Humour. Rihanna ou la Police ? That is the question !

(J’ai aéré le premier texte d'Altermonde-sans-frontières au fil de la lecture sans me casser plus la tête que Benalla … Mais, puisque « Point trop n’en faut » en cette période de vacances, la suite n’a été que recopiée … ET : "Pourquoi être plus royaliste que le Roi ? !"

Lettre ouverte d’un syndicat de police à Macron

« Vous avez préféré accueillir Rihanna que de nous recevoir. Cela fait une semaine que vous vous cachez. »

D’Altermonde-sans-frontières Dimanche 29 juillet 2018 

 

Monsieur le Président de la République,

Vous avez déclaré hier soir : « On ne peut pas être chef que par beau temps et s’y soustraire quand le temps est difficile. S’ils veulent un responsable il est devant vous. »

 

Monsieur le Président de la République êtes-vous conscient que vous mobilisiez depuis une semaine la Justice, la Police Nationale, l’Assemblée Nationale et le Sénat, qui cherchent à connaître les responsables dans cette affaire, alors que c’est tout simplement vous ?

Vous nous parler de faire des économies, mais connaissez-vous le coût de tous ces efforts déployés pour connaître la vérité ?

 À moins que vous soyez tellement déconnecté de la réalité pour croire que dans la Police Nationale nous avons tous des voitures comme celles de Messieurs Benalla et Crase et que nous ne manquons de rien.

Par ailleurs, si vous êtes le seul responsable, vous nous avez menti à nous policiers, Monsieur le Président de la République.

Lors de votre discours aux forces de la Sécurité intérieure en octobre 2017, non devant les policiers de terrains à Lyon, mais devant des institutionnels à l’Élysée, vous avez déclaré :

« Mesdames et Messieurs, vous me trouverez toujours à̀ vos côtés lorsque (…) des allégations mensongères vous cibleront, parce que vous avez fait le choix de servir vos concitoyens, de porter l’uniforme, et de servir la loi républicaine avec engagement et détermination. »

La vidéo montrant vos deux collaborateurs, Messieurs Benalla et Crase, vous l’avez laissé tourner pendant plus de deux mois avec la mention « violences policières ».

Pourtant c’est une allégation mensongère, la Police Nationale n’a commis aucune violence.

 C’est d’autant plus grave, que par votre silence, vous avez mis en danger la vie de tous les policiers.

 En effet ces vidéos servent d’excuses à des délinquants et des criminels pour nous attaquer en service, mais de plus en plus hors service ces derniers mois.

Vous aviez poursuivi dans votre discours de fin 2017 : « Il faut également – et c’est notre défi – lutter contre les comportements ou les agissements qui pourraient ternir votre image. »

 Il semble que le défi s’arrête quand c’est un de vos proches collaborateurs.

Nous tenons à vous rappeler que pour nous la police doit défendre les institutions de la République, même si depuis 2014 Monsieur Valls a remplacé la notion de République par « intérêts nationaux », et que malgré notre alerte à ce sujet vous avez fait le choix de conserver la nouvelle formulation.

Il est toujours plus facile de légaliser que de légitimer une dérive autoritaire du régime.

 D’ailleurs, sur ce point Monsieur Collomb parlait d’un « doux despotisme », vous-même de la « sortie de l’État de Droit » et Madame Gourault de la mise en place de polices privées devant l’Assemblée Nationale.

Finalement, la mise en application de police privée armée, qui fait régner la Loi d’un doux despote après la disparition de l’État de Droit, ne séduit pas le peuple.

Toujours en ce mois d’octobre 2017 vous aviez conclu qu’à « chaque moment où il y a, sur ce point une faiblesse, elle doit faire l’objet d’une sanction.

 Parce que s’il n’y a pas de sanction, c’est l’affaiblissement collectif !

C’est l’acceptation collective du fait que là aussi, il n’y a pas de réponse à une forme d’infraction.

Et c’est l’affaiblissement collectif du fait que nous ne savons pas faire, en notre sein, respecter nos propres règles ! »

Dans l’affaire, dont vous assumez la responsabilité, vous n’avez pas saisi Monsieur le Procureur de la République, conformément au Code de procédure pénale, vous substituant de fait à la Justice, ce qui est une très grave atteinte à la séparation des pouvoirs.

Est-ce faire respecter en notre sein les règles, que de sanctionner Monsieur Benalla à 15 jours d’exclusion de fonction ?

Nous sommes dans « le fait du prince » sauf à comprendre que demain, n’importe qui peut agresser son voisin, s’il est déguisé en policier, s’il accepte de perdre 15 jours de salaire.

Dans cette dernière hypothèse, est-ce que cette jurisprudence s’applique au commun des mortels ou en plus d’être déguisé il faut faire partie de vos amis ?

Vous avez poursuivi hier soir devant vos amis : « qu’ils viennent le chercher. »

Êtes-vous conscient de votre provocation et qu’une fois de plus on va devoir assurer votre sécurité, car de nombreuses personnes vous ont pris au mot.

Si vous étiez sincère, pourriez-vous donner le lieu où passer vous chercher ?

À moins que ce n’est été qu’une déclaration crâne d’un enfant turbulent, qui joue au Président de la République ?

Sauf que Monsieur à ce niveau de responsabilité on ne peut pas faire l’enfant.

 « Et ce responsable il répond au peuple français, au peuple souverain. »

 Il y a une incohérence avec ce discours, car durant vos déplacements officiels, vous demandez à la Police Nationale de vous protéger du peuple.

Dernier exemple en date, plutôt que fêter la victoire des bleus sur les Champs Élysées avec le peuple, vous avez préféré, une réception privée au palais.

« Chacun assume ses responsabilités. J’assume les miennes de là où je suis. »

Vous dites assumer vos responsabilités, mais cela fait une semaine que vous vous cachez.

 Sans les révélations de la presse, ce délit serait resté caché sous le tapis.

 Par ailleurs, vous savez parfaitement qu’un Président de la République en fonction n’a pas à répondre de ses actes.

Comment comptez-vous dans ce cas assumer votre responsabilité ?

 

Qui vont être les fusibles qui vont sauter pour vous protéger ?

Des personnes partant bientôt à la retraite ?

Monsieur le Président de la République nous devons déjà accepter de travailler pour un pays dont les élus représentants du peuple ont voté de pouvoir avoir un casier judiciaire, alors qu’on nous demande, à juste titre, d’être irréprochable.

Aujourd’hui nous constatons que vous Monsieur le Président de la République avez un service de sécurité privé et qu’il est mieux équipé, mieux payé et mieux logé, que nous « simples flics. »

 Nous vous avions écrit il y a un an pour vous faire part du malaise dans la Police Nationale.

Depuis le nombre d’agression de nos collègues a explosé, les suicides toujours aussi nombreux et le manque de moyens aussi criant.

Sauf votre protection que vous avez doublé discrètement fin 2017.

 Nous avions demandé à vous rencontrer, mais vous aviez préféré recevoir RihannaI, qui a pris rendez-vous par un tweet, ainsi que Bono. « The show must go on. »

Nous vous renouvelons une demande d’audience auprès de votre autorité pour faire la lumière sur cette affaire d’État pour éviter qu’aucun fusible ne saute et envisager une réorganisation au sein du palais de l’Élysée en septembre.

À minima nous aimerions une réponse écrite à nos questions.

 On parle d’une affaire pénale quand même.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Alexandre LANGLOIS
Secrétaire Général du Syndicat Vigimi

lesobservateurs.ch

 

Desproges, reviens !

dimanche 29 juillet 2018 
popularité : 100%

 

Par Sasha

Or donc, résumons un peu la situation. Un violent barbouze casqué qui rêvait d’être enfouraillé tabasse un manifestant déjà maîtrisé par les forces de l’ordre pour le plaisir de manifester sa toute-puissance grandissante. Puis il s’enfuit piteusement à la vue des caméras. Nous sommes le 1er mai, nous sommes dans ce qui subsiste de ce grand pays que fût naguère la France.

On aurait pu en rester là. Mais le faciès de ce "chargé de mission" présidentiel (sic) n’a pas échappé à certains et l’affaire devient officiellement un problème gastrique majeur pour l’Élysée jupitérienne. Qu’à cela ne tienne, on suspendra ce lieutenant-colonel de pacotille pour deux semaines, et le petit peuple, encore dans son vertige footballistique, n’y verra que du feu. Bien. Notez que s’il n’avait pas été reconnu, lui et ses bons amis auraient pu tranquillement continuer à exhiber leurs brassards de police et leurs pétards illégaux pour aller s’amuser un peu aux frais des gueux. Chargé de mission, ma brave dame, c’est un boulot extrêmement bien rémunéré, mais qui nécessite périodiquement d’aller relâcher la pression. Soit. Mais à l’heure d’internet, l’on se rend rapidement compte que cet individu est absolument partout. Derrière, devant, à côté du président. Tout le temps. Et pourtant, nous avons un ministre de l’intérieur qui ne le connaît pas. Ni lui, ni ses fonctions. Jawad, sors de ce corps, alors ! Le même Jawad qui incidemment jouait aux jeux vidéos avec Makao, le garde du corps du roi engagé par le même chargé de mission.

On atteint là un niveau de compétition, non ? Vous suivez toujours ? Nous voici donc avec une commission d’enquête parlementaire qui nous donne du c’est pas moi c’est l’autre, je ne savais pas et je ne peux pas vous le dire. On nous dit même que l’on s’est trompé à l’insu de son plein gré dans les dates de l’éventuelle suspension factice dans un exercice ambigu de rétropédalage sous pression. On avance à reculons. À ce jeu des chaises musicales sur planches savonnées, il est décidé que c’est le directeur de cabinet du président teufeur qui va sauter. Il est proche de la retraite, ça fera très bien l’affaire. Et tant pis pour la carrière de ce haut fonctionnaire, qui sent le piège se refermer en direct à mesure qu’il patine dans les sables mouvants. "Les copinages malsains évoqués hier par le préfet de police ne font pas une affaire d’État". Quelle étrange déclaration de la part d’un Premier ministre... Puis, enfin, le monarque, que l’on disait "serein" en bonne communication inversée qui se respecte, sort enfin de son silence pour annoncer devant ses troupes en faux off que le responsable... c’est lui ! Et lui seul ! Car c’est lui le chef ! Et qu’on vienne le chercher un peu pour voir ! (Desproges, reviens, vraiment ! C’est trop poilant !).

Et l’on apprend que le dit employé ne gagnait pas des sommes ahurissantes, qu’il n’était pas logé comme un pharaon, qu’il n’avait pas les codes nucléaires et que non... ce n’était pas l’amant du président. La Cour pouffe devant la classe royale de leur humoristique suzerain new age. Une semaine de brainstorming de crise pour accoucher de ça. Chapeau bas. Puis les frivolités cessent, et le ton change pour le coup de grâce dramatique : ce qui s’est passé le 1er mai, soudain, ce 24 juillet, devient une trahison. Tiens, ça rime avec jambon. Manu, tu nous prends vraiment pour des c**s. Ton porteur de bagage secret défense, qui avait les clés de l’assemblée et celles de chez mémé, fait surgir tellement de questions que l’acte déclencheur en soi n’a plus vraiment son importance initiale, tant il est noyé par le scandale honteux des avantages faramineux accordés à cette crapouille maquillée en collaborateur présidentiel à géométrie variable qui se permettait, je cite, "d’emmerder le préfet" et de passer régulièrement en force et avec arrogance au dessus des dirigeants des forces de l’ordre et de quiconque se mettant en travers de son chemin. Pour quelqu’un de si jeune, sortant littéralement de nulle part et qui n’avait comme fait d’armes qu’une tentative de délit de fuite pour laquelle il s’était fait virer au bout d’une semaine, c’est un peu fort de café.

On est passé de peu à côté d’un sous préfet sévèrement gratiné. La république bananière de monsieur Jupiter. Même les alliances corses du grand Charles avaient meilleure allure. Hey, Manu, tu descends ? Non, sérieusement, il faut redescendre maintenant. Tu inquiètes maman. Ton seul accomplissement aura été de torpiller ta présidence en un an seulement, et je sens subrepticement que tes sponsors ne t’apprécient que moyennement. Le dernier souffle de ce grand pays a eu lieu en 2003. Puis il s’est éteint. C’était à l’ONU avec Monsieur de Villepin. Ce ne sont ni tes singeries américaines ni ta pathétique prestation russe qui nous ramèneront vers ce niveau de respect et de crédibilité internationale. Je te tutoie, car si j’ai le plus grand respect pour la présidence et les institutions de mon pays, pour les hauts fonctionnaires que tu fais tourner en bourrique et pour les forces de l’ordre qui n’avaient certainement pas besoin de ton gorille au melon hypertrophié, je n’en ai aucun pour toi. Je subodore que du fond de ta divine suffisance, de ta déconnexion totale et de ton mépris absolu du peuple français dans son ensemble, un petit attentat serait finalement bien arrangeant pour masquer tout ça et te repositionner commodément en sauveur de la nation, non ? Ou une petite guerre, peut-être ? Car il y a une persistante odeur de brûlé. Maintenant que tu as lâché aux chiens ton fidèle homme à tout faire, je ne doute pas qu’il en aura bientôt des vertes et des pas mûres à nous raconter.

Finalement, énième revirement, Son Altesse Manu 1er fait aujourd’hui annoncer qu’elle ne viendra pas s’expliquer devant la commission, et qu’elle ira se planquer jusqu’à la rentrée, afin de méditer. L’incompétence crasse et l’inculture politique totale de cette présidence ridicule ne connaissent visiblement pas de bornes, y compris dans l’arrogance et le mépris de toute une nation. "C’est même à ça qu’on les reconnaît", disait le maître dialoguiste. Ces quelques jours ne sont que le début du feuilleton Macron. Et ça ne sent définitivement pas très bon.

agoravox.fr

Macron : « Benalla n’est pas mon amant »

dimanche 29 juillet 2018 
popularité : 100%

 

Par Théophraste R.

Qu’est-ce qui lui a pris de sortir cette phrase inopportune et plate ! Il ne devait pas le faire par égard à sa fonction de Président d’un grand pays. Et ce n’est pas sa vie intime qui défraye la chronique. Et puis, c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme… En variant le ton, par exemple, tenez :

Farceur : « Ça vous dirait une partouze (on sera trois si vous venez avec quelqu’un) ».
Provocateur : « Venez me chercher, ça va être une de ces orgies ! ».
Rancunier : « On m’avait déjà fait le coup avec Mathieu Gallet ».
Explicatif : « J’ai tripoté Trump, mais c’était de la diplomatie ».
Déçu : « La présidente croate et moi pendant la coupe du monde, vous avez déjà oublié, vous ? Pas Brigitte (pour 300 000 euros de vaisselle de Sèvres cassée au retour) ».
Pédant : « On voit où Sodome a conduit la Grèce ».
Catho : « J’ai juré fidélité à Brigitte et j’ai étonné le pape en lui apprenant l’autre jour que la promesse tient toujours. Il en est resté de cul ! ».
Annonceur  : « Toute rumeur postérieure serait sans fondement. »
Curieux et ambigu : « Vous croyez que Mathieu Gallet et Alexandre Benalla… ? Bof, il faut savoir tourner les pages ».
Déconneur : « Fesse que dois, advienne que pourra ».
Pédagogue : « Ne m’appelle pas Manu-chéri ! Si tu veux faire la révolution sexuelle, commence à avoir le diplôme ».
Politique : « La République En Marche, c’est pas La République En Marche Arrière. »
Observateur : « Dans une gare, vous avez les gens qui ont réussi, ceux qui ne sont rien, ceux qui sont devant et ceux qui restent toujours derrière. ».
Connaisseur : « C’est du crocodile, pas du phoque, le sac de Brigitte ».
Agressif : « Allez tous vous faire enc… ».
Cornélien et facétieux : « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle / Et le désir s’accroît quand l’effet se recule ».
Combattif : « Je ne me coucherai pas devant les fainéants, illettrés, alcoolos, fouteurs de bordel qui veulent que 2018 soit mon Annus horribilis ».

Théophraste R. (
Auteur du livre pratique (à paraître) : « Faut-il embaucher un vigile dans le privé pour préserver nos jardins secrets ? »

legrandsoir.info

 

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