Préavis de grève illimitée déposé dans la Police Nationale....

Préavis de grève illimitée déposé dans la Police Nationale à partir du 8 décembre 2018 !!!--- Péril Jaune de Gérard Streiff

Syndicat Vigimi (affilié CGT)

Les revendications portées par le mouvement des gilets jaunes, nous concerne tous. Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous. Nous sommes concernés car nous faisons partie du peuple. Notre préoccupation est de boucler la fin du mois et non de changer les moquettes de l’Elysée pour 300 000€ !!!

Les services de la Police Nationale ne fonctionnent que difficilement, voire pas du tout, quand les missions supports ne sont plus assurées.

En conséquence, notre organisation syndicale a déposé un préavis de grève illimitée à partir du samedi 8 décembre 2018 pour les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’état/cuisiniers du Ministère de l’Intérieur.

Sans les adjoints techniques et ouvriers cuisiniers, les compagnies de CRS peuvent être immobilisées. Sans les adjoints administratifs, des services peuvent fermés. Sans les ouvriers d’état l’entretien de bâtiments et de véhicules ne pourront plus être fait. Sans les personnels scientifiques, l’administration ne pourra plus les détourner de leurs missions pour assurer des missions de personnels actifs. Etc.

Nous proposons que les personnels actifs soutiennent financièrement nos collègues qui vont utiliser leur droit de grève. Si on se répartit la perte de salaire des personnels en grève avec tous les actifs, on devrait au pire perdre 5€/jour chacun. En revanche, on a beaucoup plus à gagner.

Dernièrement, le Président de la République nous a pris pour des « mercenaires » en voulant nous « acheter » avec une prime d’un montant inférieur du coût des heures sup sur la journée du 1er décembre. De plus cette prime ne compensera jamais, ce que ce gouvernement a décidé :

la suite :

Notre Histoire de 1883 à aujourd’hui

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Péril jaune

Les patrons du CAC 40 ne digèrent pas « l’affaire Ghosn ». Que « l’empereur de l’automobile » se retrouve, du jour au lendemain, encristé comme la dernière des crapules, ça les tétanise. Le MEDEF flippe. Ça panique dans les beaux quartiers. Le PDG d’Orange se dit « sidéré ». « Choc immense », « coup terrible », la presse patronale en rajoute. Et elle cherche déjà à colmater les brèches, à « expliquer » et limiter le scandale. Ce serait une mauvaise manière des Japonais, ils détestent l’Etranger, ces gens-là, ils seraient « xénophobes », c’est bien connu. Revoilà le péril jaune en somme. Ridicule. Le dossier de Ghosn est lourd, les faits avérés. Autre argument : Carlos Ghosn serait un cas particulier dans le monde des affaires, une bête à part, un « ovni » écrit Le Figaro. Faux. Ghosn est l’incarnation du capitalisme 2.0, c’est la parfaite illustration de l’hyperconcentration des pouvoirs : « Il fait (faisait serait plus juste) chaque mois, réellement, le tour du monde pour diriger personnellement six marques automobiles » s’ébaubit le président de l’AFEP (association des entreprises privées). Ghosn symbolise, jusqu’à la caricature, cette caste rapace qui se croit intouchable. Ghosn, c’est la monarchie patronale dans toute sa splendeur. Les grands patrons ont peur car l’interné de Tokyo leur renvoie leur turpitude et de leur finitude.

Gérard Streiff

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