Capitalisme et écologie, une alliance contre nature

Le paradoxe est de taille. Alors que des centaines de milliers de jeunes revendiquent un changement de société pour sauvegarder la planète, que les mouvements sociaux refusent d’opposer fins de mois et fin du monde, EELV, sous la houlette de Yannick Jadot, paraît se convertir au « greenwashing », le maquillage vert sous lequel se dissimulent les choix de profits maximums des multinationales. ...

Articles Publiés dans l'Huma daté du 17 juin 2019

...Le mouvement ne se résume pas aux seuls appétits pour des fauteuils de maires. En reniant toute attache avec la gauche, le député européen signifie plus qu’une volonté hégémonique, manifestée à l’issue d’un succès électoral. Il induit une rupture avec l’ambition d’une transformation de la société vers plus de justice sociale et ­d’égalité.

La critique du capitalisme, de son exploitation forcenée de la nature tout autant que des hommes, de la domination des multinationales sur les choix politiques, est reléguée au second plan. Cette tentation a souvent émergé au sein de l’écologie politique. Elle a généralement été repoussée par les militants et s’est abîmée avec Brice Lalonde ou Antoine Waechter dans les fourgons de la droite, ou avec Daniel Cohn-Bendit, François de Rugy ou Pascal Canfin dans les wagons d’un libéralisme ripoliné. Le pire n’est donc pas ­certain.

La prise de conscience du risque environnemental et d’un changement radical des modes de production, de transport, l’impératif d’un changement nécessaire des relations entre les hommes remplaçant les ravages de la concurrence pour leur substituer la protection des biens communs ont gagné du terrain parmi les progressistes, les syndicalistes, les jeunes. L’opinion publique commence à mesurer qu’elle devra compter plutôt sur sa mobilisation que sur l’attendrissement publicitaire de quelques oligarques pour une espèce menacée, ou sur leur appétit pour un marché à prendre… EELV pâtirait de n’être que dans le vent et pas dans le coup.

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L’écologie peut-elle se passer d’être anticapitaliste ?

Marie-Noëlle Bertrand

En offrant ses faveurs « à la libre entreprise et l’économie de marché », Yannick Jadot, député européen EELV, engage son parti dans une rupture politique autant qu’économique. Et laisse entendre, faussement, que la crise environnementale pourrait se résorber dans l’économie libérale.

L’écologie est-elle soluble dans l’économie libérale ? La question est maintenue en suspens depuis la campagne des élections européennes et encore plus depuis leur conclusion. En décochant 13,5 % des voix le 26 mai, Yannick Jadot, tête de liste d’EELV, n’a pas uniquement créé une demi-surprise (depuis mars, des sondages laissaient entrevoir la possibilité d’un « coup » électoral pour la formation verte).

Il a rebattu les cartes d’une écologie politique qui avait finalement réussi à choisir son camp : la gauche. Ce temps a passé, ne cesse plus d’assurer le chef de file désormais élu, qui plaide pour une écologie centrale.

Une écologie qui ne serait plus ni de gauche, ni de droite, mais à même d’interpeller « toutes les familles de pensée qui se sont forgées dans un monde infini pour libérer la notion de développement de l’illusion productiviste et croissanciste », notait, dès septembre dernier, Julien Bayou, porte-parole du parti, interviewé par le média en ligne le Vent se lève. Épinglée, derrière ces mots, une gauche qui, pour défendre des valeurs sociales et solidaires, s’est construite sur des visées productivistes qu’elle partage à la droite.

Prétendue indépendance idéologique

Le PS, le PC, la FI sont dans la ligne de mire d’une partie des cadres d’EELV. Surfant sur une aspiration qui, cet hiver, a fait descendre dans la rue des citoyens de toutes obédiences pour exiger des décideurs qu’ils mettent en actes l’urgence climatique, ils autoproclament aujourd’hui leur indépendance idéologique comme un rempart à la crise environnementale. Quitte à jeter avec l’eau du bain une bataille antilibérale que les Verts avaient peu ou prou faite leur.

Née en bonne et due forme en 1974 avec la candidature de René Dumont à l’élection présidentielle, héritière antiproductiviste d’une pensée de gauche post-soixante-huitarde, tiers-mondiste, féministe, pacifiste, théorisée dans sa portée anticapitaliste par le philosophe Félix Guattari, l’écologie de gauche n’en est pas à son premier déboire.

« Le premier à la remettre en cause a été Antoine Waechter », rappelle Paul Ariès, politologue et penseur de la décroissance. En 1986, celui qui se hissait alors à la tête des Verts engageait la formation sur le terrain du « ni-ni » politique, déjà ponctué d’alliances avec le centre droit. « C’est Dominique Voinet qui, en 1993, marquera leur retour dans le girond de la gauche », reprend l’essayiste. Un come-back sacré par leur participation au gouvernement gauche plurielle du premier ministre socialiste Lionel Jospin, en 1998. Identifié comme un supplétif au PS, le parti a longtemps peiné à trouver ses propres marques. Mais chaque fois qu’il l’a fait, c’est à gauche que le fer a battu.

Daniel Cohn-Bendit, Jean-Vincent Placé ou plus récemment, Pascal Canfin, Pascal Durand et François de Rugy : ce sont ceux à qui cela ne convenait pas qui, souvent, sont sortis des rangs.

Est-ce à dire que Yannick Jadot signe, avec vingt-cinq ans de recul, la victoire d’Antoine Waechter ? « Non seulement, mais cela va encore au-delà », estime Paul Ariès. « Il introduit une seconde mutation idéologique.

Le ni-ni de Waechter était purement politique. Celui de Jadot est également économique, qui réhabilite l’économie de marché comme un partenaire à part entière de la lutte environnementale, au détriment de l’économie sociale et solidaire, ce tiers-secteur qui restait un pilier de l’idéologie écologiste. »

Certes, le député européen module ses propos en fonction de son public. « Il faut transformer le modèle de développement, sortir du capitalisme financier, combattre ce libéralisme prédateur », déclarait-il au magazine écolo et altermondialiste Reporterre le 14 mars dernier.

Une autre tonalité transpirait, quinze jours plus tôt, dans les colonnes du Point, où le candidat vert vantait « la libre entreprise et l’innovation », ou encore les compétences de Michel Barnier, vice-président du très libéral Parti populaire européen et candidat à la tête de la Commission européenne.

Ses salutations à l’économie de marché lui ont valu jusqu’aux égards du Medef qui, après avoir auditionné plusieurs candidats aux européennes, l’a jugé le plus convaincant de tous. Yannick Jadot « n’était pas dans l’écologie punitive et il a su parler du rôle des entreprises », estimait, fin mars, le syndicat patronal.

Cette réhabilitation, en outre, ne se fait pas sans un cortège d’autres ruptures. Sémantiques, quand le terme d’innovation technologique ou financière, cher au libéralisme, a pris le pas sur celui de créativité, prisé par le secteur de l’écologie sociale et solidaire. Rupture dans la chaîne des responsabilités, aussi, alors que l’idée du « tous partenaires » pour sauver le climat élimine l’idée de lutte des classes.

Or, au niveau mondial, « les 10 % les plus riches sont responsables de près de la moitié des émissions, et les 1 % les plus riches émettent à eux seuls plus de carbone que la moitié la plus pauvre de la planète », rappelle Thomas Piketty, économiste et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris, dans une chronique parue dans le Monde la semaine dernière.

« La transition écologique doit absolument être sociale », abonde Dominique Méda, philosophe et sociologue française. « À la fois par souci de l’efficacité – on ne fera pas la transition contre les gens – comme l’a parfaitement montré la révolte des Gilets jaunes, insiste-t-elle. Mais aussi parce que le souci de justice doit continuer de nous obséder. »

Celle qui a fait du travail et de la post-croissance ses sujets d’études va même plus loin, assurant que la reconversion écologique peut permettre de faire mieux en matière d’égalités. « La reconversion écologique va consister en une vaste restructuration industrielle. Des secteurs entiers vont fermer, d’autres, plus intensifs en main-d’œuvre vont se développer. Ce processus peut être très créateur d’emplois. D’une part, parce qu’une agriculture sans pesticides, des processus moins coûteux en énergie exigent plus de travail. D’autre part, parce que nous pouvons le distribuer et le partager comme on l’a fait avec la première loi Aubry, en réduisant collectivement la durée du travail. »

« Écologie positive » martelée

À entendre Yannick Jadot, enfin, le système, rappelé à l’ordre par une société politiquement œcuménisée, pourrait faire amende honorable et racheter ses fautes. Tout en se disant favorable « à la libre entreprise et l’économie de marché », le député européen martèle ainsi son envie d’une « écologie positive, pragmatique », qui viserait les solutions concrètes, tel le développement des énergies renouvelables.

En charge de l’Observatoire des multinationales, Olivier Petitjean n’y croit pas. « D’abord, parce que la visée du capitalisme est de faire des profits, dont la maximisation est incompatible avec la crise climatique et sociale que nous traversons », explique-t-il. Certes, dans le sillage de la COP21 et de la signature retentissante de l’accord de Paris, les grandes compagnies des secteurs les plus polluants ont fait mine de revoir leurs trajectoires. « Ce changement de discours des multinationales, entre autres pétrolières, est incontestablement lié à la pression de la société, mais il traduit un détournement du problème », poursuit le spécialiste.

D’abord, parce qu’en arrière-plan des discours ­surnage toujours, en contrepartie, le refus de toute contrainte imposée par les États. Surtout, « les analyses réalisées montrent que toutes les annonces faites en matière de développement des énergies vertes masque le fait que de nouveaux gisements de pétrole et de gaz continuent à être ouverts chaque année ».

In fine, aucune des grandes ­compagnies mondiales n’a encore, à ce jour, mis le pied sur une trajectoire d’émission compatible avec une limitation de la hausse des températures de moins de 2 °C.

Marie-Noëlle Bertrand

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Responsable de 0,9 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre mondiales,  le groupe Total a publié sa première stratégie climat en 2016, au lendemain de la COP21. Trois ans plus tard, l’Observatoire des multinationales, l’association 350.org et l’ONG Les Amis de la terre analysent les progrès réalisés par le pétrolier… ou pas. Ils relèvent ainsi « la disproportion entre les investissements de Total dans le pétrole et le gaz – 9,2 milliards de dollars en 2018 – et ceux dans le secteur décrit comme “bas carbone” – seulement 0,5 milliard ». Et soulignent que « les dirigeants de Total ont continué à miser sur le développement massif du gaz de l’Arctique russe, ainsi que sur celui du gaz de schiste américain et de son importation en Europe ».

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Total, EDF et les grandes banques françaises à l’assaut des énormes gisements de gaz mozambicain

Le Mozambique va-t-il se transformer en « Qatar africain » ? C’est en tous cas ce que souhaite son gouvernement, de même que de nombreuses multinationales occidentales, parmi lesquelles Total, Technip, EDF et les grandes banques françaises. Elles sont à la manœuvre dans des projets d’exploitation de gaz naturel au large des côtes du pays. Un terrible paradoxe, alors que le Mozambique vient de subir de plein fouet les conséquences concrètes du réchauffement climatique avec le passage du cyclone Idai, qui a laissé derrière lui un millier de morts et deux millions de déplacés....la suite :

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« Parler d’écologie et de libre marché est contradictoire »

Alexandra Chaignon

Saisie par l’urgence climatique, la nouvelle génération entend s’engager davantage dans la démocratie que dans la politique. Objectif : l’action collective concrète.

«Je suis très heureux que les jeunes se soient emparés de ce scrutin », se réjouissait Yannick Jadot, tête de liste Europe Écologie-les Verts (EELV), le 26 mai au soir. Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria, 25 % des Français de 18 à 24 ans auraient choisi le vote en faveur de l’écologie. Cela signifie-t-il pour autant que ces jeunes adhèrent à la stratégie « ni droite ni gauche » du nouvel élu européen ?

Léa, 15 ans, opine du chef. « Les déclarations de Yannick Jadot interpellent », explique la lycéenne de seconde à Montpellier (Hérault), qui estime que l’écologie « concerne tout le monde ». Adèle, en classe de terminale S et organisatrice des marches sur Angers (Maine-et-Loire) au sein du collectif Youth for Climate, va dans le même sens. « Il est possible de construire des choses avec des gens qui pensent autrement », avance la jeune femme de 18 ans.

Mais que l’ancien directeur des programmes de Greenpeace loue également « l’économie de marché et la libre entreprise » les laisse, en ­revanche, dubitatives. « Il est contradictoire de parler d’écologie et de libre marché, synonyme de pollution et d’incitation à la consommation », égrène Léa.

« Même rhétorique centriste que les marcheurs »

Rappelant que « le réchauffement va causer d’énormes problèmes sociaux », Adèle, de sensibilité de gauche et qui a voté pour la première fois en mai, relève, dans la même veine, que « le social va de pair avec cette question ».

« L’expression “ni de droite ni de gauche” finit par faire tomber Jadot dans la même rhétorique centriste que les marcheurs », assène un collectif écolo francilien de lycéens, d’étudiants et de jeunes ­travailleurs, qui préfère rester anonyme. « Quelle vision de l’écologie porte ce prétendu dépassement de la vieille ­alternative droite-gauche ? », interrogent-ils.

Au-delà, c’est l’envie de transformation immédiate qui s’exprime chez les jeunes et les pousse vers de nouvelles formes d’action militante, parfois hors partis quand ces derniers sont perçus comme incapables d’avancer les réponses ­attendues. « Le gouvernement se caractérise par son inaction », explique ­Montaine, lycéenne de 17 ans à Orsay (Essonne). « Les partis se divisent au lieu de faire des choses concrètes. Ce qu’ils obtiendront au niveau européen sera forcément limité. »

« Nous commençons à discuter avec les candidats aux municipales »

« Il n’y a pas que les partis qui peuvent nous faire changer les choses. Au niveau local, on peut aussi avancer », abonde Adèle. « Cantonner la politique à la démocratie représentative, c’est oublier que le monde politique est bien plus riche et qu’il commence en bas de chez nous », avance pareillement le collectif anonyme. « Chaque fois que nous allons dans les ZAD, que nous cultivons notre potager, que nous organisons des réseaux de solidarité et d’entraide, nous faisons beaucoup plus pour l’écologie que les partis. »

Léa, à Montpellier, n’oppose pas les deux. « Avec Youth for Climate, nous commençons à discuter avec les potentiels ­candidats aux municipales et travaillons à des propositions concrètes », explique la lycéenne. Celle, par exemple, d’organiser un référendum local sur l’utilité de construire un nouveau stade, « un projet qui mettrait en péril les dernières terres agricoles et annihilerait ce qui reste de mixité sociale autour du stade existant ».

Alexandra Chaignon

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EELV veut faire sans les « grands frères »

Audrey Loussouarn

Dans sa stratégie solitaire, le parti interprète son score aux élections européennes comme le signe qu’il peut se lancer à l’assaut des élections à venir sans étiquette de gauche, et surtout sans ses partenaires habituels.

Requinqué par ses 13,5 % aux européennes, EELV se prend à rêver. Le parti, porté par les mobilisations pour le climat de ces derniers mois, vise aujourd’hui la construction d’un « grand projet » à écrire avec les Français d’ici à 2022. Parce qu’« il nous reste dix ans pour agir, il faut voir plus grand et avoir le pouvoir très rapidement », explique Sandra Regol.

Quitte à passer à côté de discussions avec les formations de gauche, que la porte-parole d’EELV juge encore « très productivistes ». Pendant la campagne des européennes et jusqu’à aujourd’hui, Yannick Jadot, ancien allié de Benoît Hamon (PS) en 2017, a multiplié les messages de rejet à l’égard de « la gauche plurielle de 1997 », d’« un rafistolage du paysage politique du XXe siècle », jusqu’à mettre dos à dos ce « vieux monde d’une gauche et d’une droite qui ont échoué ». 

Au point de développer l’effacement du clivage gauche-droite, comme un certain Emmanuel Macron. Beaucoup à gauche l’ont bien remarqué. Ce qui les « agite », selon Sandra Regol, c’est qu’« essentiellement l’électorat de gauche a voté pour EELV alors que le parti n’a pas fait campagne avec le mot “gauche’” à chaque phrase ». Et d’assumer l’abandon non pas des valeurs de gauche mais du terme « trop longtemps dévoyé ».

Dans cette logique, David Cormand, patron des écologistes, imagine à l’avenir s’adresser aux « gens qui ont pu voter à droite » et travailler avec leurs représentants ponctuellement, comme c’est le cas au Parlement européen. « La nouvelle écologie est bien plus importante que la gauche car au partage des richesses, paradigme de la gauche depuis plus d’un siècle, s’ajoute depuis plusieurs décennies la finitude des ressources », pointe de son côté Karima Delli. L’eurodéputée va jusqu’à appeler « l’ensemble des partis de gauche (à faire) un bilan » sur leur rapport au nucléaire et à la croissance car, complète Sandra Regol, « on a besoin d’être sûrs que ceux qui partent avec nous veulent changer ce système, on ne va pas rejouer ce qu’a fait Macron »…

Les mises en garde se multiplient

EELV développe ainsi son propre « qui m’aime me suive », déjà testé par Jean-Luc Mélenchon.

Seulement, le parti n’a jamais réussi à confirmer ses essais sans la gauche. Sandra Regol tente une analyse : « Après notre score de 2009, il y a la déferlante verte aux régionales et le premier groupe à l’Assemblée – sur un accord, certes. Ce n’est pas “on fait des miracles aux européennes, puis on échoue sur le reste”. On est en capacité de pouvoir essayer de le faire (aux municipales). » « On n’a plus besoin d’argent de poche et de grands frères. On a longtemps été dans des alliances et la feuille de route n’a pas été respectée », tacle Karima Delli, pour qui « la société écolo avance plus vite que la politique ».

Malgré l’autosatisfaction, les mises en garde se multiplient à gauche. Certes, « les 13,5 % d’EELV ont une tout autre dimension politique que les 16,8 % de 2009 », souligne Noël Mamère, mais les écologistes « le savent bien, malgré leurs effets de manches, ils ne changeront pas le monde seuls sous leur panache vert ».

Et l’ex-député d’alerter sur une « écologie “identitaire” » et le « rêve irresponsable » d’EELV, qui pense qu’ouvrir un dialogue reviendrait à « sombrer dans la “tambouille politicienne” ». Il est rejoint par les signataires de la tribune « Convergeons ! » – Clémentine Autain (FI), Patrice Bessac (PCF), Guillaume Balas (Génération·s), Michèle Rivasi (EELV)… –, qui met en garde le parti : « Une hirondelle de 13,5 % de voix ne fait pas le printemps de la transformation sociale et écologique. »

« Les écologistes ne changeront pas le monde seuls sous leur panache vert. » Noël Mamère ancien député EELV

Audrey Loussouarn

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