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Billet de blog 24 mai 2022

Langue de honte

L'enfance est une maladie. Elle finit toujours par avoir notre peau. Sûrement son sentiment quand il en a gros sur la patate. Comme à travers ce film et d'autres sur lui. Avec l'impression qu'il retrouve les pires moments de ses premiers pas dans les rues Ça ne dure jamais longtemps. L'enfance redevient une douceur. Elle fait encore briller son vieux regard.

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GEN PAUL (1895-1975) Le joeur de guitare

                    L'enfance est une maladie. Elle finit toujours par avoir notre peau. Sûrement son sentiment quand il en a gros sur la patate. Comme à travers ce film et d'autres sur lui. L'impression qu'il revient aux pires moments dans les rues de ses premiers pas. L'enfance comme une maladie mortelle. Avec l'envie, indicible, tapie dans certains silences, de se foutre en l'air. Ça ne dure jamais longtemps. De belles premières images de son histoire remontent à la surface et recouvrent les moments sombres. Fin des pires images. L'enfance redevient une douceur. Elle fait encore briller son vieux regard. Mauvaise interprétation du film ou réellement le fonds de sa pensée ? Je me suis trop laissée aller à la fiction en le visionnant ? Difficile à dire. Je n'ai jamais rencontré cet homme. La première fois que j'en ai entendu parler c'était hier. Et en mal. En plus, je pourrais avoir l'âge de son arrière-petite fille. De nombreuses frontières entre lui et moi. Pas que celles des générations et de nos milieux d'origine. Nos points de vue sur le monde se trouvent aux antipodes. Lui le vieux macho réac d'une autre époque. Une carricature. Et moi quadra bien dans mon époque.  Aussi une caricature ? Nous n'avons rien en commun. J'éprouve mëme une profonde détestation de ce qu'il représente.  Comment avoir pu être très touchée par son histoire ?

       Un peintre se raconte. Sa vie c'était avant-hier. Mais ça pourrait être hier ou aujourd'hui. Quelqu’un d'autre que lui. Un homme racontant son enfance en quartier populaire. Avec la guerre. Pas derrière une ligne d' écrans de tablettes. La guerre dans son corps. Celle qui lui a fauché une jambe. C'est une ordure, a affirmé quelqu'un à table. J'ai tendu l'oreille. Toujours intéressé par les ordures et ceux qui les jugent entre la poire et le fromage. " Personne a le cul toujours propre. C'est comme l'haleine, pas fraîche du matin au soir. Mais on voit plus la saleté du cul de son voisin." Ce que me disait ma grand-mère maternelle. Au grand dam de mes parents considérant la formule vulgaire. Il ne cessait de la reprendre, au point même que ma mère, sa propre fille, la menaçait de ne plus me voir si elle continuait de me parler de cette façon. Elle la fermait en leur présence. Elle et moi échangions des sourires complices. Pressées de se retrouver toutes les deux. À se marrer et parler sans la censure de sa fille et ma mère. J'ai beaucoup appris de cette vieille toujours souriante. Me remémorant sa formule chaque fois que je suis péremptoire, voire méprisante et arrogante, pour revenir aux fondamentaux grandemeresque: d'abord me regarder le cul avant de critiquer celui des autres. Le juge de table avait des arguments notamment sur les relations de cet homme. Dont une ordure bourrée de talent par ailleurs. L'homme en colère contre le peintre savait de quoi il parlait. Mais, comme toujours, ne croyant pas le dernier qui a parlé, que ce soit un voisin de repas ou ma radio ou magazine préféré ; j'ai décidé d'aller fouiner. Trouvant  plusieurs entretiens avec ce peintre.  Qu'est-ce qui m'avait touché chez cet homme ? En partie sa langue jumelle à celle de ma grand-mère. Elle disait aussi "ma vieille et mon vieux " pour évoquer ses parents. J'avais l'impression de l'entendre. Même phrasé et intonation. Sa parole qu'on a essayé de rendre honteuse.  Faites taire cette vulgarité que mon oreille ne saurait entendre. La langue de ma grand-mère adorée.

        Une autre figure familiale m'a marquée. Ma grande tante cantatrice. Adorée de ma mère qui voulait toujours que j'aille chez elle. Inutile car jamais beaucoup cette femme. Pour mon quinzième anniversaire, elle m'a emmenée dans ses bagages lors d'une tournée. Plein de sons, d'images, des rencontres... Cette été que j'ai connu le loup. Plus exactement la louve dans son costume de régisseuse. Mon plus bel été. "Moi j'm'en fous j'ai du poil au cul. Ça m'tient chaud l'hiver. L'été j'me les fais couper. Pour mieux respirer. " . C'est elle qui me l'a apprise. En cachette aussi de la famille. Quand elle était en colère, elle me la chantait dans sa chambre de star d'opéra à l'hôtel. " Prochaine fois, je leur balance ce couplet aux pédants. Ils connaissent tout de la musique mais ne savent rien d'elle. Des snobs que Mozart et d'autres grands auraient vomi. La musique que je chante n'a rien à voir avec savoir se tenir ou pas à table. Ces cons prétentieux me gonflent. Heureusement que ce n'est pas la majorité des auditeurs qui viennent au concert." Sans doute grâce à ma grand-mère et ma Grande-Tante que je n'ai pas peur du mot cul. Ni d'autres qualifiés par certains de vulgaire. Le cul n'est pas toujours sale. Même si certains ne l'ont pas aussi propre que l'annonce leur carte de visite. Et grâce à ma tante que je suis devenue chanteuse.

           À cause, soufflerait ma compagne. Elle n'aime pas que ça ne marche pas. Pour elle, si tu ne t'es pas produit d'abord dans de grosses salles parisiennes, ensuite en tournée province, si ta voix n'est pas entendue sur des ondes nationales, si tu n'as pas des haies de pouces levés sur la toile, si tu n'as pas les étoiles ou like de magazines cotés à la bourse des Arts et Culture, si, si... si tu n'as pas ça plus ça ; alors tu n'as pas réussi. C'est ce que pense ma compagne. Ainsi que ma mère, d'autres membres de la famille, et des copains et des copines. Moi aussi, les jours de grand doute, je me mets à penser que je suis trop vieille. Et qu'il faut accrocher ma guitare au porte-rêves trop tard c'est fini". Revenir au principe de réalité et des surfaces de vente."Si elle a de quoi bouffer et qu'elle n'est pas aigrie, foutez-lui la paix. " Merci Grande Tata. Elle m'a pas mal soutenu. Ses mots d'artistes reconnus pesaient dans la balance." Parfois important de tendre l'oreille pour déceler la part de frustration dans la parole de l'autre. Et dans la sienne aussi. Au seuil de la mort, je suis frustrée de tout ce que je ne vivrai pas. Mon regard sur la jeunesse et les biens portants n'échappe pas à une pointe de jalousie. Jalouse de ce que je ne serai plus. Banalité de l'imperfection humaine. Nos défauts qui nous différencient des robots. Bon, j'arrête de parler de moi. Surtout, il ne faut pas que tout ce qu'on te dit t'empêche de chanter. Tant que ta voix te fait crédit. Et qu'elle a quelque chose à transmettre. Que toi à décider si chanter c'est essentiel ou non pour toi. Je t'embrasse ma petite-nièce préférée.". Son texto reçu en pleine nuit. Quelques jours avant sa mort.

         La trouille du temps qui l'entraîne seconde après vers la mort ? Sans aucun doute, une souffrance de ma compagne. Toujours à tenter de se rajeunir dans un repas ou sur son CV. Elle à cheval aussi sur le critère du bon et mauvais âge de la création, avant c'est bon, avant, après c'est foutu. Si la date de péremption du talent est de mourir à 28 ans ou réussir à trente, j'ai en effet tout raté. Comme mon idole Leonard Cohen qui a pas mal galéré et dû attendre ses 50 ans pour sortir le mythique “Hallelujah" . Les exemples de ce genre sont nombreux. Certes, tout le monde n'a pas le même talent que ces déjà trop vieux pour réussir qui ont réussi " hors du bon âge". "Ton programme avec plein de concerts et du succès me plaît beaucoup ma chérie, mais pas que moi qui décide." Chaque fois, un claquement de porte. " T'es qu'une handicapée de la réussite. " Elle a en partie raison. Mon prochain album sort dans deux mois. Trois jours après mes 47 bougies à souffler. Un deuxième album après sept ans de compo. Bon ou mauvais ? Place aux oreilles. Mais je suis fier de l'avoir fini. Loin des pouces baissés ou levés. Dans mon jardin de silence.

       Revenons à la voix du peintre. Sans aucun doute que son cul n'a pas été propre. Nombre de preuves à travers sa bio. Mais il me paraît pas entièrement sale comme l'affirmait le tribun de table. Bien sûr, certains actes et propos sont inexcusables. Et ils doivent être condamnés et punis par la justice. Mais réduire un individu a certains de ses mots, un ou plusieurs  de ses actes, une période de son histoire, c'est enfermer l'humanité. Faire croire  que le monde se divise entre les individus du clan du bien et les autres confinés à perpétuité dans celui du mal. Raccourci facile pour éviter de creuser plus loin et rassurant de se poser en habitant du pays du bien. Sans chercher la nuance, cette pénombre de l'être, qui fait de chacun et chacun de nous un éphémère singulier. Ce n'est pas ma grand-mère qui tenait ses propos. Même si c'était le fond de sa pensée. De qui étaient ces phrases ? D'un de mes profs de philo. Celui qui m'a donné envie d'étudier cette discipline. Jusqu'à devenir prof de fac.

         Le peintre continue de parler. Avec quelques silences où il s'absente. Imperméable à la caméra et à la journaliste. Ailleurs, loin, dans des paysages visités avec son édredon. Sincère ou hâbleur ? Sans doute les deux mêlés. Mais une part de lui est comme transparente. Même le plus malin, docteur es brillances, ne peut s'en servir pour vendre sa sauce. On ne maquille pas par l'intérieur des yeux. Tout y est inscrit. Premier et dernier regard. Comme l'intérieur des paupières de cet homme. On y voit son cul sale. Vraiment pas beau. La face moche. Mais aussi toutes les beautés de son histoire. La laideur ne peut pas occuper tout l'espace d'un individu, de sa naissance à sa mort. Toujours au moins quelques belles éclaircies, des pointes de lumière dans la nuit ordure. Sauf peut-être quelques individus. Des salauds intégraux. Le haut du panier de l'ordurerie. Rares modèle de pourritures mais existants.

     Ce qui ne semble pas son cas à lui. Contrairement à sûrement à certains de son époque. Notre époque a aussi ce genre de spécimen de salopards irrécupérables. Ceux pour lesquels d'aucuns souhaiteraient le rétablissement de la peine de mort ou, contre toute forme de réinsertion, seraient pour la chaise électrique mobile à perpétuité. Après l'avoir écouté, j'ai passé une soirée avec mon copain juge de table. Nous en avons reparlé. L'alcool aidant, il a commencé à se déshabiller de l'intérieur. Pour, au cœur de la soirée avancée, dévoiler des pans de son cul. Pas si propre que ça. Mais, ni juge ni procureur, je ne vais pas balancer. Même si notre époque est plutôt du signe de la balance. Avec certaines opérations légitimes qui ont fait avancer les choses. Balancer pour faire dégringoler les ordures de toute sorte qui harcèlent et violent. Bravo et merci à celles et ceux qui ont le courage de dénoncer et coller un coup de pied dans la fourmilière du silence. Combattant sans pour autant penser ou laisser penser que les porteurs de couilles, les blancs, les pas comme nous, sont tous à faire tomber. Balancer, comme une forme d'antiracisme, ne doit pas devenir sa p'tite boutique sur les grands boulevards numériques. Les combats légitimes peuvent devenir d'excellents produits d'appel. Mais les souffrances réelles méritent mieux qu'un code-barres. La dignité n'a pas de prix.

         Ma grand-mère aurait du mal à parler aussi librement. Ma tante aussi, pour d'autres raisons. Prolote blanche, gouailleuse comme ce peintre, ma grand-mère avait sans aucun doute des " pensées par très propres" véhiculées par l'air du temps et quelques apprentis-sorciers en mal de pouvoir. Pas une sainte parce qu'elle était prolo. La misère n'adoucit pas les mœurs. Au contraire. Les pensées sales de ma tante et d'autres sans doute mieux emballées. Plus je grandissais, plus je sentais que ma grand-mère avait honte en ma compagnie. Invoquant des prétextes pour m'éviter. Comme si elle avait fini par intérioriser la projection de ma mère. Un mauvais exemple pour moi. Un soir, je l'ai engueulée. On a jeté ensemble sa honte à la poubelle avant de se marrer. Et aujourd'hui, au fond du regard de ce peintre qui a eu son heure de gloire, je vois la même chose que dans les yeux de ma grand-mère. La tendresse sans frontière ni couleur. Celle des grands êtres même à ras du trottoir. Pétris dans la farine ombres et lumière de leur histoire. Des traversées singulières.

          Pourquoi est-ce que je peux raconter tout ça sans grand souci ? Difficile de m'accuser de telle ou telle phobie. Parce que je suis femme philosophe métisse lesbienne issue de quartier populaire par ma grand-mère? Ce serait trop facile. La parole est de plus en plus libérée, pour toutes et tous. Guère un hasard si beaucoup prennent la toile pour une vaste déchetterie ouverte 24 h 24. Je ne prononce pas ses paroles parce que j'ai tel rôle social. Non. Je peux dire ça parce que je me l'autorise. La liberté d'expression ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. La mienne idem. Et surtout parce que je sais penser contre moi. Et ne pas prendre pour argent comptant ce que pense et affirme " mon entre soi.". Comment se nomme ce refus de " penser droit" et dans le même sens que les autres ? Juste trois mots. En les pratiquant, on a plus d'ennemis que d'amis. Mais les vraies amitiés perdurent. Dont celle de son miroir. Ce qui n'empêche pas les critiques. Une bonne parole en direct quand je sombre dans la suffisance et dans la sentence de celle qui sait tout. À force d'être toujours du bon côté, on finit par croire qu'il n'y a pas d'autres côtés que le sien. Ce n'est pas possible. Encore moins qu'ils puissent être aussi de bons côtés. Le nivellement par son point de vue. Ne plus rien voir que son entre soi. Quel est ce passeport pour rester ouvert ?

            Sa remise en question.

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NB: Une fiction inspirée de cette vidéo et d'autres sur Gen Paul.  Pas refaire son procès, c'est déjà fait. Un soir, apprécier sa gouaille et sa peinture ont généré une polémique de repas arrosé. Avec pouces levés et baissés entre deux verres remplis de "c'est moi qui parlerait plus fort que toi". Notre époque plus procureuse et sentencieuse que les précédentes ?  Plus la tentation de vouloir que tout le monde marche au même pas  que le sien ? Les uns et les autres plus enclins à être des donneurs de leçons de " bien penser" et de comment vivre ?  Les futures générations nous donneront la réponse après notre mort.  Reproduiront-ils nos pires travers contemporains ?

       Gen Paul et son ami Louis-Ferdinand Céline dessinés par Christian Creseveur:

© Christian Creseveur

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