Venezuela : Clés pour comprendre l’échec de la tentative de coup d’État

Juan Guaido, le président « autoproclamé », a tenté d'assumer ce 30 avril le rôle dont ses chefs de la Maison-Blanche avait chargé la marionnette de service dans la guerre contre le Venezuela --Pour Trump, Bolton veut l’«entraîner dans une guerre» au Venezuela, selon The WP

Auteur: Granma international 8 mai 2019

1. QUI EST DERRIÈRE LA TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT ?

JUAN Guaido, le président « autoproclamé » du Venezuela, a tenté d'assumer ce 30 avril le rôle dont ses chefs de la Maison-Blanche l’avait chargé, après l’avoir choisi comme marionnette de service dans la guerre sans merci qu’elle livre contre le gouvernement de Nicolas Maduro et la Révolution bolivarienne du Venezuela.

Au cours de ce qu'il a qualifié de phase finale de l'Opération Liberté, on l’a vu inciter à la violence sur le réseau social Twitter puis, après avoir aidé à l’évasion du chef de l’opposition, Leopoldo Lopez – qui se trouvait en prison domiciliaire – il a appelé le peuple et l'armée à descendre dans les rues du pays pour manifester contre le gouvernement légitime.

Durant la tentative de coup d'État que les médias de la droite internationale ne cessaient d'amplifier, Donald Trump a ouvertement reconnu sur son compte Twitter qu'il « suivait de près » la situation au Venezuela et que les États-Unis soutenaient le peuple vénézuélien et sa liberté.

Pour sa part, le vice-président des États-Unis, Mike Pence a envoyé un message à Guaido sur Twitter, lui exprimant son soutien total.

Jorge Arreaza, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a quant à lui déclaré : « Pence assume son rôle de chef de la tentative de coup d'État. Il appelle à la violence, à la destruction et à la mort au nom de Dieu. C'est cela être un bon chrétien ? Le peuple vénézuélien et sa Force armée bolivarienne sont une garantie de paix et de respect de la Constitution. »

Le Secrétaire d’État, Mike Pompeo, s’est empressé lui aussi de célébrer « le début de l'Opération Liberté ».

Pour le chef de la diplomatie vénézuélienne, « Pompeo se targue d'avoir fait preuve de diplomatie en encourageant et en finançant un coup d'État violent au Venezuela. L'obsession de Washington à contrôler les richesses pétrolières vénézuéliennes les conduit de maladresse en maladresse. Ils sous-estiment le peuple de Simon Bolivar. »

Quant à Luis Almagro, le tristement célèbre Secrétaire général de l’OEA, il ne s’est pas privé en publiant un message saluant « l'adhésion de l’armée à la Constitution et à Guaido, président intérim du Venezuela », dans lequel il réaffirmait qu' « il faut apporter le soutien le plus complet au processus de transition démocratique, de façon pacifique ».

Ce sont, sans aucun doute, avec Marco Rubio, les visages les plus visibles de la tentative de coup d'État du 30 avril. Derrière eux se dresse un empire qui ne peut pardonner ni ne pardonnera jamais au gouvernement de Nicolas Maduro et à la Révolution chaviste de maintenir leur fermeté, leur résistance et leur dignité face à l'ignominie et à la déraison, face au défi énorme de ne pas se rendre.

Les présidents Mauricio Macri (Argentine), Ivan Duque (Colombie) et Sebastian Piñera (Chili) ont également ouvertement soutenu la tentative de rupture constitutionnelle au Venezuela.

2. QUE S'EST-IL RÉELLEMENT PASSÉ À LA BASE MILITAIRE DE CARLOTA ?

Pour les médias de droite, les actes de violence et les provocations aux environs de la base aérienne de Carlotta au Venezuela ont été d'une grande ampleur. En effet, ils ont fait état de la présence d’un nombre de soldats bien plus important que ceux qui ont été réellement impliqués dans ces événements.

« Il s’agit d’une base militaire, vous devez en respecter l’accès », ont dit les soldats de La Carlota aux manifestants qui ont renversé une clôture latérale en la poussant et en lançant des cocktails Molotov. Grâce au dialogue, il a été possible de convaincre les soldats qui avaient volé des voitures blindées de se rendre, certains dénonçant même le fait qu’ils avaient été trompés par l'opposition.

Selon les déclarations faites à la chaîne TeleSur par les assaillants, ils y sont allés pour recevoir une décoration « qu'ils n'oublieraient jamais de leur vie », mais ensuite on leur a demandé d'exécuter « la solution finale » de Nicolas Maduro.

Après des heures d'une opération combinée entre des civils manipulés et des militaires putschistes, l’échec du scénario de l'opposition est devenu évident face à la conduite ferme et opportune des forces bolivariennes qui, à tout moment, ont tenté d'éviter toute forme d'action violente.

En fin d'après-midi, on apprenait que certains des soldats impliqués avaient demandé l'asile dans les ambassades du Chili et du Brésil à Caracas.

3. QUELLE A ÉTÉ LA RÉACTION DU PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN ?

« Victoire populaire » et « Toujours loyaux, jamais traîtres » a clamé le peuple bolivarien massé aux alentours du Palais de Miraflores, dès les premières heures de ce mardi matin, dès l’annonce de la tentative de coup d'État.

Après la défaite du coup d'État orchestré par les États-Unis, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Caracas et se sont dirigées vers Miraflores pour réaffirmer leur soutien au gouvernement constitutionnel et dénoncer la nouvelle tentative de frapper la démocratie par la violence.

4. LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE CONTRE LE PUTSCH

Face à ces actes déplorables, la solidarité internationale ne s’est pas fait attendre pour condamner la violence, la déstabilisation et le mépris des institutions en République bolivarienne du Venezuela.

L'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a publié un communiqué dans lequel elle a rejeté les « tentatives de violation de l'ordre constitutionnel » du Venezuela, alerté sur les conséquences que sa rupture aurait pour la région et appelé les peuples de Notre Amérique à défendre la souveraineté et l'indépendance de la Grande Patrie.

Quant au président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, il a exprimé sur son compte Twitter sa totale condamnation des faits. « Nous condamnons fermement la tentative de coup d'État de la droite vénézuélienne, soumise aux intérêts étrangers. Convaincus que la courageuse Révolution bolivarienne, avec à sa tête notre frère Nicolas Maduro, s'imposera à cette nouvelle attaque de l'empire », a-t-il écrit.

Le gouvernement de réconciliation et d'unité nationale du Nicaragua (GRUN) a rejeté l'attaque contre le droit du peuple vénézuélien à la paix et à l'ordre constitutionnel du pays.

Le président du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, a appelé à rechercher une « solution pacifique » à la crise au Venezuela et il a réitéré l'importance du dialogue pour la paix et la possibilité de reprendre le mécanisme de Montevideo.

Pour sa part, le dirigeant de gauche français Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que la tentative de coup d'État est promue par « un petit groupe de soldats ultra-minoritaires, sous la direction de la marionnette Juan Guaido, un président autoproclamé ».

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a déclaré dans un message que son pays « soutiendra une solution aux problèmes du Venezuela obtenue par le dialogue » car la Turquie est « opposée aux tentatives antidémocratiques de changer les gouvernements légitimes ».

Par le biais d'un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, la Russie a souligné que la crise à laquelle le Venezuela est confronté doit être résolue à travers un processus de négociation.

« L'opposition radicale vénézuélienne est revenue à des méthodes violentes d'affrontement », est-il affirmé dans le message du ministère turc des Affaires étrangères, qui signale l’importance de « renoncer à la violence » et « d’éviter les troubles et les effusions de sang ».

Le gouvernement uruguayen s'est également déclaré préoccupé par les actes de violence et le recours à la force en tant qu'instruments de règlement des conflits, et il a déclaré qu'il continuerait de déployer tous ses efforts, dans les différents espaces de dialogue régional et international, en vue d’aider à trouver une solution pacifique par la négociation entre les parties.

5. POURQUOI NICOLAS MADURO EST-IL LE PRÉSIDENT LÉGITIME DU VENEZUELA ?

Pendant les deux mandats présidentiels de Nicolas Maduro, huit élections démocratiques ont eu lieu : élections présidentielles en 2013, au cours desquelles il a été élu pour la première fois ; élections législatives en 2015, au cours desquelles l'opposition a remporté la majorité des sièges) ; élections à l'Assemblée nationale constituante en 2017 ; élections régionales la même année, au cours desquelles le chavisme a remporté 18 des 23 États ; élections municipales en 2014, organisées uniquement dans les municipalités de San Diego et San Cristobal (État de Tachira) pour remplacer deux maires emprisonnés pour avoir soutenu la violence lors des manifestations de cette année-là ; élections municipales en 2017 pour élire les maires et le gouverneur de l'État de Zulia ; élections municipales en 2018, où ont été élus 2 459 membres des conseils municipaux ; élections présidentielles en 2018, où Nicolas Maduro a été élu.

Le 10 janvier 2019, Nicolas Maduro Moros a prêté serment devant le Tribunal suprême de justice (TSJ) pour un nouveau mandat présidentiel (2019-2025), rejetant depuis lors les actions d'ingérence promues par les États-Unis et leurs alliés, qui se sont efforcés de faire en sorte qu’il ne soit pas reconnu comme le président légitime du Venezuela.

Maduro Moros a remporté les élections présidentielles du 20 mai 2018 avec 67% des voix, élections que l’opposition vénézuélienne a tenté de boycotter par la violence, et qui a refusé d'y participer.

Dans le monde entier, des membres de mouvements sociaux et politiques, des jeunes, des travailleurs, des étudiants, des paysans et des organisations internationales ont ratifié leur soutien au président vénézuélien réélu et à son processus constitutionnel.

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Pour Trump, Bolton veut l’«entraîner dans une guerre» au Venezuela, selon The WP

Le chef d’État américain est mécontent de la «position interventionniste» face à la crise vénézuélienne de John Bolton, son conseiller à la sécurité nationale, relate The Washington Post.

La stratégie américaine à l’égard du Venezuela, élaborée par le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, John Bolton, suscite de plus en plus de doutes chez le locataire de la Maison-Blanche, rapporte The Washington Post, citant des sources au sein de la présidence.

Selon ces dernières, après l’échec de la tentative de renverser Nicolas Maduro, M.Trump s’est plaint d’avoir été «induit en erreur» quant à la possibilité de «facilement remplacer le dirigeant socialiste par une jeune figure d’opposition».

Le Président serait également mécontent de la «position interventionniste» du conseiller, qui va à l’encontre de ses propres déclarations selon lesquelles les États-Unis ne devraient pas s’immiscer dans les affaires d’autres pays

Récemment, raconte le journal, le chef d’État américain a indiqué à ses assistants, sur un ton plus sérieux que plaisant, que M.Bolton voulait l’«entraîner dans une guerre» au Venezuela.

Néanmoins, en dépit du mécontentement et des critiques à son égard, John Bolton reste bel et bien en poste, et le dirigeant états-unien lui demande de continuer à accorder une attention particulière à la situation au Venezuela, conclut The Washington Post.

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Venezuela : Lavrov désarme Pompeo, l'alliance Moscou-Caracas se renforce

Le Venezuela est, en ce moment, le pays déterminant dans les relations internationales pour le rôle important qu'il a tenu en se définissant comme nœud stratégique et espace de contradiction des principaux blocs du pouvoir mondial.

Cela a été à nouveau confirmé par 2 événements qui ont eu lieu ces jours-ci.

Tout d'abord, la rencontre entre le secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et le chancelier russe, Sergueï Lavrov, en Finlande, dans le cadre du Conseil de l'Arctique, une réunion qui avait un ordre du jour concernant des sujets essentiels comme la position des 2 principales puissances nucléaires de la planète à propos de l'armement. Cependant, la discussion a aussi eu pour priorité le Venezuela.

Ensuite, la tournée réalisée par le chancelier vénézuélien, Jorge Arreaza, dans des pays d'Europe, du Moyen Orient et d’Afrique pour renforcer la position du Venezuela face aux menaces du Gouvernement Trump sur la vie économique et politique du pays ces dernières années qui ont évolué vers une intervention militaire en herbe.

La question du Venezuela est vue comme un sujet à large spectre parce que c’est le point de rupture dans l'hémisphère occidental. Dans le cadre des relations et des contradictions géopolitiques, il y a une sérieuse possibilité que es événements au Venezuela évoluent vers un conflit dont les proportions seraient difficiles à estimer si Washington maintient son ordre du jour de destitution du président Nicolas Maduro.

Les contradictions entre l’Occident et la Russie

Lavrov a déclaré après la rencontre avec Pompeo qu'il n'a trouvé aucun pays qui soit réellement en faveur de l'usage des armes pour résoudre la crise vénézuélienne, faisant allusion à ses « collègues étasuniens, européens et latino-américains » qui, à son avis, ne partagent pas l'idée d'une « solution militaire imprudente. »

Le journal vénézuélien El Nacional rapporte que le seul point commun entre les 2 fonctionnaires se trouve dans le fait qu'aucun d'entre eux n'est partisan d'une intervention militaire dans le pays.

En effet, les déclarations de Pompeo et de Lavrov concordent avec celles qu'auraient faites le président Donald Trump qui a discuté récemment au téléphone avec son homologue Vladimir Poutine. Comme on le sait, ils ont parlé de la situation au Venezuela. Trump a indiqué que « Poutine ne pense pas à intervenir au Venezuela et je pense a même chose. »

Lavrov a affirmé que sa rencontre avec Pompeo a été « un pas en avant » dans la discussion des principaux sujets à l'ordre du jour entre les 2 pays. Cependant, les divergences ne se sont pas faites attendre dans les préliminaires à cette rencontre.

Pompeo a déclaré aux médias, sous-estimant ainsi la rencontre entre Lavrov et le chancelier vénézuélien Jorge Arreaza, à qui celui-ci a affirmé que Moscou soutenait le Gouvernement du Venezuela en exercice : « Lavrov en réalité, n'a pas rencontré un fonctionnaire vénézuélien, il a rencontré un proche de Maduro qui est un renégat, pas le dirigeant du Venezuela. »

Pompeo a souligné, en outre, que bien que le Président Maduro « commande » au Venezuela, « il ne peut pas gouverner » et il a défini la position du Président Maduro comme « faible. »

Les déclarations de Pompeo sont clairement en contradiction avec le déroulement du coup d'Etat manqué du 30 avril qui n'a pas réussi à fracturer le tissu politique et institutionnel de la FANB.

Dans les préliminaires à la réunion de Finlande, Pompeo a repris l’argument disant que le Président Maduro était soi-disant prêt à quitter le Venezuela, le 30 avril, ce qu'il n'a pas fait, soi-disant à l'instigation de la Russie.

Une lecture approfondie de cette rencontre montre que le chancelier russe a fait des déclarations après qu'elle ait eu lieu alors que Pompeo a gardé le silence. Lavrov s'est posé en porte-parole, faisant un pas en avant, se montrant optimiste et se basant sur les concordances que, semble-t-il, ils ont eues, lors de cette rencontre « bonne et constructive. »

En fait, la position russe, évidemment plus professionnelle que la position étasunienne sur tous les sujets diplomatiques depuis l'arrivée du Gouvernement Trump, laisse supposer que même pour Washington, tout n'est pas défini dans sa feuille de route de destitution et qu'ils luttent dans un cadre défavorable.

La Maison Blanche, bien qu'elle ait soutenu que le Venezuela est impossible à gouverner sous le chavisme, a lancé de constants appels à la FANB pour qu'elle tourne le dos à Maduro.  Ces manœuvres ont été inutiles et cela s'est confirmé par l'échec du coup d'Etat du 30 avril lors duquel ses 2 principaux agents politiques sur le terrain ont été épuisés : Juan Guaidó et Leopoldo López, 2 fugitifs après cet événement.

La Russie fait intervenir le fait que l’épuisement de ce schéma donne du temps à Washington et des possibilités de détente politique.

C'est pour cela que Moscou invoque la voie politique pour tenter d'établir, conjointement avec Washington, un traitement différent de l'affaire vénézuélienne. Les efforts diplomatiques du Kremlin concordent clairement avec l’initiative qu'il a prise récemment de créer une coalition de pays à l'Organisation des Nations Unies (ONU) pour contrecarrer une intervention militaire au Venezuela.

L'ordre du jour du chancelier Arreaza et la recherche de fronts de soutien

La diplomatie vénézuélienne s'est caractérisée ces dernières années par un travail consistant à dénoncer l'agression étasunienne par les mesures coercitives du Gouvernement Trump dans le domaine politique et économique.

Cela a servi à renforcer les contradictions de plus en plus palpables et croissantes qui sont apparues sous diverses latitudes face à la politique étrangère des Etats-Unis.

Au point où on en est, l'éventuelle agression militaire des Etats-Unis ou l’organisation et le soutien d'un conflit interne est considérée comme l'une des situations les plus périlleuses pour la sécurité de l'hémisphère occidental.

C'est pourquoi le chancelier Jorge Arreaza, en tournée dans des pays d'Europe, du Moyen Orient et d’Afrique, a soumis à leur considération la gravité de l'ingérence étasunienne au Venezuela et s'est rapproché, comme la Russie, du Système des Nations Unies pour tenter d'arrêter Washington.

Pour le Venezuela il est donc indispensable de renforcer des fronts de soutien à 2 niveaux : premièrement, pour arrêter les intentions d'agression militaire qui sont nées avec la brèche qu'on a essayé de provoquer dans les institutions vénézuéliennes à partir du moment où la Maison Blanche a décidé de breveter et de légitimer Juan Guaidó comme «président par interim » du Venezuela en provoquant une rupture du cadre des relations internationales grâce à la cooptation et aux pressions sur plus de 50 pays.

Alors, le Venezuela se trouve aux côtés de plus de 140 pays de l'Organisation des Nations Unies pour lesquels le président légitime du pays reste le Président Maduro.

Deuxièmement, pour désarmer la guerre interne, le Venezuela cherche à renforcer la position de son Gouvernement qui a appelé constamment à une résolution pacifique des conflits entre Vénézuéliens. Le chancelier Arreaza, au nom du Président Maduro, a réaffirmé lors de cette tournée, sa position en faveur du dialogue intérieur en demandant au Mexique, à l'Uruguay, à la Bolivie et aux pays des Caraïbes de réactiver le Mécanisme de Montevideo, une alternative née dans la capitale uruguayenne pour créer une détente politique entre le chavisme et l'opposition.

L'argumentaire de la tournée du chancelier Arreaza concorde aussi avec la politique et l'exercice de la diplomatie que la Russie a avancés en appelant les pays à lutter pour la protection du Droit International et pour éviter des précédents « néfastes » pour le système de relations internationales à cause de l'unilatéralisme et du bellicisme brandis par les Etats-Unis.

En outre, cette tournée a, pour le Venezuela, l'importance stratégique de renforcer des accords économiques avec différents pays qui permettent d'affaiblir et de briser les mesures d'asphyxie financière et commerciale que subit le pays. Ces derniers mois, ces mesures ont servi à accroître les problèmes économiques du Venezuela grâce au blocus des exportations de pétrole.

Le 25 avril dernier, un rapport réalisé par la firme indépendante Centre d'Investigation Politique et Economique (CEPR), située aux Etats-Unis, révèle qu'on a découvert que ces mesures avaient provoqué des milliers de morts au Venezuela en 2017 et 2018.

Le chancelier Arreaza a annoncé lundi dernier qu'il se rendrait en Afrique du Sud pour renforcer les liens en matière économique, concrètement dans le domaine des mines, de l'agriculture et de l’industrie pharmaceutique.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/La-Guerra-en-Venezuela/lavrov-desarma-a-pompeo-se-refuerza-la-alianza-moscu-caracas

URL de cet article : 

http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/05/venezuela-lavrov-desarme-pompeo-l-alliance-moscou-caracas-se-renforce.html

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