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Billet de blog 17 janv. 2023

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Capture de ciel

La poésie ne sauvera personne. Ni le monde, ni ses habitants. Et pas non plus la nature. Ce n’est pas son rôle. La poésie n’est pas une secouriste. Elle ne soignera pas un siècle sous respirateur et quasi en état de mort cérébrale. Aux humains de se démerder avec leur boue. La poésie n’est pas une infirmière.

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© Marianne A

« L'écriture m'a sauvé de l'asile, du meurtre et du suicide. J'en ai toujours besoin. Maintenant. Demain. Jusqu'au dernier souffle. »

Charles Bukowski

              La poésie ne sauvera personne. Ni le monde, ni ses habitants. Et pas non plus la nature. Ce n’est pas son rôle. La poésie n’est pas une secouriste. Elle ne soignera pas un siècle sous respirateur et quasi en état de mort cérébrale. Aux humains de se démerder avec leur boue. Et tout ce qu'ils ont détruit et pillé sans scrupules. La poésie n’est pas une infirmière ni une éducatrice. Elle ne peut rien pour la boue humaine semée depuis des millénaires. Trop tard. La poésie doit se dédier à la beauté.

Sa pensée au réveil l’étonne. Devenu lui aussi pessimiste ? Passé dans le club des « ce sera jamais mieux qu'avant »? Ne croit-il plus à la force du verbe ? Notamment de la poésie qui l’a sauvé. Les mots et la peinture sont ses béquilles. Pas un jour sans peindre ni écrire. Poépeintre, sourit-il quand on lui demande son métier. Mon frère jumeau est un vrai boulet. Sa sœur ayant prononcé cette sentence au collège. Des années durant, elle a eu honte de son frère «  pas comme les autres ». Insistant même pour changer de collège. Elle s’occupe désormais de sa promotion. Duo inséparable.

D’où vient-il ? De loin. Il le sait. Évoquer son voyage ? Nul besoin d’y penser ou d’en parler ; c’est gravé à jamais dans sa chair. Le corps d’un voyageur de l’innommable. Il a traversé, revenu de l’autre côté : la rive des inadaptés. Les trop ou pas assez. Conscient que, sans une rencontre, son histoire serait sans doute restée plongée dans le noir. Avec rideaux fermés sur le monde. L’innommable n’aurait pas eu un visage de mots et d’images. Un sauvetage datant de quinze ans. Toujours fragile ? Oui. Mais débarrassé de la peur d'avoir peur. Comment parvient-il à tenir cet équilibre au bord de sa nuit ? Grâce à un deal entre lui et lui chaque jour. Depuis un film jamais effacé.

Il lève les yeux. Le ciel n’est pas tombé. C’était une de ses peurs d’enfant. Après la lecture d’un conte. Il ne cessait d’en parler. A tel point que ses parents l’emmenèrent chez un psy. Rien de grave, les rassura-t-il, ça finira par passer. Jusqu’à l’âge de treize ans, pas de soucis. Un enfant comme les autres, même s’il communiquait très peu et restait souvent à l’écart. Avant de le retrouver cloîtré dans une cave. Son abri pour se protéger de la chute du ciel.

Une jeunesse rythmée d’allers-retours en structures psy. De nombreux professionnels s’étaient penchés sur son cas. Sans réussir à lui ôter sa peur ; une phobie que je n’ai jamais rencontrée dans toute ma carrière, disait un psychiatre au bord de la retraite. Avant le bruit du moteur. On entendait que lui dans le parc de la clinique. Il se souvient très bien de son arrivée. Une moto se gara sur le parking.  Une cascade rousse se libéra du casque. Vêtue d'un blouson de cuir,  elle portait un diamant sur l’aile du nez. Jamais il n’aurait pu imaginer que c’était la remplaçante de son psychiatre habituel. En arrêt pour un congé de paternité. Des années qu’il était suivi par la même psychiatre. La seule personne en qui il avait une entière confiance.Ce changement l’avait inquiété. Tous ses boucliers en alerte.

La remplaçante avait hoché la tête. C’était quelques jours après sa prise de fonction. « Je vous propose un deal. Mais vous n’êtes bien sûr pas obligé de l’accepter. » Il l’avait dévisagé. Le regard d’un garçon de seize ans qui ne croyait plus pouvoir être sauvée de sa profonde peur. Nombre de ses proches pensait qu’il simulait. Leur en vouloir ? Non. Une phobie très difficile à comprendre. Mais réelle sous sa peau à lui. Quelle était cette peur. De se retrouver sous le ciel. Il évitait le plus possible de passer en dessous ou marchait tête baissée, pressant le pas pour se retrouver à l’abri. Tant qu’il ne voyait pas le ciel, ça pouvait aller. Même si son ombre planait au-dessus des toits. C’est quoi ? Elle poussa vers lui un bloc de papier et une tablette.

Il fronça les sourcils. « Papier ou numérique. Pourquoi pas les deux, si vous préférez. ». Elle l’interrogea du regard. « Mon deal, si vous l’acceptez, est que vous preniez des nouvelles de lui tous les jours. ». Qu’est-ce qu’elle raconte, se referma-t-il derrière son mur invisible de protection. Personne ne pouvait l’atteindre. Elle toussota. « Vous devez vous demander qui est ce lui ? ». Elle se leva et ouvrit la fenêtre. « Le voilà. C’est lui. Le ciel qui, déjà dans la nuit des temps, faisait peur. Beaucoup ressentaient déjà une peur panique à l’idée que le ciel leur tombe sur la tête. Si vous voulez, je vous ferai passer des textes et des peintures sur ce sujet. Une peur qui...» Elle s’est interrompue. Son regard suivant le vol d’un oiseau.

Elle se frotta le haut du crâne. « Depuis quelque temps, des peurs dirons-nous moyenâgeuses sont revenues. Aujourd'hui, des gens pensent que la terre est plate, que l’homme n’a pas marché sur la lune. Et je vous passe les illuminati et autres obscurantismes. » Elle haussa les épaules. « Je ne dis pas que votre peur soit liée à tout ça. Mais la période que nous vivons est très confuse. Personne n’est imperméable à son environnement, surtout en notre ère d’information permanente, et bien sûr son inévitable lot de fake news. Et nous devons donc  tenir compte de tout. Quitte à éliminer au fur et à mesure ce qui n’est pas liée à votre peur. Mais aucune peur, même la plus irrationnelle,  n'est à négliger. Surtout quand elle est handicapante au quotidien. Notre travail est d’essayer de la comprendre. Mettre ensemble des mots sur votre peur. » Il n’a pas regardé vers la fenêtre. Une main sur la tablette. La psy referma la fenêtre et se rassit. Il sembla hésiter. Avant de poser son autre main sur le bloc.

Chaque jour, il dessina le ciel sans le regarder. D’abord en gris. Puis, peu à peu, il s’est servi de crayons de couleur. Pour finir avec de la gouache. Même gris pour ces premiers mots. Il n’imaginait  le ciel qu’en sombre. Avec toujours de gros nuages menaçants. Pour, comme pour ses dessins, il a fini par mettre des couleurs sur les phrases quotidiennes sur sa tablette. La menace toujours présente mais ponctuée de quelques trouées colorées. Une activité qui lui plaisait beaucoup. « À vous de décider de montrer vos dessins et écrits aux autres. Si vous le souhaitez, vous pouvez toutefois me les transmettre par mail ou en version papier. Mais pas une obligation. Ça vous appartient. ». Il ne lui a jamais rien envoyé.

Un matin, la psy buvait son café sur un balcon au premier étage. Dans la salle de pause du personnel. Au-dessous d’elle, il était assis sur un banc. Elle a esquissé un sourire et pris son I-phone. Le lendemain, elle l’a convoqué dans son bureau. « Je crois que vous serez bientôt prêt à quitter notre établissement. Avec bien entendu un suivi. On ne vous laissera pas tout seul. Mais, à mon avis, vous êtes proche de la guérison. De pouvoir au moins tenir votre peur en laisse. Pour qu’elle ne vous empêche pas de vivre. Dans tous les cas, vous verrez tout ça avec votre psychiatre référent. Je ne suis qu’une remplaçante. ». Il a plissé le front. «Je ne comprends pas. ». Elle s’est levée et a ouvert la fenêtre. Un souffle d'air chaud entra dans le bureau.

Elle a levé la tête et pointé le doigt. « Je sais que vous en avez plus peur. En tout cas, pas comme depuis de très nombreuses années. ». Il a secoué la tête en baissant les yeux. Visiblement pas du tout d’accord. Elle s’est retournée vers lui. «Vous ne voulez pas vous approcher. Je ne vous demanderai pas de regarder le ciel. Juste pour vous montrer un banc. » Il secoua à nouveau la tête. « Je vous ai vu hier assise sur ce banc. Et vous regardiez le ciel. Un très long moment. Pour le dessiner. » Il a redressé le buste, les yeux sur le fauteuil vide de l’autre côté du bureau.  « Pas du tout ! C’est pas vrai. J’ai trop peur. Si je le regarde, j’ai peur qu’il tombe. ». Elle a refermé la fenêtre et repris sa place. Sans un mot. Penchée sur son I-phone.

Il avait croisé ses bras. Comme lors de leur première rencontre. Au fil du temps, il avait fini par la regarder sans son bouclier. En plus de l’invisible. « J’ai fait un petit film. Je viens de vous l’envoyer sur votre adresse mail, avant de l’effacer. Vous êtes le seul désormais à y avoir accès. Vous vous souvenez de la première fois qu’on s’est vu dans ce bureau ? Qu’est-ce que je vous avais demandé ?  » Il a poussé un soupir.« C'était un deal. ». Elle acquiesça d’un hochement de tête. « Aujourd’hui, je vais vous en proposer un autre. C’est celui de regarder ce film. Au moins une fois. Après, vous en ferez ce que vous voudrez. C’est votre image. ». Il gigota sur son siège. « D’accord ». Puis il sortit du bureau les yeux au sol.

Des visionnages en boucle. Il le passait et repassait. Se persuadant que ce n’était pas lui. Sans doute une erreur. Un autre patient qui lui ressemblait. Impossible que lui puisse regarder le ciel et le dessiner. Impossible. La psy avait dû faire un montage. Mais si, c’est toi, finit-il par se dire. Acceptant la réalité. Au milieu de la nuit, il s’était levé. Debout devant la fenêtre aux rideaux toujours tirés. Sa chambre toujours plongée dans l’obscurité. Il a fermé les yeux et a légèrement écarté un rideau. Quelques centimètres. Les paupières toujours fermées. Et les rideaux de plus en plus écartés. Il a ouvert les yeux. Le regard sur le ciel, sans la moindre peur. Il a ouvert la fenêtre. Dehors, pas le moindre bruit. Première fois qu’il regardait aussi longtemps le ciel. Un large sourire aux étoiles.

Le jour à peine levé, il attendait sur le parking. À l’endroit où elle garait sa moto chaque matin. Il s’adossa contre un mur. Les yeux rougis par le manque de sommeil. Une lumière inhabituelle dans son regard. Et pas la moindre trace d’inquiétude. Un infirmier sortit de sa voiture. Il ne croisa pas les bras en le voyant. Très étonné de ne pas sortir son bouclier. L’infirmer le salua et se dirigea vers l’entrée. À une trentaine de mètres, l’entrée principale. Il l’avait franchi dans un sens et l’autre à plusieurs reprises. Le monde, de l’autre côté de la grille, lui donnait toujours l’impression d’un gigantesque manège où même avec de grands efforts, il n’avait pas sa place. Et encore moins le désir d’attraper la queue du Mickey pour gagner un nouveau tour. Regardant avec une pointe d’envie et parfois un haut-le-cœur les passagers du manège ; des habitués qui tournaient, tournaient, comme en orbite autour d’une histoire partagée par la majorité - impalpable  pour lui. Le moteur interrompit le fil de ses pensées.

Vous êtes bien matinal, dit-elle après avoir ôté son casque. Il dansait d’un pied sur l’autre. Toutes ses phrases préparées restaient coincées au fond de sa gorge. «Bon, je vais en profiter pour... ». Elle se roula une cigarette. Un geste prévu pour sa pause matinale, mais elle eut le pressentiment qu’il avait besoin de parler à ce moment précis et dans ce lieu. Pas dans son bureau ou une autre salle officielle. Il ne cessait de bouger. Elle fuma sans le regarder. «  J’ai… Je… C’est bon pour le deal. J’ai regardé.». Elle écrasa son mégot et le glissa dans un cendrier portatif en plastique. « Alors ? ». Il baissa les yeux. « Le ciel peut tomber. ». Je suis allée trop vite en besogne, pensa-t-elle aussitôt. Son patient encore assujetti à sa peur. Ce n’était pas le moment d’envisager la diminution des médicaments et encore moins une sortie. « Il peut tomber. C’est… Mais il ne tombera que sur mon bloc et ma tablette. ». Il releva la tête. Le regard sans le moindre nuage sombre.

Plusieurs semaines après, la remplaçante quittait son poste. Après avoir fait un tour de ses patients. « C’est pour vous. Ne l’ouvrez que quand vous serez sorti de l’hôpital. ». Il lui avait tendu une enveloppe. «Merci. ». Il avait haussé les épaules et bredouillé «  Envoir Madame » avant de s’éloigner à pas lents dans le couloir. Jamais plus, il n’a pas revu la psy. Elle était repartie avec un dessin et un texte. Pas n’importe lesquels. Un sourire satisfait en les voyant ? Un plissement de front comme quand elle voulait dire quelque chose d’important ? Comment avait-elle réagi ? Peut-être que la date ne lui disait plus grand-chose. Contrairement à lui qui n’oubliera jamais ce jour. Un matin d’été assis sur un banc. Le jour du film.

Ma collègue a fait du bon travail, constata le psychiatre après lecture des notes de sa remplaçante. Ils échangèrent un sourire.Vous pensez-vous aussi que je suis guéri ? Il regarda son patient. En effet, je pense que vous avez fait de très grands progrès. Il me semble à moi aussi qu’on peut réduire le traitement et que vous pouvez quitter à court terme notre établissement. Avec bien sûr un lien avec notre service à la moindre inquiétude de votre part. Il s’est levé et a regardé par la fenêtre. Je ne reviendrai plus ici. Pas la première fois qu'il l'affirmait. Chaque fois sûr d'en avoir fini avec ses ombres. Cette fois, sa prévision s’avéra. Même pas un coup de fil. Il avait traversé une frontière. Définitivement sur l’autre rive ?

La poésie m’a sauvé. Pourquoi elle n’en sauverait pas d’autres. Sa pensée du matin rectifiée. Il se resservit un café. Dans une heure, il a rendez-vous dans son « Local à mots et images ». Les participants l’avaient rebaptisé LAMI. Il y animait des ateliers d’écriture et de peinture. De moins en moins souvent, car ses travaux et déplacements lui prenaient beaucoup de temps. Mais il essayait d’y venir le plus possible. Transmettre ce qui l’avait sauvé est essentiel pour lui. Rappeler  que toutes les nuits peuvent avoir une fin, même si l’aube aura nombre de zones d’ombre. Il veut rendre ce que d’autres lui ont donné pour se relever. Sans la prétention d’être un quelconque guérisseur. Juste une grande empathie à la nuit des autres.

Pourtant, il va bientôt transmettre le relais. Se désengager entièrement de LAMI. Pourquoi quitter son «  bébé » après cinq années de fonctionnement ? Et en plus à un moment de grosse visibilité des huiles et de la presse sur le travail de sa structure. Cet éclairage récent était sans aucun doute un des éléments le poussant au départ. Toujours compliqué pour lui devoir parler devant des caméras et des micros. En plus de ses difficultés ordinaires à travailler en groupe. Préférant la solitude de son atelier et des promenades en forêt. Il a déjà envisagé ses successeurs : un homme et une femme, l’une peintre et l’autre poète. Ses derniers mois à animer des ateliers.

Il lève les yeux. Comme chaque jour, quelques mots et un dessin sur le ciel du réveil. Le tout collecté sur un bloc dont il scanne la page. Les lecteurs de son blog « Capture de ciel  » peuvent y avoir accès dès le matin.Je fais ça comme d’autres prennent des pilules à vie pour réguler leurs humeurs, se dit-il de temps en temps. Conscient de sa chance de ne pas être contraint à une chimie à vie, sauf s’il se venait à se rediriger vers l’autre rive. Plusieurs fois, il a essayé de se passer de sa capture au réveil. À chaque tentative, le ciel redevenait une menace. Pour l’instant, pas d’autres solutions pour évacuer sa peur au quotidien. Toujours inscrite en lui. Mais inoffensive.

Sous un ciel apprivoisé.

NB : Cette fiction est dédiée à tous les inadaptés, les qualifiés de boulet,les riens, les hypersensibles, les trop près du bord, les tombés, les relevés, les retombés, les relevés… Toutes ces femmes, hommes, enfants, de tout genre, assis en bout de table, recroquevillés ou souriant, parfois se marrant et faisant rire, mais rarement dans le «  bon ton » de la conversation. Tous les «  à l’Ouest » et décalés, etc.

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