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Billet de blog 19 déc. 2011

Extraits de On ne parle pas de politique à table ! De Sylvain Bosselet, Bréal (novembre 2011) + des commentaires

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"Petit traité philosophique du clivage gauche-droite"

Publié le 17 décembre 2011 par Atlantico Des extraits et mes commentaires

Opposition

Quel est le sens profond de la distinction entre la gauche et la droite ?

Quelles sont leurs valeurs respectives ?

Pourquoi voter à gauche ou à droite ?

Dans son livre "On ne parle pas de politique à table !", Sylvain Bosselet explique pourquoi la vie politique est un vrai champ de bataille.

Aux racines des deux pôles politiques, l’état de nature est posé en hypothèse.

La gauche l’interprète positivement, comme bonheur originel, liberté absolue, égalité et absence de propriété.

(NDLR. Elle continue à croire au Père Noël !)

La droite le perçoit négativement, comme malheur initial, guerre permanente et aliénante, égalité ressentie comme injuste, et impossibilité de jouir de ses biens. (NDLR. Plus objectivement, elle active son cerveau reptilien animal et donc se comporte plus « naturellement » et efficacement)

Le contrat social et l’état de société qui s’ensuit engendrent selon la gauche une crise provisoire, mais nécessaire, pour la droite un consensus salvateur et définitif, à maintenir à tout prix.

La gauche attend un autre état à venir, radicalement différent (révolution), à nouveau heureux, avec une liberté absolue (par autolimitation) et une égalité de droit, voire de fait. La droite n’attend pas un avenir radicalement différent, qu’elle juge utopique. Elle préfère conserver ses acquis concrets et poursuivre en paix l’enrichissement de l’homme, en travaillant à transformer la nature à son avantage.

(NDLR. En toute inconscience ou mauvaise foi –v. Sartre et « L’Être te le néant »-, elle (se) raconte des histoires, surtout aux plus faibles, en faisant semblant de jouer à « l’homme vrai ou digne » tout en travaillant à conserver ses avantages)

À partir de ce principe, la gauche et la droite interpréteront très différemment les thèmes politiques, qui n’ont souvent de commun que le nom. L’application de leurs présupposés antagonistes à ces thèmes engendre des valeurs différentes.

La liberté - Selon la gauche, la liberté réside dans un rapport interne et spirituel à la loi. Elle correspond à une sensation originaire de l’état de nature. (Elle demeure imprégnée ou conditionnée par le judéo-christianisme)

L’état de société la bride momentanément, mais elle reviendra grandie à l’avenir, comme adéquation avec soi-même, la nature et les hommes.

En revanche, la droite voit dans la liberté une possibilité externe et physique, qui comporte comme condition la sécurité (de déplacement), et s’applique principalement aux domaines du commerce, de l’enrichissement, etc., où l’État ne doit pas se montrer oppressant.

(C’est, bien sûr, pour elle la liberté du plus fort, celles de la poule et du renard dans une basse-cour)

La sécurité - D’après la gauche, la sécurité se trouverait naturellement assurée sans les différences de richesses qui suscitent l’envie.

(Croyant toujours que l’homo sapiens est un être rationnel, les échecs des différentes révolutions ne leur ont rien appris !)

De son point de vue, la violence est suscitée par les inégalités, ressenties comme injustes.

À droite, l’insécurité trouve simplement sa cause dans l’agressivité naturelle de l’homme, que la société doit sans cesse combattre.

(Elle est sans contestation possible bien plus réaliste que la dite Gauche !)

Le but est de la maîtriser grâce à des rapports de force et une hiérarchisation par le mérite.

Et surtout, la sécurité demeure la condition de la liberté. Elle prévaut, quitte à restreindre occasionnellement la liberté.

L'ordre - La gauche perçoit négativement l’ordre (comme hiérarchisation).

Bien qu’elle admette sa nécessité transitoire, elle peut le contester à tout moment, voire le renverser.

La droite envisage l’ordre positivement, comme un rapport qui ne peut s’établir sans la sécurité. (Même commentaire)

La propriété - Fondamentalement, la gauche considère la propriété et les richesses comme mauvaises, aussi doit-elle les encadrer sérieusement par des lois, voire les abolir à terme.

La droite les juge bonnes en soi. Elle cherche à les garantir par des lois adaptées et de l’ordre.

(Le problème de la Gauche consiste à confondre constamment les qualités de l’homme vrai et les pulsions des cerveaux des émotions et reptilien de l’homo sapiens !)

Le lien social - La fraternité, la solidarité semblent naturels et premiers à la gauche. Ces valeurs priment sur l’argent, l’ordre, la sécurité et la propriété.

À l’inverse, la droite encadre spontanément le lien social dans une hiérarchie.

Elle le structure avec des lois, qui se fondent sur le respect des traditions, c’est-à-dire la conservation de l’ordre durement acquis face à une nature (humaine) toujours menaçante. (Même commentaire)

La justice - La justice reçoit à son tour deux interprétations profondément opposées.

La gauche la juge au nom de l’égalité (de droit, voire de fait), ou encore de l’équité selon les besoins. ( ! )

La droite l’évalue à l’aune de l’équité, d’après le mérite et le travail consenti, le tout dans le respect absolu du contrat social.

Enfreindre ce dernier (en particulier voler) suscite une vive condamnation à droite, et appelle la répression.

La gauche lui préfère souvent la prévention, pour permettre à la bonne nature en nous de s’exprimer.

Ma conclusion ! En tous les points … la Droite est plus proche de la nature et de la réalité, c. à d. des règles animales. Son seul programme se résume à promettre une « Loi de la jungle » un peu améliorée (plutôt qu’humanisée !)

~~~ Mais sa vision animale la perdra aussi dans la mesure où bientôt les 9 millions de Terriens, cherchant à consommer, ne pourront que polluer plus, que détruire plus l’équilibre écologique et sociétal de la planète, etc. (Ceci a déjà été répété x fois !)

En contrepartie, la gauche se prend pour ce qu’elle n’est pas ! Et elle n’a eu qu’une hâte en 2005 : enterrer le bilan de l’évaluation comparative de notre génome et de celui du chimpanzé, c. à d. la différence voisine de 1 % ! Essayer de cacher que nous ne sommes que des « bonobos boostés » ! ! !

Cela ne lui a pas réussi puisqu’elle dispose depuis le 14 mai 2011 de son étalon de pointure internationale : DSK ! Celui qui aurait dû se présenter à la présidentielle de 2012 ! ! !

En contrepoint, M. Sarkozy a réussi à se faire élire en osant déclarer « Je n'ai jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate : Connais-toi toi-même », en ne créant aucun buzz (Ni avant ni après le scrutin ! ! !

Ni de la part des intellectuel(le)s, ni des journalistes, ni de la Gauche !Ni de M. Edwy Plenel !

Comme si tous et toutes étaient des catholiques façon N. Sarkozy-J.-M. Bigard-C. Boutin !

~~~~~~ Et si en France la Gauche et la Droite étaient les plus « bêtes » du Monde ? !

(N. B. Les militants des deux tendances ne se veulent-ils pas « cartésiens » ? ! C. à d. binaires, et donc des purs homo sapiens ? !)

Pierre Payen (Dunkerque)

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