Santé publique. « Liberté, égalité, maternité »

Face à la menace de fermeture de la maternité du Blanc (Indre) par l’agence régionale de santé, une mobilisation inédite enfle, unissant citoyens, élus et artistes.-- Esclavage moderne dans nos sous-bois !

L'Huma - Vendredi, 10 Août, 2018 -Olivier Morin

Face à la menace de fermeture de la maternité du Blanc (Indre) par l’agence régionale de santé, une mobilisation inédite enfle, unissant citoyens, élus et artistes.

Depuis la voiture qui l’emmène à l’hôpital de Châtellerault, dans le département voisin de la Vienne, la route est longue pour Christelle dont les premières douleurs de l’accouchement viennent de se déclencher. Il fait nuit et, durant les 50 kilomètres à parcourir, par deux fois la voiture doit éviter des chevreuils qui traversent.

Arrivée à la maternité, une hémorragie l’oblige à subir une transfusion. Quelques minutes plus tard, son enfant voit enfin le jour par césarienne. « Heureusement que ça ne m’est pas arrivé dans la voiture », témoigne-t-elle. Si l’accouchement s’est bien passé malgré tout, Christelle ne décolère pas. Elle aurait pu donner naissance à son bébé à la maternité du Blanc, à 6 kilomètres du village de Saint-Aigny où elle habite.

Mais, depuis le 27 juin, un cadenas est posé sur les portes du service, matérialisant ce que l’agence régionale de santé (ARS) nomme pudiquement une « suspension temporaire d’activité ». Une annonce que beaucoup comprennent comme une « fermeture définitive possible ».

Plus de 50 000 usagers bénéficient de l’offre de soins de l’hôpital

C’était quelques semaines avant l’accouchement de Christelle. Celle-ci se rend alors le 5 juin à sa troisième échographie. « Le docteur a interrompu la séance pour se rendre à une réunion… qui lui annonçait la fermeture estivale », se souvient-elle. « Ils nous ont lâchés en vingt jours ! » s’indigne la jeune maman.

Passé la stupéfaction, le comité de défense des usagers du site hospitalier du Blanc, qui est engagé depuis 2011 dans le combat pour l’hôpital, organise une manifestation le 18 juin. Près d’un millier de personnes répondent à ce qui est vite surnommé « l’appel du 18 juin ». Jean-Michel Mols, président du comité, dénonce à l’époque une fermeture « assortie d’aucune assurance d’ouverture en septembre ». À l’issue de ce rassemblement, plusieurs personnes décident de trouver un moyen pour que les citoyens puissent exprimer leur solidarité.

Elles créent alors le collectif « C’est pas demain la veille ». « L’idée est d’occuper l’espace public, qui est aussi l’espace de la démocratie », explique Cecyl Gillet, membre de la première heure du collectif. « Ceux qui veulent faire quelque chose le font, et le collectif sert de caisse de résonance », s’enthousiasme Jérôme Godet, dont la fille est née ici. Dans les villages composant le bassin de vie du Blanc, où plus de 50 000 usagers bénéficient de l’offre de soins de l’hôpital, des banderoles fleurissent dès lors sur lesquelles on peut lire« Liberté, égalité, maternité » ou encore « Non à la fermeture de la maternité du Blanc ».

Dans le même temps, le comité de défense interpelle le premier ministre ainsi que la ministre de la Santé par courrier et désamorce les éléments de langage employés par la direction et l’ARS pour justifier la fermeture estivale. « La sécurité », argument imparable au nom duquel les services de maternité ne sont « pas fermés » – selon Évelyne Poupet, la directrice du centre hospitalier de Châteauroux avec lequel celui du Blanc a fusionné – mais « déplacés » à la ville-préfecture, soit à près de 60 kilomètres. « Je dépense beaucoup d’énergie à trouver des praticiens pour rouvrir à la rentrée, mais l’éloignement du lieu d’accouchement n’est pas forcément facteur d’insécurité si les conditions d’accueil sont remplies », ose-t-elle.

Pour Jean-Paul Chanteguet, député maire honoraire du Blanc et ancien président du conseil de surveillance de l’hôpital, les arguments changent pour toujours mieux justifier les fermetures. « On nous disait qu’il y avait trop peu d’accouchements, puis que le service était déficitaire et, maintenant, c’est la sécurité. » Un argument « fallacieux », renchérit Jean-Michel Mols, qui ne semble d’ailleurs pas convaincre grand monde.

Aux banderoles viennent s’ajouter les guirlandes de bodies sur les mairies, les centres de loisirs, les pôles multi-accueil ou encore sur les devantures de restaurants et de commerces. Mi-juillet, « la mayonnaise commence à bien prendre », relève Jérôme Godet. Des usagers joignent même à leur paiement de frais médicaux des lettres de protestation, et des citoyens nés à la maternité du Blanc entre 1954 et 2010 se mobilisent dans leur village.

L’acteur Bernard Le Coq, né au Blanc, prend position en publiant une vidéo dans laquelle il lit des témoignages de femmes qui sollicitent le soutien de Brigitte Macron. À leur tour, les Bodin’s, dont la renommée dépasse le Berry et la Touraine dont ils sont originaires, réalisent un clip où, assis sur une brouette devant un champ moissonné, ils qualifient la fermeture de la maternité de « honteuse » et appellent à la mobilisation. Une vidéo qui sera vue plus d’un million de fois

La lutte a alors déjà pris une ampleur qui dépasse le cadre du collectif et du comité de défense. 348 élus de tous bords signent un appel demandant à l’État la réouverture de la maternité du Blanc au 1er septembre 2018, dont des conseillers régionaux et la quasi-totalité des parlementaires du département.

Même la caserne des sapeurs-pompiers de la commune de Martizay toute proche s’orne d’une banderole pour défendre la maternité, tandis que le parc naturel régional de la Brenne fait dire à une tortue d’une exposition en cours que, « pour faire naître (ses) petits, c’est une vraie aventure semée d’embûches… Un peu comme vous, les hommes, à qui on veut supprimer votre site de ponte, la maternité du Blanc ». Et la cistude d’ajouter : « Ne baissons pas les bras, ni les pattes ! »

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Esclavage moderne dans nos sous-bois !

4 bûcherons marocains recrutés légalement ont été victimes de surexploitation de la part d’un employeur peu scrupuleux basé dans l’Indre. Désormais sans ressources ni travail, soutenus par un collectif de citoyens et la CGT, ils réclament justice..--L'édito de Patrick Patrick Apel-Muller : Feu de tout bois-

L'Huma - Vendredi, 10 Août, 2018 - Axel Genoud Prachex

Des montagnes de l’Atlas à une réalité kafkaïenne. À l’ombre du parc Balsan, à Châteauroux (Indre), les mines de quatre bûcherons marocains sont écrasées par la canicule et l’inquiétude. Depuis leur arrivée légale en France, Hamid, Driss, Rachid et Mustapha ont vécu l’enfer. « Un esclavage moderne », selon les voisins et amis du collectif qui les aident à survivre.

L’œuvre de Léon Tolstoï n’a rien à envier au quotidien des forçats des sous-bois. Cinq jours sur sept, départ vers 6 heures du matin pour couper des arbres dans le département voisin de la Creuse. Des journées de 10 à 12 heures à manier la tronçonneuse. « Sans chaussures de sécurité, précise Mustapha, photo à l’appui. Juste avec un casque et des vêtements de travail ramenés du Maroc parce que le patron nous avait dit que ça coûtait trop cher ici. »

Le midi, ils ont droit à vingt minutes de pause déjeuner. « Nous mangions des baguettes de pain. Une fois, l’employeur ne nous a pas apporté d’eau, alors, nous avons bu celle de la rivière. Un jour, il a voulu nous payer un café, c’était au moment du ramadan, et il savait qu’on ne pouvait pas le boire... » poursuit le jeune homme de 34 ans. « Leur souffrance », exprimée en berbère et traduite par un ami, irrigue tout leur récit.

« Nous n’avons jamais reçu un salaire normal »

Car le rythme est infernal. L’exploitation sans fin. Les week-ends, les bûcherons troquent leurs outils pour les truelles d’ouvriers du bâtiment. Leur employeur souhaitant ouvrir un restaurant de kebabs, ils sont contraints de rénover le local commercial sous leur petit appartement situé à Aigurande (Indre). Pourtant, leur exil du village d’Ouaoumana Khénifra, niché au creux des massifs, annonçait un avenir meilleur.

Recrutés sur place par un entrepreneur turc qu’ils connaissaient, Driss et Hamid laissent en juin 2017 leurs familles au pays pour un contrat d’abattage d’arbres en France. Mohammed était également du voyage. Mais en octobre dernier il se blesse accidentellement la jambe et est rapatrié grâce à l’aide financière des gens de leur village.

En février 2018, Rachid et Mustapha arrivent à leur tour dans l’Indre. Des salaires décents leur avaient été garantis. À la place, des miettes de rémunérations leur seront distribuées. En quatre mois, Rachid et Mustapha n’ont touché respectivement qu’un chèque de 380 euros et de 330 euros. Dans leur contrat, 1 480,30 euros brut mensuels sont inscrits.

Ils ont aussi découvert avec stupeur qu’ils n’étaient pas en CDI, mais en CDD saisonnier de trois ans… Pour les deux bûcherons en CDI, même scénario catastrophe. De juin à août puis de décembre à avril, Driss a perçu en tout 2 122,28 euros et Hamid s’est contenté de 1 688,50 euros. « Nous n’avons jamais reçu un salaire normal, raconte ce dernier.

Le patron expliquait qu’il attendait que nous ayons un compte bancaire pour nous payer. Et si on osait dire quelque chose, il menaçait de nous reprendre les papiers. On a quitté la misère là-bas, ce n’est pas pour la retrouver ici ! »

Sans explication, le 21 mai, l’employeur débarque dans le logement des quatre hommes. Sur une vidéo filmée par leurs soins, on le voit casser la porte d’entrée. Une fois à l’intérieur, il cherche frénétiquement sous les matelas, dans leurs affaires. Avant de déchirer une feuille, un contrat de travail, selon Rachid, et de leur lancer : « Il faut partir maintenant. »

Les bûcherons vont à la gendarmerie, se rendent à l’inspection du travail. Deux jours plus tard, au retour des bois, les serrures ont été changées. Ils se retrouvent à la rue.

« On a alors dormi dans un jardin à côté de l’Intermarché », précise Hamid. C’est l’intervention du propriétaire des lieux qui contraindra l’employeur sans scrupule à remettre les fermetures initiales. Le bailleur, Frédéric Trameson, est remonté contre son locataire. « Je n’étais pas du tout au courant de ce qui se passait, du fait qu’il sous-louait à quatre personnes ! Ça fait trois mois que je ne reçois plus aucun loyer pour le local commercial, deux mois pour l’habitation. Mais ils peuvent rester là en attendant, j’ai de la peine pour eux. »

Sans ressources, sans emploi, avec un patron évaporé dans la nature, les Marocains sont livrés à eux-mêmes : « On se sent dans une prison à ciel ouvert sans avoir commis de crime, résume Mustapha, on va à la Croix-Rouge deux fois par mois pour se ravitailler. »

Les privations ont fini par impacter leur santé. Rachid montre un portrait de lui lesté de trente kilos de plus. Hamid sort une photo d’identité avec les joues rebondies. Aujourd’hui, il affiche quinze kilos de moins sur la balance.

Dans le village d’Aigurande, leur calvaire a ému une partie de la population.

Certains habitants ont formé un collectif et pris l’initiative de leur apporter des courses, de laver leurs vêtements, de rendre service. Ce midi-là, ils ont confectionné un pique-nique à base de salades et de pizzas. Viviane, leur voisine d’en face, se souvient les avoir croisés tête baissée dans la rue. « Ce sont mes amis.

On se rencontre au moins deux fois par semaine dans les jardins des uns et des autres. Sinon, je les emmène à la caisse d’allocations familiales, à la préfecture, comme ils ne maîtrisent pas le français. Ils n’osent rien nous demander, alors on anticipe leurs besoins. » Denis, un des riverains à l’origine du collectif a découvert leur histoire en lisant la presse locale. « Ils nous ont raconté comment leur patron les traitait, comment ils les appelaient par des noms d’animaux, “ânes”, “chiens¨... On a été très touché. Nous avons aussi mis en place une cagnotte pour les aider » (1).

Après des mois de pressurisation, les bûcherons ont aussi croisé le chemin de la CGT. Bernard Jeanneton, défenseur syndical, se souvient avoir « halluciné quand ils racontent travailler sans jour de congé. Nous sommes en train de mener l’enquête pour savoir si les cotisations sociales ont bien été versées par l’employeur ».

Pour Philippe Lefrère, de la commission départementale du syndicat, « il s’agit de trafic d’êtres humains. Ils se sont retrouvés coincés ici en gagnant trois francs six sous. Nous attendons toujours d’être reçus par la préfecture ». De son côté, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) confirme que la demande d’autorisation de travail en France avait été réalisée en bonne et due forme.

Des hommes tombés dans un traquenard

Autant dire que les quatre travailleurs attendaient avec impatience l’audience en référé aux prud’hommes, le 2 août, concernant le non-paiement des salaires. Sous le porche du tribunal, la solidarité s’écrit à la peinture bleue : « Droit au travail », « Non à l’esclavage », peut-on lire sur les pancartes. Une soixantaine d’amis, voisins, militants, sont venus les soutenir en dépit de la chaleur étouffante.

Dans la salle, l’air est lourd. Les arguments parfois douteux. Et les incohérences, légion. Si le patron, grand absent du jour, ne nie pas le versement de salaires microscopiques, il les impute à des absences injustifiées, des retenues de loyer, des paiements de fournitures… Ce que contestent en bloc les quatre hommes.

Pour les deux bûcherons en CDD, les pièces du dossier se contredisent. Sur la fiche de paie, ils sont faits porter pâles dès le 1er avril. Sur un autre courrier, à partir du 15 mai. Au vu des 330 et 380 euros perçus en quatre mois, « la demande de provision de salaires est parfaitement justifiée », souligne maître Florent Gravat, leur avocat, qui réclame quelques milliers d’euros.

L’audience prend un tour surréaliste quand le cas des deux CDI arrive sur la table. Selon l’employeur, Hamid aurait décidé de mettre fin à son contrat. Problème, « on a deux lettres de démission, une rédigée le 12 avril et une autre le 22 mai ». Petit rire nerveux dans l’assemblée. « Sans être un expert en graphologie, ce n’est pas la même signature que sur le récépissé de carte de séjour. Et comment une personne qui ne maîtrise pas le français écrit peut rédiger ça ? » s’interroge l’avoué.

Arrive l’affaire de la reconnaissance de dettes. Le patron l’aurait actée devant notaire et versé 12 000 euros à chacun des salariés en CDI. Ce qu’ils contestent vigoureusement. Les deux bûcherons semblent être tombés dans un traquenard. « Les clients pensaient avoir signé un document dont ils avaient besoin pour renouveler leur titre de séjour. Il y a un doute sur la sincérité de ce document. S’agit-il d’un vrai ou d’un faux acte de notaire ? » questionne Florent Gravat.

« On a tellement donné, mais on veut rester ici »

Du côté de l’avocat de l’entrepreneur, les arguments peinent à surnager. En préambule, maître Daniel Guiet lance, sans rire, à son homologue de la partie adverse : « Méfiez-vous de votre client, de ce qu’il vous dit. » Ce qui lui vaudra un retour de la part d’un des juges un peu plus tard : « Maître, il faut faire attention à ce que votre client vous dit aussi… » L’avoué assure que « cet acte notarié est authentifié ». Que cette somme de 12 000 euros chacun correspond à une avance sur salaire et aurait été versée… en liquide. « Si on se comporte comme avec des esclaves, pourquoi les déclare-t-on ? Pourquoi paie-t-on les cotisations sociales ? » tente de démontrer l’avocat.

À la sortie du tribunal, Mustapha ne peut contenir ses larmes. « Sa femme a quitté le domicile et est partie avec ses trois enfants chez ses parents », explique Ardhane, leur ami et traducteur. Hamid essaie de garder la foi : « On a tellement perdu, tellement donné. On veut rester ici pour travailler, mais plus avec ce patron-là. La justice doit reconnaître notre souffrance. On sera dans cette bataille jusqu’au bout. »

Le temps presse. Certains titres de séjour expirent en septembre. Pour Dominique Boué, secrétaire départemental du PCF, « c’est une très belle mobilisation.

Mais leur situation s’aggrave de jour en jour. Ils se sont retrouvés aux mains des exploiteurs et ne sont pas protégés par la République. Nous sommes face à du travail dissimulé.

Et ce n’est pas avec Emmanuel Macron que la situation des travailleurs étrangers va s’améliorer ». De son côté, l’Humanité a cherché, en vain, à contacter leur employeur. Son avocat a confirmé qu’il était en vacances en Turquie et non joignable. La décision a été mise en délibéré au 23 août. Peut-être un premier pas vers la justice pour ces Amazigh, hommes libres, en langue berbère.

(1) https ://www.onparticipe.fr/cagnottes/ob1pb9K7

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L'édito de Patrick  Patrick Apel-Muller : Feu de tout bois

Les futaies et les halliers n’abritent pas que la liberté. Ils peuvent se muer en théâtre discret d’une exploitation sordide. Des travailleurs marocains dans l’Indre y ont vécu un véritable esclavage moderne, sous-payés, mal-logés, mal soignés quand des blessures graves vont jusqu’à l’amputation.

Cette histoire que relate aujourd’hui l’Humanité en croise bien d’autres dans ces forêts où œuvrent discrètement et au noir des bûcherons venus aussi de l’est de l’Europe, dans des vignobles cossus, des vergers d’abondance, des chantiers brûlants sous la canicule. Cette exploitation sous la menace et la contrainte de la misère se déroule jusqu’au cœur de la capitale.

Parfois derrière des vitrines flatteuses. Sans les solidarités qui permettent que justice soit faite et que les victimes, souvent immigrées, ne subissent pas la double peine d’une expulsion, le scandale se poursuit à bas bruit.

Le cas de ces quatre bûcherons marocains paraît une caricature. Ne disait-on pas la même chose du sort des 18 coiffeuses du 57, boulevard de Strasbourg à Paris, payées moins de 40 % du Smic, menacées par leur patron, travaillant dans des conditions indignes et dangereuses pour la santé ? Un tribunal leur a donné raison, mettant en lumière une « traite des êtres humains » dans le cadre d’un travail collectif.

Ce n’est pas en Mauritanie mais en France que ces indignités ont cours.

Comment est-ce possible ? Les inspecteurs du travail sont trop peu nombreux et parfois entravés par des administrations qui ne veulent surtout pas de vagues. L’affaiblissement du droit social ouvre des failles, le goût de nos gouvernants pour l’ubérisation a étendu le domaine du travail sans droits et le système favorise une course frénétique au profit. Nos libéraux prétendent qu’ainsi l’entreprise est plus libre...

Enfin, la fragilité des travailleurs sans papiers les expose à tous les chantages et aux emplois dissimulés. Au-delà de l’indignation, il faudra des combats de tous les jours pour éradiquer ce qui permet de flétrir ainsi l’humanité.

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