Violences envers les médecins : Les Hauts-de-France parmi les plus touchées !

L’Humour de Jupiter-Blanquer-Castaner-Etc. ! Tout pourrait aller très bien ! IL SUFFIRAIT DE SE RÉCONCILIER !

Leur théorie : Nouvelle rentrée ! L’état des Médecins, des Personnels soignants, des Services de la Justice, des Enseignant.es, etc. est au beau fixe après de belles vacances ensoleillées (Le réchauffement n’a pas que des défauts, qu’on se le dise !)

Violences envers les médecins :  la région parmi les plus touchées 

Par Magalie Ghumghu@lavoixdunord.fr du 20/08/19

« Ça commence par une invective, on vous traite de bâtard, puis ce sont des menaces de mort, parfois jusqu’au braquage. »

Derrière les chiffres publiés depuis 2003 par le Conseil national de l’Ordre, ce sont des violences au quotidien pour les médecins. Et en 2018 non plus, ceux de la région n’ont pas été épargnés.  

 

Région.

La barre des mille avait été franchie en 2017, avec 1 035 incidents signalés.

Un cap symbolique, malheureusement pas un plafond.

 

En 2018, 1 126 déclarations, à 70 % par des généralistes, ont été enregistrées, soit une hausse de 9 % de ce que le CNOM appelle la partie « émergée de l’iceberg ».

« Par honte, par peur de créer un appel d’air, ou parce qu’ils ont le sentiment que ça ne changera rien, beaucoup de médecins ne déclarent pas les incidents », estime le D r Bertrand Legrand, secrétaire général de la CSMF 59-62 (Confédération des syndicats médicaux français).

Avec le culte de l’expression immédiate, les théories du complot, même les médecins sont à portée de rancœur. 

Et le Nord, à lui seul, compte pour près de 11 % de ce morceau d’iceberg, avec 123 incidents en 2018.

Il occupe, comme en 2017, la première place de ce triste classement.

« C’est un département très peuplé, qui compte 12 000 médecins », relativise Jocelyne Gilski, référente sécurité du conseil départemental de l’Ordre. Reste que, rapporté à la population médicale, le Nord est le 7 e le plus touché.

Le Pas-de-Calais accuse, lui, deux fois plus d’incidents en un an : 21 en 2018, 11 en 2017.

Les Hauts-de-France sont comme en 2017, la 2ième  région qui en comptabilise le plus (162), derrière l’Ile-de-France.

 

Le D r Legrand, dont c’est le lot quotidien à la Bourgogne à Tourcoing, considère pourtant que le phénomène n’a pas de géographie.

Lui qui a même été séquestré, estime que la violence envers les médecins existe partout.

En 2018, en France, 54 % des incidents ont eu lieu en centre-ville, 20 % en banlieue, et 17 % en milieu rural (+ 4).

Depuis la création de l’Observatoire de la sécurité des médecins en 2003, leur nombre a presque doublé.

 # # # Jocelyne Gilski y voit la traduction d’une « hausse globale des incivilités, envers les policiers comme les pompiers ou les journalistes ».

Même analyse chez le D r Pierre Goidin, à Dunkerque, qui met en plus l’accent sur le manque de moyens : « Les gens veulent tout tout de suite, comme sur Amazon.

Or les urgences sont débordées et les généralistes n’ont plus les moyens de les soigner. »

Le D r Legrand, s’il souligne la particularité de la profession face à ces violences (lire ci-dessous), accuse aussi les maux de l’époque : « Avec le culte de l’expression immédiate, les théories du complot, même les médecins sont à portée de rancœur. »

Et pas question pour lui de laisser dire que ce sont les signalements, et pas les incidents, qui se multiplient.

Son père, médecin avant lui à la Bourgogne, a bien raconté des agressions, « dans les années 1980, avec des toxicomanes en manque ».

Mais rien à voir avec « la violence pure et dure » d’aujourd’hui.

Si la part d’agressions physiques est stable, l’utilisation d’armes est plus fréquente : 31 cas contre 20 l’année précédente.

Dans la région, il n’y en avait pas eu en 2017, il y en a eu deux en 2018.

 

Des agressions pas comme les autres 

MA.G.MA.G.

70% des victimes sont des généralistes, comme le Dr Legrand. ph. ARCHives P. JAMES

Le D r Legrand, qui a déjà retrouvé son véhicule recouvert d’excréments, a pourtant la mémoire courte : « J’avais oublié cet épisode », assure-t-il. « Mais quand vous vous faites invectiver ou agresser par un patient, vous avez du mal à soigner les suivants », confie-t-il.

« Démoli par un patient en trois phrases »

« Nous, médecins, qui sommes avant tout dans la bienveillance, avons tendance à culpabiliser immédiatement en cas d’agression, explique-t-il. Un médecin peut être démoli par un patient en trois phrases. »

« On est seul dans notre cabinet, on ne dépend pas d’une autorité comme les policiers par exemple, alors si c’est un patient qui nous agresse, on remet en cause notre propre exercice de la profession », confirme le D r Goidin.

Car, in fine, le premier déclencheur d’incidents est un reproche lié à la prise en charge du patient. Non sans dégâts, souligne le D r Legrand : « La culpabilisation peut aller jusqu’à des burn out ou des suicides. »

 

Quels outils ? (Pour mieux s’en sortir)

On veut autre chose qu’un simple comptage.

Le D r Legrand regrette que le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), qui « ne prend pas la mesure », prône généralement « la conciliation ».

Ces dernières années, l’Ordre a multiplié les brochures à l’attention des médecins : « Guide pratique pour la sécurité des professionnels de santé », fiche « Prévenir et gérer les conflits »

« On veut une aide matérielle et psychologique », réclame plutôt le D r Legrand.

De ce côté-là, le CNOM, qui propose aux victimes de se porter partie civile en cas de plainte, estime avoir agi : numéro d’accès direct à la cellule de sécurité départementale réservé aux médecins, référent dédié au sein des services de police et de gendarmerie…

« Dans le Nord, un protocole a été signé avec la gendarmerie, mais on attend la signature de la police », précise toutefois Jocelyne Gilski.

La Région Hauts-de-France a mis en place, depuis 2017 un numéro post-agression :               le 03 74 27 00 24

 

Pierre Payen (Dunkerque)

 

N B.) M Blanquer, aussi volontariste que son Maître, devrait lui aussi lancer une campagne de réconciliation Élèves-Professur.es.

Quant à M.es Castaner, Buzyn, Belloubet, elle/il proposeraient d’arrêter de voler, d’agresser, d’encombrer les tribunaux ; d’attendre 6 mois avant de tomber malade de manière, pour, qu’à leur tour, les Urgences, les médecins, puissent se refaire une santé ! (EH OUI, Les IMPATIENT.ES NE PENSENT QU’A EUX !)

Comme Jupiter² dit toujours en conseil des ministres : : Si chacun.e était capable d’attendre les récompenses promises sagement, sans s’impatienter, tout irait pour le mieux !

Avant d’ajouter philosophiquement et de conclure : C’est tout de même dommage que pour juste un truc de « timing », tout déraille !

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