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Billet de blog 13 sept. 2022

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Boîte à R

Sa boîte est unique. Personne d’autre ne peut avoir la même sur la planète. Une petite boîte qui se glisse dans la poche. Elle l'a toujours avec elle. Le don de sa grand-mère la rend invincible. Une boîte vide qui la protège de tout.

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             Sa boîte est unique. Personne d’autre ne peut avoir la même sur la planète. Une petite boîte qui se glisse dans la poche. Construite par de vieilles mains d’une femme aveugle. Ne lisant le monde qu’avec les doigts sur les visages de ses proches. Dont sa petite-fille. « Toi, tu changeras le monde. C’est écrit sur ton front. Je l’ai lu. Où que tu sois, oublie jamais d’espérer. Même quand tu seras désespérée. L’espoir c’est ce qui reste quand on a plus rien. Je sais ce que c’est que tout perdre. Mes yeux sans jour et nuit pourraient t’en parler des heures. L’espoir sera ton deuxième souffle. Mais oublie jamais tous les R de ta boîte. » Depuis son enfance, elle a juré de ne jamais s’en séparer. Toujours avec elle.

 Dès son plus jeune âge, on a essayé de lui subtiliser. D’une façon plus ou moins subtile. Ça a commencé sous le toit familial. Sa mère, ses frères et ses sœurs, voulaient l’en délester. Sans doute en partie jaloux de son héritage.Pourquoi à elle et pas aux autres ?  Son père était très inquiet de sa fascination pour le don de sa Grand-mère. Il a essayé de la décrocher de sa boîte en lui rappelant que sa grand-mère avait perdu la raison à la fin de sa vie. En vain. Parfois, elle parlait à sa boîte. Surtout aux périodes les plus sombres. Rares les jours à l’école ou dans les rues où il n’y avait pas une tentative pour essayer de voler ou de détruire sa boîte. Sans y parvenir. Sa boîte vide qui la protège de tout.

Peut-être qu’elle l’aurait aidé lui. Le même âge que lui à des milliers de km. La boîte à R lui aurait été utile chez lui et déjà à l’école primaire. Quand les premières guerres de l’existence débutent. Ce n’est pas une découverte que la cruauté commence dans la cour de récréation et les classes. Son premier chantier du monde. Très vite, il a pressenti ce qu’il allait expérimenter par la suite. La course au pouvoir, les t’es plus mon copain ou ma copine, les coups de poing, les moqueries, les trahisons… Le pire de l’humanité entre une centaine de gosses et une poignée d’adultes. À sept ans, il était déjà désillusionné. Ses yeux à peine ouverts, son regard usé.

Le collège a réveillé la violence sommeillant en lui. Dès le premier jour, une altercation avec un plus grand. Premier combat, première défaite. Mais naissance d’une rage qui allait le dévorer. D’enfant à boule de nerfs. À chaque coup reçu, le double en retour. Une vraie teigne. Un des meilleurs abonnés au passage chez le principal et aux exclusions. Intégrer le groupe des plus forts du collège ? Il aurait pu mais a refusé. Préférant la solitude. Au fil du temps, il est devenu de plus en plus fermé, recroquevillé sur son silence. Personne, ni sa famille, les profs, ni les élèves, ni les psys, n’arrivaient à lui faire décrocher un mot. Sa parole ailleurs que ses lèvres ou un clavier. Comme ayant compensé par un très large vocabulaire de signes et des gestes. Son silence toujours à deux doigts d’imploser. Jusqu’à une arrivée au milieu de sa quatrième.

Une fille est entrée dans la classe. Personne ne se doutait qu’elle avait une Boîte à R. Sa protection rapprochée. Elle a parcouru la classe du regard, un large sourire aux lèvres. Le principal a juste dit que c’était une nouvelle élève. Elle s’est présentée avant d’aller s’asseoir. Le principal, l’enseignante, et les élèves, tous bouche bée par son naturel. Déjà d’ici. Assise quelques tables devant lui. Elle a parlé avec sa voisine. Son accent était très prononcé. Mais on comprenait tout, par les mots et son regard. Chez elle dès son arrivée. Une sorte d’aimant de toute la classe. Même de lui. Bien qu’il essayait de se l’interdire. Confiné volontaire sur sa rive de silence. Refusant de sortir de sa zone de lucidité et hyper méfiance de l’autre. Pourtant, ce jour-là, il était incapable de ne pas se tourner vers elle. Chaque fois qu’elle croisait un regard, elle souriait. Un sourire enveloppant.

D’abord avec les filles. Plusieurs avaient décidé de s’occuper d’elle. Lui servir de guide dans le collège et la ville. Très vite, elle s’est émancipée de la tutelle bienveillante pour aller voir ailleurs. Voyageant des uns aux autres. Les yeux et les oreilles grands ouverts. Une voyageuse de conversation en conversation. Avide d’écouter et d’échanger. Elle est venue aussi lui parler. Il a froncé les sourcils et s’est éloigné. Deux jours après, elle est revenue à la charge. Même réaction de sa part. Elle a insisté. Il a fini par l’écouter. Sans daigner lui lâcher un mot. Son mutisme ne semblait pas la gêner. Entre deux voyages, elle passait le voir dans la cour ou à l’entrée du collège. Debout ou assise à ses côtés, sans parler. Jamais quelqu’un n’avait réussi à s’inviter aussi près dans son silence. Première fois qu’un corps près de lui ne le mettait pas sur ses gardes. Désillusions et lucidité semblaient fondre quand elle était avec lui. Ses armes déposées le temps de sa présence.

Qui était cette fille ? D’où elle venait ? Deux ou trois élèves, le principal, les profs, l’infirmière, avaient quelques réponses. « Arrêtez de penser à sa place et de traduire tous ses faits et gestes. C’est à elle de décider d’en parler ou pas. Pourquoi la forcer à évoquer son passé ? Vous voyez bien qu’elle met toute son énergie pour le présent. Elle poussera la porte de chez moi si elle le décide et qu’elle en a besoin. À l’observer, je peux vous dire qu’elle n’a pas besoin de moi. Et tant mieux. Faut lui foutre la paix et ne pas lui poser de questions. Mais essayer de répondre aux siennes si elle en pose. Présent sans être étouffant. Parfois la générosité à tout prix peut enfermer l’autre et faire beaucoup de dégâts. Laissez la vivre sa vie de collégienne. Ne la différenciez pas ; elle se bat visiblement contre ça. Voulant absolument être comme tous les autres élèves.». L’infirmière scolaire très en colère.

Il est assis à côté des fenêtres ouvertes de la salle des profs. « Incroyable tout de même ce qu’elle a traversé.». Une prof s’est mis à raconter. A voix très basse. Il s’est approché de la fenêtre pour écouter. La trajectoire de la nouvelle déroulée dans ses oreilles. Ses poings se sont fermés. Prêt à cogner. L’ennemi trop loin. Inatteignable. Avec en plus beaucoup de soutien. Une colère impuissante.Il s’est retourné. Elle bavardait avec deux garçons. Son sourire au cœur du collège et du monde.

Leurs regards se sont croisés. Lui dire qu’il savait ? Honteux de la regarder en sachant tout sur elle. Il a baissé les yeux. Que faire de tout ce qu'il venait d'apprendre ? L’infirmière a raison, a-t-il pensé. La laisser maîtresse des mots de son histoire. Il ne lui a rien dit. Se contentant de leurs silences partagés. Des moments très précieux pour lui. Et sans doute pour elle. Curieuse de chaque rencontre. En quelques semaines, elle connaissait la majorité des élèves. Pareil avec les profs avec qui elle bavardait très souvent. Une grande complicité avec l’infirmière. « À mon avis, cette gosse fera des études. Vraiment douée et en plus attentive aux autres. la guerre n'a pas détruit l’empathie en elle. Si elle reste là l’année prochaine, elle sera sûrement déléguée de classe. ». Il a eu soudain envie de passer en troisième. Lui qui ne rêvait que de quitter le collège. Ne jamais remettre les pieds dans une école. Sauf celle de ses longues promenades en solitaires. Sans sonnerie pour découper son temps.

Ni passage en troisième, ni déléguée de classe. « Le droit d’asile de sa famille a été refusé. Ses parents sont déjà en centre de rétention. Elle va les rejoindre. ». Comment répondre à ce coup ? Il était démuni. Ses poings, son front butoir, ses armes inutiles dans ce combat. Que faire ? Il l’a cherchée des yeux. Son sourire absent. Il a été interrogé ses meilleures copines. « Elle part ce matin. ». Ses copines collées les unes autres, sans un mot. Abattues. Un voile de tristesse flottait sur la cour du collège. Il a couru aux chiottes. Les yeux embuées de larmes. Il s’est aspergé le visage d’eau froide. La sonnerie a retenti. Une place vide dans sa classe. Il a fermé la porte. Des bruits de pas dans les escaliers. Il s’est glissé par la fenêtre.

À son arrivée, elle sortait de l’immeuble. Une voiture de flics garée devant. Un gendarme l’escortait. Elle avait un sac à la min. Il s’est précipité vers elle. «  Tu fais quoi, toi ? ». Le gendarme s’est interposé. Elle a souri. « C’est un copain du collège. ». Il a marmonné dans sa barbe « Je vous laisse deux minutes, pas plus. ». Puis il a fait deux pas sur le côté. « Je vais rejoindre mes parents. On va être expulsés. Mais je sais pas où. J’espère pas chez nous au Yémen. Papa est recherché et… On verra. ». Il a froncé les sourcils. « Je comprends pas. Y a d’autres familles de réfugiés qui ont eu leurs papiers. ». Elle a haussé les épaules. « Pas les mêmes bombes qui les tuent.». Elle a souri. « On dirait que la guerre chez nous tuent pas. Presque personne veut en parler chez vous. On est pas tombés dans la bonne guerre, me dit Maman. C’est comme ça. » Elle a soupiré. Que dire ? Il dansait d’un pied sur l’autre. «  Je voudrais te demander… ». Elle l’a fixé droit dans les yeux. Première fois qu’il voyait son visage aussi fermé. Plus une collégienne. La folie et la barbarie des hommes gravées dans son regard plus vieux que le monde. « Dépêche-toi. Mon temps est plus à moi. ». Il a pris une grande inspiration. « Comment tu fais pour toujours sourire avec tout ce… Moi, je... je… ». Il a armé son poing droit. Elle a fouillé dans sa poche.

Le flic a tapoté sa montre. « Ma grand-mère m’a donné un jour cette petite boîte. Elle est vide. Ma grand-mère m’a juste dit de mettre toutes mes douleurs et tristesses à l’intérieur et de secouer. Pour qu’elles disparaissent. C’est ma boîte à rêver, à rire, à résister, à râler, à… Tout ce que je peux pas dire avec des mots.». Elle lui a souri. « Tiens, elle est pour toi. Je crois que tu en as plus besoin que moi. Tes douleurs sont plus loin de toi que les miennes. Moi, je peux les toucher et les nommer. Pas toi. ». Il a refusé d’un hochement de tête. Le flic s’est rapproché. « J’ai pas que ça à foutre moi, les gosses ! ». Elle lui a glissé d’autorité la Boîte à R dans la main. Les deux collégiens immobiles face à face.

Raclements de gorge impatients. Le flic semblait gêné. Une gêne venue d’une ancienne cour de collège ? La tristesse d’une séparation de fin de vacances ? Des poussières d’enfance revenues danser devant ses yeux ? Un vieux gosse dans son uniforme. « Bon, allez… Échangez vos numéros pour vous dire le reste. ». Leurs doigts se sont aussitôt mis à pianoter à toute vitesse. « On y va maintenant, jeune fille. ». Il lui a pris le bras. Stupéfaite de ne pas sentir la pression habituelle des mains qui décident de votre destination. Un geste qui aurait pu être une invite à visiter un musée, aller au spectacle, manger au restaurant… Comme celui de son père avant de fuir des bombes vendues à des princes saigneurs de peuples. La voiture a démarré. Ils se sont arrêtés une vingtaine de mètres plus loin  au feu rouge. Elle s’est retournée. Il lui a adressé un signe. Elle a souri et agité sa main.. La voiture a disparu.

Depuis, ses sourcils froncent de moins en moins. Il parle de plus en plus. Pas la moindre bagarre. Quasiment chaque jour, ils s’envoient un ou plusieurs textos. « Nous sommes cachés dans une ville. Pour l’instant, ça va. Mais Papa et Maman disent qu’ils va falloir repartir. ». Il suit son parcours à distance. De nul en Géo, il est passé à imbattable. « La Boîte à R est toujours dans ma poche. C’est comme… Comment dire ? Un radiateur de poche qui me réchauffe même quand ça gèle dehors. Un jour, je te rapporterai moi aussi une boîte. Là où tu es. Je ne sais pas comment elle sera. Mais elle sera à toi. Je te le promets.». Une promesse qu’elle pense qu’il ne tiendra pas. Loin des bombes, il finira par l’oublier. Chacun son histoire tissée de jour en jour. Et c’est tant mieux qu’il m’oublie, nous ne sommes pas sortis du même ventre du monde ; le mien déjà piégé à l’intérieur, pense-t-elle. Sans jamais le lui écrire. Lucidité et tristesse très vite balayées. Sa Boîte à R est désormais entre d’autres mains. Elle ne le regrette pas. Au contraire. En le voyant débouler essoufflé et fou de colère devant l’immeuble, elle a su que c’était pour lui. Un cadeau aussi pour tout le collège.

Et pour toutes les mains tendues en France et ailleurs. Même si ce n’est parfois qu’un petit geste, une poignée de mots, un sourire, un pouce levé, une tape sur l’épaule… Malgré sa situation, urgente et vitale, elle s’est rendue compte que beaucoup de gens, avec ou sans toit sur la tête, semblaient perdus. Dont ceux qui les rejetaient en les insultant et leur rappelant qu’il y avait déjà assez de misère à leur domicile. Elle les a beaucoup observés. Leurs corps semblent lourds, un poids quotidien traîné comme un boulet. Ils tournent en rond dans une sorte de cage sans barreaux. Eux n’ont même pas la possibilité de fuir. Pourquoi fuiraient -ils ? Pas de guerre visible chez eux. Sauf celle de chaque début et fin de mois. Parfois, elle envie leurs «petits soucis ». En colère même qu’ils ne se rendent pas compte de leur chance. À d’autres moments, elle les plaint. Leur combat plus complexe que celui de sa famille. Comment résister à un ennemi spécialiste du camouflage et qui te rappelle sans cesse qu’ailleurs c’est pire ? Une autre forme de survie. Mais sans les bombes au-dessus de la tête.

Comment aurait réagi sa grand-mère en apprenant qu’elle a donné sa boîte protectrice ? Sans doute un grognement dissout aussitôt dans un sourire. Sans inquiétude sur l’avenir de sa petite-fille. Persuadée qu’elle s’en sortira toujours. Une battante. Elle sait la force de l’héritage léguée. Personne ne pourra la briser de l’intérieur. Quel que soit l’homme, la femme, en haut ou en bas des échelles de la planète; elle est invincible sous sa peau. Pas un mur ou une frontière ne l’empêchera d’être une femme digne, élégante, et forte. Toujours debout et assez puissante pour percer toutes les nuits de la bêtise humaine. Donner à la mémoire de sa grand-mère un autre monde que celui qu'on lui a volé; un soir d'été, une balle lui a volé la vue. Le chemin sera long. Elle le sait. Mais elle a encore une Boîte à R. Impossible de la perdre. Incontournable.

La Boîte à R sous sa poitrine.

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