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Billet de blog 15 janv. 2023

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Terre de regards

Six ans quand je me glisse sous ses draps. Ma mère dort profondément. Elle ne m’a pas entendu entrer dans sa chambre. Je descends sous les draps. Son souffle, le mien, son souffle… Nos deux respirations mêlées. Je me faufile entre ses cuisses. Pourquoi ? Parce que…Tu vois, ça, ce que je viens de te dire, je ne l’ai raconté à personne. Même pas à mes psys. Ni à mon fils.

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© Pascal Garnier

                    Six ans quand je me glisse sous ses draps. Un moment très bien gravé en mémoire. Je me souviens de tout. Ma mère dort profondément. Elle ne m’a pas entendu entrer dans sa chambre. Mon père est je ne sais où. Je descends sous les draps. Une douce chaleur. Comme à l'abri sous une cabane de tissu. Son souffle, le mien, son souffle… Nos deux respirations mêlées. Je me faufile entre ses cuisses. Sa peau est douce.  Pourquoi je l’ai fait ? Parce que… Pas sûr que tu me crois, mais tant pis… Je voulais revenir dans ma maison. La vraie et unique. L’autre maison, celle avec le toit bleu ou noir au-dessus des hommes, c’est pas ma maison. Et ça ne le sera jamais. Chez moi c’est dans elle. Pas ailleurs. Ma mère ne s’est réveillée que quand j’ai essayé de rentrer ma tête entre ses cuisses. Elle a sursauté et écarté les draps. Tu m’as fait peur, mon fils. Elle m’a juste pris dans ses bras avant de se rendormir contre moi. C’était… Elle est morte il y a deux ans. Sans jamais savoir que j'avais essayé de revenir en elle. Tu vois, ça, ce que je viens de te dire, je ne l’ai raconté à personne. Même pas à mes psys. Ni à mon fils.

Une salve de phrases rapides. Je suis resté muet. Faux ou vrai ? Je ne le saurais jamais. Peu importe en réalité. Le principal est l’instant vécu. Avec entre autres les révélations d’un semblable assis au bord d’un canal. Je fouille des yeux sa « fausse maison » sur un banc. Des poireaux sortent d’un petit sac à dos posé sur le bois décoloré. Une cannette métallique entamée à côté de l’homme jamais revenu dans sa première maison. Pas le profil habituel des punks à chien et autres zonards habituels en orbite autour des gares. Un maigre sourire aux lèvres, il se rassoit. Se relève et s’incline paumes serrées contre sa poitrine. Nous parlons un long moment. De temps en temps, il me prend le bras, le relâche et s’excuse en reculant d’un pas. Une lumière s’approche de plus en plus vite. C’est une femme en tenue fluo avec une frontale sur la tête. Il se met à rire. Encore une qui cherche sa vraie maison, me suis-je retenu de dire. Il se rassied. Je le salue et continue mon chemin. Avec ses propos en bagages.

Une fêlure de plus croisée en ville. Apparemment souvent en hôpital psy de jour d’après ce que j’ai compris. Adam Polo remonte à la surface. Bien longtemps sans avoir pensé à lui. « Il y avait une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte ; c'était un garçon démesuré, un peu voûté, et il s'appelait Adam ; Adam Polo. Il avait l'air d'un mendiant, à rechercher partout les taches de soleil, à se tenir assis pendant des heures, bougeant à peine, dans les coins des murs. » La phrase du superbe Procès Verbal m’est revenu en mémoire. Sans doute liée à cette rencontre. Une sorte de Adam Polo en chair et en os ? Sans la mer et un homme recherchant des taches de lumière. Essayant de saisir les regards des passants. Pour se sentir un instant avec l’autre ? Sortir en pointillé de sa solitude nuit ? Difficile de saisir une trajectoire d’homme en une seul conversation. Même avec la révélation de la virée entre les cuisses de sa mère. La prochaine oreille tendue aura la même histoire ?

Les yeux des villes et des campagnes. Des dizaines de millions à se croiser chaque jour. Avec beaucoup moins de regards que d’yeux. Sauf pendant le Covid. Le masque avait changé la donne. Pourquoi autant de regards détournés auparavant dans l’espace public ? Souvent pour éviter une main tendue en quête d’une pièce, d’un ticket-resto tant qu'il en reste, rarement une demande d’adresse depuis la généralisation des IPhone. Bien entendu la peur et l'appréhension de l’autre, pas de sa famille ni de ses autres. Qu’est-ce qu’il va me dire ? Qu’est-ce que je vais devoir lui répondre ? Pas de regard, pas de parole. C’était le contraire durant le Covid,.

Quand les passants, les voyageurs de bus, de métro, de TER, dans les commerces ; les uns et les autres, tous et toutes se cherchaient des yeux. Détachant leur regard de la lecture habituelle sur écran ou papier. Peu importait à ce moment la couleur de peau de l’autre, voilée ou non, pauvre ou riche, beau ou moche, con ou conne, intelligent ou intelligente… Toutes ces questions balayées par un essentiel commun. Nul besoin d’uniforme pour gommer les différences. Toutes et tous nous étions logés à la même enseigne. Celle d’un regard partagé. Un signe ostentatoire d’humanité passagère.

Quasiment pas de regards échangés dans la cave à vin. Le seul client me parle sans lever les yeux de son verre. Très difficile aussi de croiser le regard du vendeur. Contrairement à l’homme rencontré quelques minutes plus tôt. Et si c’était toi qui avais les yeux fuyants ? La question à peine posée qu’arrive la réponse. En effet, je ne regarde plus chaque individu droit dans les yeux. Comme il m’est souvent arrivé de le faire. Avec parfois  des «  on se connaît ? » ou «  tu veux ma photo ou quoi ? ». J’ai même eu le droit à la remarque d’un prof ne supportant pas que je le fixe. Tout à fait compréhensif que ça puisse être gênant, et même troubler le ou la scrutée. Mais en général, plus de l’étonnement que de conflit. Depuis quand ma fuite du regard ?

En fait, plusieurs périodes. Ma première fuite du regard est quand j’ai compris que j’étais pauvre. Ça, c’était fait. Une constatation générant d’abord de la honte. L’impression d’être sale, rien ne sert à frotter ; sale sous sa peau et dans ses veines. Aucun déodorant ni huile essentielle pour pouvoir camoufler l’odeur de la honte. Puis, après des lectures de fiction et autres recherches sur le thème des damnés de la terre, le premier ressenti les yeux baissé s’est mu en colère. Même si la honte était toujours présente ; à perpétuité ?

La colère refait son apparition de loin en loin, au fil des injustices vues, quelques-unes vécues, et surtout, plus forte, avec les humiliations visibles et invisibles; les féminicides, les Morts dans la rue, les noyés en Méditerranée.. Nous sommes nombreux à être indignés face à cette liste à rallonges des saloperies de notre jeune siècle. Mais ma colère d'aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’un gosse lucide - sans doute trop tôt ; soudain conscient de sa place de pauvre, gosse de prolo, il n’osait plus regarder les voisins de peur qu’ils se rendent compte de sa situation. Comme si le mot pauvre était imprimé sur chaque pore de sa peau. Ridicule dans un quartier populaire où tout le monde était dans la même situation que celle de sa famille. Quasiment que des pauvres sous tous les toits.

C’était avant qu’on ne fractionne la misère en  diverses petites niches: couleur de peau, religion, sexe, etc. Dans quel but ? Pour créer une course à la douleur prioritaire sur toutes les autres. Avec pour certains et certaines des places à prendre.  Pendant ce temps, les marchands de la nouvelle division ouvraient des boutiques spécialisés dans telle ou telle douleur, en dénigrant  bien sûr la vitrine de l’autre – une souffrance moins importante et peut-être même une contrefaçon. Pas un scoop la récupération politique et financière des réelles souffrances. La pub souvent plus rapide pour exploiter le filon des combats et causes légitimes. Tout s'achète et tout se vend. Même la sincérité peut trouver des vendeurs et des acheteurs. Déjà à l’époque de la colère naissante d'un gosse, la couleur dominant les autres était Argent. T’as de la thune ou t’en a pas. Pudding ou millefeuilles à la boulangerie. Un café ou un panaché. Jean 501 Américain ou imitation. La vraie différence dans sa poche ou sur son compte.

Certes, la domination a longtemps été de couleur blanche et masculine. Indéniable qu’ils ont dirigé la planète plusieurs millénaires, dirigés eux-mêmes que par l’appât du gain qui a foutu notre terre droit dans le mur. Sans toutefois oublier que la majorité des blancs étaient dominés par une minorité de blancs. La donne a changé de nos jours. Tout n’est plus d’un côté noir et arabe pauvre et, de l’autre, blanc et riche. Les dominants ont désormais toutes sortes de visages. Comme d’ailleurs les écrasés (double peine pour les écrasées). Retour à la case poche et compte bancaire. Dès qu’un basané, issu de milieu populaire, grimpe haut, plus haut encore, à l’échelle sociale ; qu’est-ce qu’il fait ? D’abord un déménagement pour un centre-ville, puis un changement de son carnet d’adresses, ses gosses éduqués dans une école publique ou privée d’un quartier huppé… Leur jeter la pierre ? Non. Le réflexe de tout gosse de pauvre est de s’éloigner de sa misère natale. D’autant plus avec comme passeport une CB ouvrant toutes les portes du monde. Et la couleur de peau ?

Même la CB la mieux fournie n’efface pas le faciès. Cependant, elle facilite nombre de transactions au quotidien. Depuis que je suis connu, les flics me prennent pour une blonde. Je ne sais plus quel humoriste basané a sorti cette formule- citée de mémoire. Excellente. Résumant en une phrase la réalité de notre époque. Perdurent le racisme et les contrôles au faciès. Un copain noir, auteur passé par l’ENA, se faisait contrôler comme tous les autres de la même couleur de peau que lui et pris dans une nasse contrôleuse. Lu mais pas vu à la télé. Quel flic contrôlerait l’identité de Zidane ou Mbappé ? Pourtant, ce même fonctionnaire de police n’hésitera pas à demander l’identité des deux gosses sur le scooter. Vous allez où ? Chez nous. Vous venez d’où ? Du terrain de foot. Pourquoi vous roulez aussi vite ? Pour pas se faire engueuler par nos darons si on est en retard. Fouille leurs sacs. C’est vrai chef, ils ont les crampons et le reste de la tenue. Peut-être un leurre. Fouille, y a peut-être de la came ou des trucs chourés. Les sacs vidés entièrement sur le sol. Y-a rien, chef, que des affaires de foot. Ok, on les laisse se tirer. On trouvera la prochaine fois. Les ados rangent leur tenue de sport et repartent en scooteur. Un duo de futurs champions du monde ?

Le contrôle de police récurrent m’a fait aussi changer de regard. Impossible de fixer un képi (désormais une casquette) droit dans les yeux. L’outrage-rébellion jamais très loin d’une interprétation d’un regard par une paire d’yeux assermentés. Le risque même pour un ado totalement inconnu des services de police. Ne pas les regarder vous rendait de fait suspect. Qu’est-ce qu’il à se reprocher celui là ? S’il vous plaît, sur le côté. Le vouvoiement de l’uniforme n’est pas toujours de sortie. Fouille au corps dans un couloir de métro grouillant de monde. Des frontières d'uniformes mobiles. Certes, il y a pire répression ailleurs, dans d’autres pays. Mais pas une raison pour ne pas dénoncer  ce qui ne va pas en France.Avec le temps et l’âge, les flics m’emmerdent moins dans les transports et dans les lieux publics. Bien que je ne sois pas devenu une blonde. Mais l’appréhension continue. N’en déplaise à certains, je ne me sens pas en total sécurité en croisant des flics. Ni en danger. Mais toujours une inquiétude. Sans mettre bien sûr tous les flics dans le même sac.

Et, contrairement à certains, je n’ai eu le droit au menu de ma jeunesse qu’a des contrôles à volonté, quelques petites claques sur le crâne, des plaqués-jetés contre le mur, une fois un flingue made in BAC sur le ventre, et un tout-venant de petites humiliations dans les plis de la ville. Banale  ponctuation de la trajectoire urbaine d’un jeune basané pas vu à la télé ni sur un terrain de foot au Qatar. Sans pour autant être tombé dans le raccourci : « Les flics tous pourris, racistes, etc. ». Même si on sait la radicalisation identariste chez nombre de fonctionnaires de police. La même que dans le restant de la société, avec une différence de taille : une assermentation et un flingue à disposition. Pourquoi encore cette irrépressible appréhension à la vue d’un gardien de la paix ? Faciès trop contrôlé craint même le flic tiède.

L’attentat chez Charlie, l’hyper casher, le Bataclan, et toutes les autres horreurs sanguinaires de bas du front fou de Dieu, ont influé aussi sur les regards en ville. Et aussi dans les villages de France et de peurs hexagonales. Nombre de citoyens et de citoyennes, même les plus tolérants du monde, ressentait une appréhension quand un basané empruntait avec eux le même wagon de métro ou voiture de train. Surtout, s’il portait un sac. Des yeux ont-ils scanné mon petit sac à dos en essayant de deviner son contenu ? Je n’en sais rien. Dans un TER, un jeune type avait balancé à un voyageur au regard rivé sur son sac : tu peux me le garder pendant que je vais pisser. Il était allé soulager sa vessie. Plus de sourires que d’inquiétude dans les yeux. Même le grand anxieux avait baissé sa garde. Le fond de l’air était indéniablement terroriste et tensions. Comme plus tard, il a été Covid. Avec un changement : le tueur pouvait avoir n’importe quel faciès,  de n'importe quel sexe, pauvre, riche, vieux, jeune… Une étrange période où tous les habitants et habitantes du pays se trouvaient sur le même plan de suspicion. Avec, dans ce malheur collectif, une belle chose : le retour du regard à regard.

Tout est désormais revenu à la normale. La plupart des yeux aimantés à nouveau par des écrans. Toujours autant de paumes ouvertes dans les rues, les gares, et les rames de métro. Les diviseurs de toutes les couleurs, de tout sexe, genre, continuent de diviser pour mieux régner sur leurs petites boutiques et faire prospérer leur business . Des individus, sincères, ici ou là, font de leur mieux pour colmater les fissures élargies par d’autres. Rien de nouveau sous le ciel de l’humanité qui avance et recule sans cesse. Avec des périodes plus ou moins sombres. Mais toujours la promesse d’une aube nouvelle. Sans elle, nous serions peut-être tous paumés. Comme ce type sur le banc tendant le regard comme d’autres leurs mains. Un homme qui ne reviendra jamais dans sa première maison. Condamné à  rester sous le même toit du monde que ses contemporains.

La réincarnation d’un personnage de fiction ? Revenu des années après avoir lu (à quatorze ans) le Procès-Verbal. Une claque qui m’a secoué. Le monde n’était plus divisé uniquement en riches et en pauvres. Sans doute ma première rencontre avec un «exilé de l’intérieur ». Une sorte d’inadapté, trop rêveur ? réfractaire ? rebelle ? pour enfiler la panoplie proposée par Papa, Maman, les enseignants, les politiques, et d’autres plus ou moins bienveillants. Peut-être qu’il n’est rien de tout ça. Interprétation d’une lecture datant de plus de quarante-cinq ans. L’impression encore tenace d’un ado – un étranger avec la distance du temps?- penché sur un des romans qui, sans le savoir à ce moment-là, allait profondément transformer le reste de mon histoire. Et me conforter dans mon désir d’écrire.

Un grand merci tardif à Adam Pollo. Et à son auteur qui a écrit aussi d’autres beaux et bons livres. Adam Pollo, né en 1963  sous tous les ciels sur la mer, est toujours présent sur une plage, dans un bar, à l’angle de la rue, assis sur un banc, à la fenêtre d’une cité HLM, dans un avion, sur le balcon d’une villa cossue, sous un abri-bus, sur les pelouses d'un square… Une silhouette solitaire visiblement en quête. Que cherche-t-elle?  Sans doute me replonger dans Le Procès-Verbal pour tenter de trouver une réponse à la quête de Adam Pollo. Et ce ce cherche ses clones en chair et en os sous le ciel du siècle.

Un regard de semblable ?

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