Bal perdue

Fidèle chaque année. Elle est présente 365 jours. De nuit aussi. En toutes saisons. Elle attend à l’abri. Ses bras ouverts en permanence, pour tout le monde. Sans demander patte blanche ni noir. Ou d’une autre couleur. Nul contrôle au faciès social. Rares les lieux sans frontières Ni palpage ou camérage. Bienvenue au bal perdue.

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                                                                                  Fidèle chaque année.

Elle est présente 365 jours.

De nuit aussi.

En toutes saisons.

Elle attend à l’abri.

Ses bras ouverts en permanence,

pour tout le monde.

Sans demander patte blanche ni noir.

Ou d’une autre couleur.

Nul contrôle au faciès social.

Rares les lieux sans frontières.

Ni palpage ou camérage.

Seul face à elle,

au bàl perdue;

pas besoin de masque.

Pourtant, elle diffuse un virus.

Le sien ne bouffe pas les poumons.

Il oxygène la tête.

Parfois le cœur et le reste du corps.

Certains rêvent de l’Homme augmenté.

Elle le réalise jour et nuit.

Dans son petit labo de village.

Suffit de tendre la main.

Pour augmenter son point de vue.

Grimper plus haut que sa hauteur.

Redescendre aussi de son ego,

voir plus loin que son nombril.

Comment devenir cet Homme augmenté ?

Dans la BAL d’un bled perdu.

Pas si paumé.

C’est le centre du monde.

Avec des lignes venues de partout.

Elles vont et viennent.

Sur le fil du hasard.

Le Covid 19 a fermé les festivals.

Pareil pour les fêtes de village.

Pas de sueurs mêlées sous chapiteau.

Aucun bal en notre été masqué.

Sauf la Boîte à Livre.

Elle reste ouverte.

Pour vous faire danser.

Sous des étoiles d’encre.

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