« Ya Rayah » Lovely

Racisé est triste. Son compagnon a fait sa valise. En lui laissant une lettre d’adieu sur la cuisine. Une poignée de mots cinglants. Toutes ses récriminations en quelques lignes. Plus violents que leurs engueulades habituelles. Depuis son départ, il sent comme un vide. Incapable de vivre sans son compagnon. Se détestant mais inséparables. Compagnons de la même impasse ?

Rachid Taha & Catherine Ringer - " Ya Rayah " Victoires de la Musique 2015 © Les Victoires de la Musique


               Racisé est triste. Les yeux embués devant la vitre à fouiller la rue du regard. En vain. Il s'en veut. Pourquoi lui avoir balancé une telle saloperie ? Comme si son compagnon avait piloté un bateau de négrier ou manier la Gégène. La conversation avait très vite dégénéré. Chacun, de son côté du lit, à agonir l’autre de reproches. Jusqu’à ce que son compagnon aille dormir sur le canapé. Chacun se retrouvant dans ses pensées. Avec un point en commun : l’autre a tort. Dans la nuit, son compagnon a fait ses bagages. Un départ discret. Lui laissant une lettre d’adieu sur la cuisine. Une poignée de mots cinglants découvert au réveil. Toutes ses récriminations ramassées en quelques lignes. Incontournables. Et sans la moindre possibilité de réagir. Tenter de s’expliquer. Le mot sur la table l’a abattu. Beaucoup plus que leurs engueulades habituelles. Même les plus dures n’ont pas eu autant d’effet qu’une feuille de papier sur la table. « Notre histoire est impossible. Trouve quelqu’un comme toi. Et moi, je vais faire la même chose. Toi et moi, nous n’avons rien à foutre ensemble. Si ce n’est se déchirer. ». Depuis son départ, Racisé sent un vide. Incapable de vivre sans son compagnon. Malgré tout, l’un et l’autre sont devenus inséparables. Leur histoire date de plusieurs décennies. Une fusion encore plus forte ces derniers temps. Comme des frères jumeaux. Se nourrissant l’un de l’autre. Souvent à coups de crocs et griffes. Mais sans aliment quand l’autre s’éloigne. Se détestant mais inséparables.

     La tristesse est arrivée d’un seul coup. Comme un rideau opaque sous la peau de Raciste. Le monde soudain filtrée par cette nuit intérieure. Il n’a pas pu aller plus loin. Son billet de train dans la poche. Raciste a calé sa valise. Puis il s’est assis sur un banc. Dans un square pris d’assaut par des élèves d’une école primaire. Il les observe. Leur présence l’apaise un peu. Il esquisse un sourire. Pourquoi la planète n’est-elle pas qu’une cour de récré d’école ? Ne plus sortir des premiers pas de l’enfance. Que des milliards de gosses comme ceux qu’ils voient autour de lui. Bien sûr, il sait au fond de lui que tout n’est pas joyeux durant l’enfance. Bien placé pour le savoir. Un blanc de la classe moyenne, fils de prolos blancs. Semblable à son compagnon sur ce point : deux gosses de pauvres. La couleur du frigo souvent vide qui les a réunis ? La promiscuité de leur quartier d’origine ? Autre chose ? « Non ! C’est à moi ! ». La réalité lui donne très vite raison. En face de lui, un garçon se bat avec un autre pour le jeu du bac à sable. L’instit obligé de s’interposer. Plus loin, une petite fille se trouve toute seule dans son coin. Elle est en larmes contre un arbre. Tandis que d’autres petites filles la montrent du doigt en ricanant. L’enfance n’est pas non plus un paradis. Mais tous ces gosses, comme une volée de moineaux dans le square, lui rappelle une rencontre. Décisive pour lui. Même si c’est sa plus problématique. Sa rencontre avec Racisé.

      C’était en CE2. Un coup de foudre à six ans. L’un et l’autre ne se lâchaient jamais d’une semelle. « Ceux-là sûr qu’ils vont finir par se marier.». La blague d’une des enseignantes. Pourtant, déjà à l’école ; un couple plus qu’improbable. Comme un pied de nez à la réalité environnante. Une relation, si intense, paraissait impossible au regard de tout ce qui les séparait. Chacun sur une rive différente. Bien qu’habitant à quelques centaines de mètres. Mais séparés par une frontière en béton mental. Le mur de haine des familles Raciste et Racisé. Elles ne pouvaient pas se supporter. Ne s’adressant jamais la parole à l’entrée de l’école. Pourquoi une telle haine ? À cause de ceci ou cela. Certains ont des explications. La colonisation ? Le pain de moins en moins présent dans les quartiers populaires ? Une haine venant de plus loin ? Du temps de cerveau reptilien ? Peut-être simplement une haine par habitude. Rassurante car on la connaît. Et la flemme de devoir changer ses habitudes. Toujours plus de questions que de réponses, comme le prouve l’érection de plus en plus de murs. Visibles ou invisibles. Mais bien solidifiées par untel ou unetelle en quête de voix ou autre pouvoir. En tout cas la famille Raciste veut rester chez elle. Entre-soi. Pareil pour la famille Racisé. Ce ne sont pas les seuls dans leur quartier. Toutefois les murs de la majorité des habitants du quartier son moins solides. Rien à voir avec la muraille des familles Racisé et Raciste. Même si deux gosses de six avaient découvert une fissure avant de l’agrandir pour passer le bras et tout le reste du corps. Chaque famille mécontente de voir son gosse sortir main dans la main du rejeton de l’ennemi. Un truc de gosse qui s’effacera, se disait chaque clan. Persuadé que tout allait revenir dans l'ordre. Chacun chez soi avec sa haine. Erreur. Leur histoire n’a jamais cessé. Pour le meilleur et le pire. Avec avantage au pire. Les murs ont la vie dure. Surtout en une période les préférant aux fenêtres.

    Autrement dit, c’est un couple très passionnel. D’aucuns diraient des chieurs se cherchant sans cesse des poux dans la tête. En effet, pas un jour sans une engueulade. Même pour des broutilles. Chacun toujours à décortiquer les propos de l’autre. En permanence à l’affût du moindre faux pas. Pourquoi emploie-t-il ce terme ? Que cherche-t-il à dire sans le dire directement ? Discrimination ? Mépris ? Condescendance ? Désir de vengeance ? Culpabilisation ? Chaque mot scanné. Comme s’il pouvait cacher telle ou telle mauvaise pensée ou volonté d’écraser l’autre. Faut avancer avec méfiance. Anticiper des mines anti-conversation à chaque détour de phrases. À force de ratisser, on finit par tomber sur l’une d’entre elles. Nombre de ces mines explosait du matin au soir. Ainsi que dans le lit. Même les silences étaient bourrés d’explosif. Pourquoi ne pas se séparer ? Une question que se pose tout le monde. Notamment leurs amis et la famille. Sans oublier les voisins aux premières loges de leurs engueulades au quotidien. D’autres, avec les mêmes soucis, ne se voient plus. Revenus dans leur famille ou communauté d’origine. Avec l’assurance de beaucoup moins de conflits. Plus difficile de s’engueuler avec que ses miroirs à domicile.

         Restés ensemble à cause des enfants ? Ils n’en ont pas. Pour des problèmes de fric ? L’un et l’autre tout à fait capables de subvenir seul à ses besoins. Des problèmes d’infidélités ? Non. Même s’ils ne brident pas leur regard respectifs sur de jolies formes passagères. En quelque sorte des infidèles non-pratiquants. Ce qui n’empêche pas que le moindre regard sur un « étranger » puisse engendrer de grosses colères. Parfois une valise remplie à la hâte avec des « T’as qu’à vivre avec lui. Tu me reverras plus.». Et l’autre de gueuler par la fenêtre. « Casse-toi ! Retourne d’où tu viens !». Et une voix en écho du jardin : « Garde tes racines pantoufles aux pieds. Moi, je suis libre comme l'air. Pas comme toi des boulets de naissance. ». Tour à tour la valise de Racisé ou de Raciste remplie avant le claquage de porte. Des séparations plus ou moins longues. Pour le plus souvent s’achever sous la couette. Les corps et les esprits usés par la bagarre. « C’est trop con de faire tous ces détours finir par se faire plaisir. Autant commencer par ça.». Pourquoi, sachant qu’ils étaient inséparables, perdre autant de temps en conflits ? S’ils avaient la réponse…

        Tous deux en souffrent. Ils le savent. Un couple néanmoins capable de parler et d’étaler ses maux sur la table conjugale. Se jurant chaque fois de ne pas retomber dans les mêmes travers. Régler leurs différents d’une manière plus sereine. « Pourquoi se prendre autant la tête ? Nous savons bien que nous ne pouvons pas nous passer de l’autre. C’est comme ça. On vit ensemble depuis nos premiers pas. Nous sommes liés. Même si...». Froncement de sourcils. « Qu’est-ce que tu veux dire par « Même si… » ? Haussement d’épaules. « Mais rien du tout. ». Les sourcils encore plus verrouillés. « Je te connais bien. C’est écrit sur ton visage que tu ne dis pas ce que tu penses. Même si quoi ? Crache ce que tu as sur le cœur. ». Et c’était reparti. Un spectacle pour le couple de voisins avec les yeux à leur fenêtre. De l’autre côté de la haie de thuyas. Comment cesser cette guérilla permanente ? Prendre rendez-vous avec un psy de couple ? Ils y ont pensé. Mais la couette toujours plus rapide que le divan. Que faire pour tempérer leurs relations orageuses ? Tenter de moins se déchirer ensemble.

      Racisé à le nez collé à la vitre. Incapable de détacher les yeux de la rue. De plus en plus inquiet. Envoyer un texto ou pas à Raciste ? Toujours la même question. Lequel des deux qui brisera la gangue de l’orgueil ? Jamais le même. Celui qui prend l’initiative trouvant souvent un prétexte matériel pour appeler l’autre sans entamer trop sa part d’amour-propre. Comme dans nombre de couples. Vibration dans sa poche. Un texto de Raciste ? Il détourne les yeux de la vitre. Un large sourire aux lèvres. Le regard rivé à son Smartphone. Une pub. Son visage se referme. Dégainer le premier ses mots pour briser le silence ? Il en meurt d’envie. Tout en sachant que ce ne sera pas facile. Que écrire pour ne pas déclencher la susceptibilité de l’autre ? Compliqué dans leur relation si tendue. L’un fliquant les propos de l’autre. Et inversement. Le moindre mot, interprété de telle ou telle façon, peut envenimer le conflit du jour. « La parole, c’est important. Essentiel. Débattre pour éviter de se battre. Vous devriez essayer.». Les conseils d’un jeune couple. Ils vivent ensemble depuis peu. Inséparables eux aussi. « N’importe quoi. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Intersectionnalité et Universalisme donnant des leçons de débat. Ils s’engueulent presque autant que nous. Et pourtant depuis peu ensemble. Qu’est-ce que ce sera quand ils seront un vieux couple. C’est comme Athée et Croyant, Antisémite et Antisioniste, Péesgé et Oème, Islamogauchiste et Identitaires Franceculture et Europeun, Béféme et Arté, Mixte et Nonmixte, Végan et Viandard, Classique et Contemporain, et d’autres. La liste est longue des couples se bouffant la gueule. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons.  Mais restant toujours ensemble. Ou à proximité. S’épiant en permanence sur les réseaux sociaux. Certains en veille quotidienne. Incapables d’indifférence pour l’autre détesté. Attirance et Répulsion, sont-ils le plus vieux couple de l’humanité ? ». C’est leur cas de Racisé et Raciste. Chaque membre de leur couple en colère. Une colère contre l’autre. Quelques fois une colère se trompant de cible. Mais toujours le plus prêt qui trinque.  Difficile pour eux deux de se parler sans se déchirer. Pourquoi l’autre à tort ? Parfois juste parce qu’il est l’autre. Rien de toujours rationnel dans les déchirements de proximité. L’un et l’autre sur le qui-vive. S’espionnant et se querellant. Fébrile et toujours sur une ligne de fracture. Et inexistant l’un sans l’autre.

         Un groupe de jeunes entre dans le square. Avec force bruit. Leurs voix emplissent tout l’espace. Encore des racailles de cité, s’agace Raciste. Ils passent devant son banc. Lui les fusille du regard. Eux aussi. Nul besoin de faire les présentations. Le groupe s’installe un peu plus loin. Ce sont eux le principal problème de ce pays, ressasse-t-il. Persuadés que ces jeunes représentent tous les maux du pays. Pour ne pas dire de la planète et de l’univers. Terrorisme, vol, insultes, bagnole cramée… Tout dans le même paquet. Rare le jour où il ne balance pas sur la table un élément du jour alimentant sa machine à détestations. « Tu fais chier avec ta litanie made in CNews. Bien sûr qu’il a des abrutis et de gros cons parmi les métèques comme moi. Et même des barbares. Mais ne me dit pas que l’homme blanc sur la planète a les mains propres. Lui aussi en commet des saloperies. Autant que tous ceux que tu me cites à longueur de journée. L’homme blanc a peut-être une plus grosse ardoise que les autres. Depuis le temps qu’il est le premier dominant du monde. Et donc prédateur. ». Racisé réplique systématiquement. Ce qui entraîne un retour de Raciste. Et une engueulade toute fraîche du jour. « Moi, je le nique ce bâtard.». Raciste croise le regard d’un des jeunes. La phrase adressée à lui ? Un échange agressif à distance. Si ma gueule ne lui plaît pas, il a qu’à se tirer du square. Pensée jumelle du jeune et de Raciste. Sous un soleil de printemps. Avec des rires et des cris de gosse heureux de sortir de leur salle de classe. Une main se pose sur l’épaule de Raciste.

     La porte grince. Tous deux rentrent main dans la main chez eux. Première fois que Racisé se sert de la puce. Il l’a collée dans la valise de Raciste. Pour toujours savoir où il se trouve. C’était après une de leurs séparations - la plus longue - qu’il a pris peur et acheté cette puce de géolocalisation. Très inquiet de ne plus le revoir. Sans se douter que Raciste a placé le même genre de puce dans sa valise à lui. Ravalant son orgueil, Racisé est allé le chercher au square. Longue, très longue conversation, avant de revenir ensemble sous leur toit. « Les tarlouzes sont de retour.». Racisé se plante au milieu du jardin. Face à leur couple de voisins. Un sourire mêlé de haine et de bêtise barre le visage de la femme et de l’homme. « Bravo ! Vous avez retrouvé votre cerveau. Il flottait dans votre fosse septique. C’est ça qui pue tant. Une infection pour tout le quartier. Le cerveau de deux hétéros blancs qui pue la merde.». Raciste le tire par le bras et l’entraîne à l’intérieur. Sous les insultes des voisins. « Ce sont eux qui m’ont cherché.». Racisé est encore sur les nerfs. « Laisse tomber. On se fait un apéro.». Racisé acquiesce de la tête. Avant d'ouvrir à leur chat.

      L’orage est passé. Racisé et Raciste sirotent le verre de leur réconciliation. Ils parlent de choses et d’autres. Mais Raciste ne semble pas très à l’aise. Il ne cesse de gigoter sur le canapé. Il se frotte la joue. « Y a un truc que t’aurais pas du dire.». Racisé le dévisage. « Quoi ? ». Raciste hoche la tête. . Le dire ou se taire ? « Pourquoi tu les as traités de sales hétéros blancs ? ». Racisé blêmit. « Je rêve ou quoi ? Tu vas quand même as te mettre à les défendre. C’est toi-même qui les traite d’hétéro coincé du cul et de la culture. Tu peux pas les saquer. Me dis pas le contraire. ». Raciste secoue la tête. « Je ne vais pas les défendre, mais... Pourquoi tu les as insultés de blancs ? ». Racisé pousse un soupir et se lève d’un bond. « Que sale hétéro ça t’aurait pas dérangé. ». Raciste lève les yeux au plafond. « N’importe quoi. Tu sais bien que je ne suis pas héthérophobe. En fait, tu escamotes la question. Réponds. Pourquoi tu les as traités de sales blancs.». Racisé cherche ses mots. « D’abord, je n'ai pas dit sale blanc et… Merde ! Je ne vais pas me justifier.». Racisé se lève. « Je me casse. T’as qu’à aller vivre avec tes chers voisins blancs. Tu me fais chier avec tes questions à la con ! ». Racisé pousse la porte du cagibi. Il lève le bras pour prendre sa valise.

      Raciste se lève à son tour. Pourquoi tu l’as pas fermé ta grande bouche, regrette-il. Le portail claque. Racisé est passé par le sous-sol. Il s’éloigne au pas de course en traînant sa valise. Lui courir après ? Racisé ne l’a pas fait quand il est parti quelques heures auparavant. Pourquoi lui le ferait-il ? Il s’approche de la fenêtre du salon et écarte le rideau. Les voisins jubilent derrière leurs carreaux. Il leur offre un doigt d’honneur. Même honneur en écho de leur voisinage. Raciste suit des yeux Racisé s'éloignant sur le trottoir. Pourvu qu’il ne fasse pas de conneries, s’inquiète-t-il. Le cœur gros. S’excuser ? Hors de question. Il se sent de plus en plus con. Comme Racisé à la même place que lui pendant qu’il se trouvait au square. Pourquoi replonger dans ce genre de connerie ? Une question que l’un et l’autre se posent à chaque conflit. Sans réussir à faire autrement. Comme si c'était plus fort qu'eux. Il pousse un soupir. En colère cette fois contre sa propre bêtise. Sous le regard d’un couple au-dessus de tout ça. Et conscient d'être que de passage.

    Deux oiseaux sur une branche.

NB : Petit conte inspiré de la très bonne chronique du jour de Rebecca Manzoni et du grand Marcel Gotlib. Polémiquer est nécessaire. Autant que la dérision et l'autodérision. Même un frottement d'idées abrupt. Mais, de plus en plus, on a l'impression que les idées s'effacent. Et qu'il ne reste que les traces du frottement. Un frottement en quête de buzz. Toutefois,  le débat  d'idées n'a pas dit son dernier mot. Il continue de vivre ici ou là. Certes plus difficile à trouver dans le brouhaha des "mots-valises", des vocables enfermant tel "racisé" ( comment se définir racisé quand on affirme- à juste titre- qu'il n'y a pas de races humaines ? ), et autres anathèmes cathodiques. Sans oublier ce qui devient incritiquable. Et ni caricaturable. Tout peut se critiquer. Même la plus belle des idées. Que ce soit la sienne ou celle d'autres. Complexe de penser contre ses propres idées. Les remettre en cause.  Donc de douter. Comment capter ces débats ? À nous de tendre encore plus l'oreille... Rester attentifs aux frottements des idées. Et à tout ce qui peut bonifier notre planète en très sale état. Sans négliger le rire, la beauté, la poésie... Toutes ces cordes à nos arcs éphémères. Tous de la même race mortelle.

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