L’Arabe qui cherchait un appart: un bicot chez les ploucs

Pas facile pour un Arabe de se loger a la campagne.

Il y a un an de cela, je décide de quitter la région parisienne qui n’est plus qu’une vaste décharge à ciel ouvert encombrée de bagnoles bloquées dans des bouchons qui crachent la mort partout.

Je décide pour mener mon projet à son terme de m’installer dans une région où les loyers sont faibles.

Quelque quatre cents kilomètres plus bas, je contacte deux agences. Elles me proposent trois petites maisons simples avec jardin pour un loyer entre 220 et 260 euros. Ces maisons sont en location depuis des mois car il n’y a pas de travail dans cette région. Sachant que l’APL sera de cent euros environs c’est tout bon. (Pas Toubon lui, il a tout faux.. )

L’une d’elles me plaît, je la réserve. La responsable de l’agence ravie me dit qu’elle sera disponible dans une semaine. Le soir même, je reçois un coup de fil de l’agence qui m’explique ô miracle que le propriétaire vient de trouver un locataire qu’il connaît et patati et  patata. Encore un docteur ès luzerne et pissenlits, me dis-je. Le bougre à enfin trouvé l’ubris prométhéenne .

Certains psychanalystes parlent de « complexe de Prométhée », une recherche perpétuelle de la connaissance. Ils admettent aussi qu’il s’agit du complexe d’Œdipe de la vie intellectuelle.

Ceci dit, ce n'est pas le cas dans ce bled. C'est plutôt un bicot chez les ploucs... Je thèse pas, je constate. Il faut de tout pour faire un monde donc, il faut de l'immonde aussi...

Retour le lendemain à l’agence, revisite de la deuxième maison que je réserve même si le prix est un peu plus élevé (225 euros).

Et rebelote, deux jours après le propriétaire à aussi trouvé un locataire. Je me demande si je ne suis pas le Christ, partout ou je passe dans la contrée des miracles se produisent. Alléluia…

Je retourne à l’agence en précisant cette fois-ci que si les gens ne veulent pas d’Arabes autant le dire de suite.

Finalement, la responsable de l’agence qui est une femme de valeur me dit : attendez, la troisième maison appartient à une vieille dame et, nous avons carte blanche, toutes nos excuses, nous sommes les premiers surpris (je rigole car moi je ne suis pas surpris du tout… Je connais cet engeance depuis ma plus tendre enfance).

Enfin, j’emménage dans une petite ferme coquette de trente-sept mètres carrés avec cheminée et un joli potager pour la modique somme de cent quatre vingt sept euros de loyer.

Comme je suis têtu comme un chien doublé d’un Arabe ou d’un bougnoule au choix), j’ai suivi les deux premières maisons. Six mois plus tard, elles étaient toujours en location.

Et on nous dira qu'Allah est grand. Pfffff ! Encore une pub mensongère..

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.