L'arabe qui a battu Don Juan

Lors de mes errances dans les bibliothèques en ces temps bénis de mon adolescente baignée par le refus scolaire et la pêche à la truite, je tombais un jour sur un livre narrant la vie de don Juan.

Le type aurait eu mille femmes dans sa vie .Je ne trouvais pas la si grand exploit .Pisser loin  contre le vent devait demander nettement plus d'énergie et de talent...

Ayant constaté que je plaisais fort a la gente féminine a qui je promettait mille tendresses pour leur extirper carrés de chocolat et pâte de fruits, je me lançais le défi de battre ce record. J'étais déjà de cette graine dont on fait le maquereau.

Comme j'étais disert , beau comme un dieu, et que le charisme et le mensonge appuyés étaient des cadeaux de naissance, je mis en oeuvre toute une méthodologie de drague  ( on dit aussi courtiser ) , qui allaient venir combler ce voeux a peine pieux.

A partir de ce jour , je consacrais toute mon énergie à ce noble projet .En lisant Rabelais , du Bellay , Voltaire, Baudelaire et quelques autres, je compris que le peuple était un brute ivrogne, les bourgeois des abrutis complets, et les élus politiques de médiocres voleurs.

J'abandonnais toute idée révolutionnaire. Brassens ne chantait il pas : mourir pour des idées qui n'auront plus cours le lendemain ,  d'accord mais de mort lente ?..

Pour courtiser la belle, j'appris la belle langue de Molière, les conventions sociales, la guitare, et bien entendu l'art de se bien vêtir.

Si j'allais en voir des petites culottes..

Bon j'arrête la ! Une histoire pareille qui arrive a un arabe c'est pas possible et pourtant...C'est vrai.

 

 

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