Le pare-buffles : c'est traite un arabe

La mode comme la pub sont les ravissantes idiotes du capitalisme.

 

 

À l'époque des véhicules 4X4 , de nombreux conducteurs montaient cet accessoire sur leurs voitures rutilante  pourtant , j’avais beau regarder à droite comme à gauche , je ne voyais pas de buffles.

J’allais donc chez un opticien faire vérifier ma vue car j’accusais sans doute un déficit visuel mais non , au lieu de m’appareiller il me dirigea vers l’un de ses confrères qui était psychiatre.

Le brave homme décréta derechef que je manquais de dopamine et de sérotonine donc, corollorairement , me délivra une ordonnance. 

Lors de l’entretien que j’eus avec ce soignant , je lui confiais que je trouvais complément débile d’acheter un pull soixante dix euros avec un crocodile dessus fabriqué en Turquie pour un euro soixante quinze alors que l’on pouvait trouver le même sans crocodile pour cinq euros. A qui profitait vraiment l’animal sacré du Nil ? 

Il se gratta la tête et rajouta du Tercian à son ordonnance. Je venais de comprendre que j’étais fou.Sans doute pas dangereux car il me relâcha très vite. Soucieux de ma santé , de retour dans mon logis , j’avalais pilules roses , bleues, blanches supplées d'un protection gastrique et , très vite , ce fût la guérison et , même presque le bonheur et l'extase .

J’apprenais que le patron d’Amazone avait un capital de cent trente-cinq milliards de dollars en exploitant de pauvres gens , je trouvais ça normal.Je découvrais que de nombreux élus étaient les derniers des mafieux, je trouvais ça normal aussi.

Les riches assassinaient financièrement les pauvres , il était normal qu’on les cita grands hommes de la nation.

Comme j’étais pauvre , afin de pouvoir moi aussi être séduisant ( donc riche …), j’achetais pour quelques centimes deux figurines de crocodiles que je cousais l’une sur l’autre sur un pull. En dessous , j’écrivais J’accoste. Autant être direct , généralement les femmes aiment ça. On plaît où on ne plaît pas mais c’est vite réglé .À défaut d’avoir des belles dans mon lit , elles riaient aux éclats , ce qui n’était que partie remise car un proverbe dit : femme qui rit , femme dans son lit. C’est traite un Arabe.

Les Japonais massacraient les dernières baleines, les pôles fondaient sous les activités humaines, il paraît que l’effet de serre allait nous cuire tout vif pourtant tout était normal donc, si c’était normal c’était normatif . Un devenant fou,  je devenais un philosophe pétri de sagesse doublé d’un véritable psychanalyste. On aurait pu me surnommer : Socrate/Freud.

Je découvrais que je tenais des deux et , je venais de comprendre par la même occasion que le bon goût et le bon sens c’était la connerie. J’arrêtais donc tous ces médicaments , j’étais guéri.

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