Humour² Des documents sur les Gilets jaunes

« Gilets Jaunes, une répression d’État » Ces infos proviennent du site Altermonde-sans-frontières … Mercredi 15 mai 2019

Pour la première fois, la répression du mouvement social des Gilets Jaunes est racontée et décryptée dans un documentaire. Disponible le 21 mai sur YouTube en accès libre par StreetPress. Il faudra qu’Emmanuel Macron et son clébard Christophe Castaner rendent un jour des comptes pour cela qui n’a vraiment rien eu de démocratique.

https://youtu.be/P-tBCQpRKAc  1mn38

Gilets Jaunes : 10 000 citoyens accusent le gouvernement

Mercredi 15 mai 2019
popularité : 84%

https://youtu.be/XEy-xaGZZb4  6mn45

Nous accusons le gouvernement d’employer contre des civils des armes de guerre bannies dans l’ensemble des pays occidentaux. Nous appelons l’ensemble des citoyens à se joindre au mouvement social pour dénoncer la dérive autoritaire du pouvoir et exiger la démission de Monsieur Castaner.

Nous accusons !

Depuis le 17 novembre 2018, plusieurs centaines de milliers de citoyen·ne·s expriment leur inquiétude face à un pouvoir sourd à leurs revendications. Ils trouvent la force et le courage de prendre la parole en disant haut et clair qu’ils en ont assez et ne subiront plus les effets des politiques néfastes qui depuis plusieurs décennies pillent impunément leur travail et les biens communs.

Les voix des gilets jaunes ont permis de mettre à nu les mensonges et les pseudo-justifications « scientifiques » données par le pouvoir et la meute de ses courtisans pour couvrir l’ampleur et l’importance de la prédation. Leur soulèvement a montré le vrai sens d’une politique qui a sciemment organisé le transfert des biens laborieusement accumulés par 95 % de la population vers les 5 % des couches les plus aisées. Leur force a été de faire prendre conscience de la duplicité d’un pouvoir, osant se féliciter d’avoir multiplié par quatre les énormes richesses détenues par une infime minorité.  

Avec la grande majorité des Français.es, nous nous sommes reconnu.e.s dans la prise de conscience des gilets jaunes. Chacun.e de nous a pu constater que, dans tous les secteurs de la société, nous étions confronté.e.s aux effets des mêmes politiques qui tendent à aggraver constamment les inégalités sociales.  

D’emblée, les demandes et les attentes de changement nées avec ce soulèvement populaire ont été clairement développées. Elles se sont aussitôt heurtées à un pouvoir qui n’a cessé d’en ignorer le contenu pour en affadir la portée déstabilisante. Ce fut d’abord le silence assourdissant d’un président et de sa cour, murés dans leur palais. Ce fut ensuite la tentative de duper la foule avec les fausses promesses et les petites aumônes concédées en faisant encore payer les moins aisés et les services publics. Ce fut aussi la mise en place d’un simulacre de consultation d'où l'on avait très savamment extirpé toute possibilité d’interaction et de débat.  Ce fut, surtout, la décision claire et réfléchie d’empêcher par tous les moyens l’expression publique des demandes et des revendications.

Tout a été fait pour réduire au silence les manifestants. Dès les premiers actes, le pouvoir a choisi la violence en demandant aux forces de l’ordre de dégager les péages d’autoroutes, les ronds-points, de bloquer l’accès aux points de convergence des manifestations et, surtout, d’intervenir avec « fermeté ». Nous avons tou.te.s vu la traduction de ces ordres sur le terrain : nous avons constaté de nos yeux les filtrages et les arrestations arbitraires aux entrées des villes, empêchant les manifestations de se dérouler et la parole de s’exprimer. Nous avons vu les cabanes des ronds-points détruites et toujours courageusement reconstruites. Les techniques d’intervention policière consciemment choisies (nassage, lancement de gaz lacrymogène dès le début des manifestations, tirs de LBD sans sommation) provoquaient elles-mêmes les rares actes de violence en cherchant délibérément l’affrontement avec les manifestants.

Semaine après semaine, cette technique meurtrière et liberticide a été appliquée avec une intensité croissante. Protégées par le pouvoir et couvertes par l’omerta d’une grande partie des médias, des troupes policières épuisées par le travail se laissent aller aux pires exactions. Des centaines d’hommes et de femmes manifestant pacifiquement ont été attaqués.e.s sans aucune raison et très souvent avec un acharnement insensé. Depuis le mois de décembre, le nombre des blessés graves augmente sans cesse : les personnes ayant subi de graves traumatismes se comptent par centaines.  Aucune parole n’a été prononcée par le président de la République ou son gouvernement à l‘égard des victimes, et en particulier de Zineb Redouane, tuée après avoir été atteinte alors même qu’elle fermait sa fenêtre. Rien ne semble plus pouvoir arrêter cette dramatique escalade et nous avons honte de devoir assister à la mise en scène des auto-félicitassions du pouvoir censé contenir une « foule haineuse ».

Le choix de la répression violente contre toutes celles et ceux qui osent se lever pour prendre la parole contre ces agissements n’est certes pas nouveau, il a notamment été mis en pratique dans les quartiers populaires et contre des groupes vulnérables comme les migrant.e.s et les roms ou encore contre d’autres mouvements sociaux, mais depuis novembre 2018 un seuil a été franchi. Cette stratégie de la répression violente a trouvé son apogée lors de la manifestation du 1er mai 2019 : non seulement on a assisté au déploiement de tout l’éventail de l’arsenal répressif de l’Etat, mais le gouvernement s’est rendu coupable une fois de plus de mensonge avéré en criant au scandale d’une supposée « attaque » de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière par des manifestant.e.s venu.e.s trouver refuge. Ce mensonge d’État est le mensonge de trop. Il révèle l’état de fébrilité et de panique d’un pouvoir aux abois.

Il faut que s’arrête cette violence d’État !

Nous accusons le ministère de l’Intérieur de provoquer sciemment les réactions de violence dans nos villes, sur les ronds-points et les lieux de discussions publiques, afin de criminaliser toute personne qui s'oppose à ses lois et à ses politiques funestes.

Nous accusons le gouvernement d’employer contre des civils des armes de guerre bannies dans l’ensemble des pays occidentaux en ignorant les mises en garde répétées de plusieurs organismes internationaux.

Nous accusons la hiérarchie de la magistrature d’avoir accepté de couvrir cette politique néfaste en appliquant aveuglément et servilement les ordres donnés par le pouvoir exécutif.

Nous accusons l’Inspection Générale de la Police Nationale d’avoir diligenté des enquêtes de façade et qui, à notre connaissance, n’ont débouché sur l'interpellation d’aucun membre des forces de « maintien de l’ordre ».

Nous accusons celles et ceux de la presse et des médias télévisuels qui ont accepté de se transformer en porte-voix du ministère de l’intérieur et de la préfecture sans accomplir aucun contrôle sur leurs sources.

Nous appelons l’ensemble des citoyens à se joindre au mouvement social pour dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement et nous exigeons la démission de M. Castaner ainsi que l’ouverture d’une commission d’enquête indépendante afin de faire la lumière sur les dérives des vrais responsables de sorte qu’ils soient traduits en justice

Signez la pétition ici (Si cela fonctionne ou allez sur le site Altermonde-sans-frontières)

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Que dit le rapport mondial sur la chute de la biodiversité ?

Mardi 14 mai 2019 Par Claude-Marie Vadrot

L’alarmant rapport de l’Ipbes sur la biodiversité a reçu un important retentissement, mais que contient-il exactement ? Extraits choisis parmi les 1 500 pages d’un acte d’accusation implacable.

Le rapport pessimiste sur la biodiversité de 1 500 pages préparé par l’Ipbes – l’organisme de l’ONU qui a été surnommé le « Giec de la biodiversité » en raison de l’impossibilité de prononcer son sigle –, risque d’être très vite passé par pertes et surtout profits. En effet, depuis des années déjà, les scientifiques annoncent au monde qu’une « sixième extinction » est en cours, mais rien n’a changé pour autant. Cela n’a pas ému grand monde en dehors des écolos et des cercles de chercheurs spécialisés. Voici donc, à titre de piqure de rappel, quelques extraits du texte adopté à Paris au cours de la conférence mondiale organisée à l’Unesco il y a quelques jours. Ils se passent de commentaires…

  • « La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine et le taux d’extinction s’accélère provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier. »
  • « Les preuves accablantes, contenues dans l’évaluation globale de l’Ipbes obtenues à partir d’un large éventail de domaines de connaissances, présentent un panorama inquiétant. La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier. »
  • « Un million d’espèces végétales et animales sont aujourd’hui menacées d’extinction. Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales, dans la plupart des grands habitats terrestres, a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le XVIème siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiques de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016 et 1 000 autres races sont menacées. »
  • « Pour mieux comprendre et, plus important encore, pour s’attaquer aux principales causes des dommages causés à la biodiversité et aux contributions apportées par la nature aux populations, nous devons comprendre l’histoire et les connections mondiales qui existent entre les facteurs indirectes complexes de changement démographiques et économiques ainsi que les valeurs qui les sous-tendent. »
  • « Les trois quarts de l’environnement terrestre et environ 66 % du milieu marin ont été significativement modifiés par l’action humaine. En moyenne ces tendances ont été moins graves ou évitées dans des zones qui appartiennent ou sont gérées par des peuples autochtones et des communautés locales. »
  • « La pollution par les plastiques a été multipliée par dix depuis 1980 ; environ 300-400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets issus des sites industriels sont déversés chaque année dans les eaux du monde, et les engrais qui arrivent dans les écosystèmes côtiers ont produit plus de 400 “zones mortes” dans les océans, ce qui représente environ 245 000 km², soit une surface plus grande que celle du Royaume-Uni. »
  • « Les tendances négatives de la nature continueront jusqu’en 2050 et au-delà, dans tous les scénarios politiques explorés, sauf dans ceux qui proposent un changement transformateur en raison de l’impact qu’aurait l’augmentation d’usage des terres, l’exploitation de certains organismes et le changement climatique. »
  • « 290 millions d’hectares de la couverture forestière ont disparu entre 1990 et 2015 en raison du déboisement et des coupes de bois. »

Et Emmanuel Macron dans tout cela ? Au choix, il fait penser à la Zazie de Raymond Queneau déclarant « Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire », ou bien à Claude François en 1964 chantant « J’y pense et puis j’oublie… »

politis.fr

Fred Vargas, qui est invitée partout en ce moment

Fred Vargas : « On est face à la plus grande tragédie qu’ait jamais vécue l’humanité »

L’humanité est à un tournant. Mais elle file tout droit, dans le mur. Voici, en somme, le message puissant délivré par l’auteure Fred Vargas invitée de l’émission La Grande Librairie. Ce qu’elle dénonce ? La passivité des politiques face au changement climatique et à la disparition de la biodiversité. Ce qu’elle craint ? Un cataclysme. Ce qu’elle attend ? Des mesures fortes et immédiates.

Elle est invitée partout actuellement …

Fred Vargas - 28 minutes – ARTE   https://youtu.be/L2qOFPchofU

Pour en savoir plus, lire L’Humanité en péril, de Fred Vargas

Ente autres, elle explique qu’on raconte des histoires dans le sens où on minimise les conséquences. Par ex. : parler d’un réchauffement de 1,5 ° signifie aussi que ce nombre ne sera qu’une moyenne, que dans certains continents, l’augmentation sera de 5 °, ce qui entraînera … … !

N. B. Ce que ne veulent pas comprendre leurs trop hautes subtilités et intelligences (Ils doivent d’ailleurs en avoir de plusieurs formes -V. Le Gendre- !), c’est que si jamais les Gilets jaunes, pacifistes, n’étaient pas intervenu.e.s cet automne, si la cocotte-minute avait continué à chauffer sans soupape de sécurité, la/les révoltes dans le sang et les explosions multiples auraient dévasté le Système Jupiter !

*** ! ! ! Qu’un homo sapiens chrétien ait entendu sans entendre le message de 2005 de son Dieu, c. à d. ait préféré enterrer (Pour ne pas être dessillé) l’annonce irréfutable que son génome  n’est pas à l’image de son Dieu mais se différencie seulement de celui du chimpanzé d’environ 1 % ; qu’il est tout sauf Jupiter (Excepté par son narcissisme pathologique le rendant vertical et 1ier de cordée : Il est resté bloqué en tant que vainqueur de l’Everest «Brigitte » en x années après 3 échecs à l‘entrée de Sciences-po, 1 premier échec à l’entrée de l’ENA), cela doit lui permettre une entrée au Paradis dans le style ce celle près du Louvre ! Mais encore !

Il n’a pas non plus entendu son message de 2011-12 concernant le bon fonctionnement du néocortex dans la « redondance » ! ! !

Amen  Pierre Payen Dunkerque)

Je continue à mentir puisque je dis à chaque fois que c'est ma dernière participation !

Si je devais émettre une impression, ce serait la hausse en tout genre des morts via de meurtres, suicides, accidents, incidents, imprudences, effets différés des pollutions, etc. ; voire aussi les arnaques, transgressions, etc. ; voire le délitement général toujours plus prévisible.

Dit autrement, l’homo sapiens, actuellement sous la dépendance du cerveau reptilien, de l’instinct de survie animal, « à l’insu de son plein gré », sera toujours plus amené à banaliser le mort !

 

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