent leur robe, les médecins raccrochent leur blouse, les cheminots et les agents de la RATP sont en colère. La majorité se lézarde, plusieurs députés En marche claquent la porte. La droite déplore l’usine à gaz et demande qu’on s’en tienne à des économies. Le Medef s’angoisse et se raidit quand on lui réclame des concessions.

La boîte de Pandore touche autant l’opposition. La CGT et les syndicats « radicaux » lancent un mouvement massif qui n’aboutit à rien. Le PCF et La France insoumise organisent l’obstruction au Parlement, sans résultat, sinon d’obliger le gouvernement à un 49.3 qui coupe court à la discussion et fait planer le spectre de l’autoritarisme. Voté à l’Assemblée, le texte ira au Sénat. Mais Gérard Larcher y fait rempart de son corps, ce qui n’est pas un mince obstacle.

Tout le monde invective tout le monde, le ton monte, les insultes fusent, les violences verbales se multiplient. Au bout du compte, le pays est plus divisé que jamais. Le gouvernement perd en popularité et l’opposition n’y gagne pas. Grogne, amertume, colère, zizanie et discorde. Le tout « en même temps ».

Pourtant on aurait pu arriver à un compromis, au moins entre partenaires sociaux autour d’un projet amendé, débarrassé des mesures d’âge par trop rigoureuses, qui prenne en compte la pénibilité, indique à chacun ce que sera sa retraite, fixe des règles de gouvernance claires et démocratiques. Mais c’est un rêve, qui vaut pour l’Olympe et non pour les mortels.

Laurent Joffrin directeur de la publication de Libération

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