Ouf ! François de Rugy revient

Le blanchi " Ruby " revient nous chanter la ballade des gueux heureux.

Nous avons failli échapper au pire. Pour  un peu , cet enfant de Homard lignée de Sauterne restait sur la touche. Mais non ! Notre république ne peut pas se passer de ces héros de l'honneur et de la probité. 

Réjouissez-vous en septembre , ce fin rhéteur de l'école du mensonge retrouvera un poste de député ( et les émoluments et autres avantages qui accompagnent ce poste )

Nous savons maintenant que Mediapart est un horrible trublion " qui fait que faire chier " des innocents , des intègres , de vaillants serviteurs économes de notre beau pays de France . Pour un peu , j'en aurais les larmes aux yeux.

Mais quand diable pendrons-nous ce Plenel haut et court  au gibet de Montfaucon ? Ce diable d'homme a sans doute encore assez de semence pour nourrir la mandragore . Cette herbe aux pendus qui revigore .

Ne gacheons rien , le temps est aux économies d'échelle.

De toute façon , nous ne pouvons pas nous passer de ce mangeur de crustacés , c'est toute la grande et la petite pêche qui seraient en danger .Sachez-le bande de doryphores attardés.

D'ailleurs , qui n'a pas geins, gémis, pleuré , en apprenant l'éviction de ce ténor des vins de Bordeaux ? Qui n'a pas maudit le journal , constatant le coup de pied au cul qui devait l'envoyer a tout jamais dans les limbes du pacifique ?

C'est comme l'innocent Sarkosy poursuivi a tort par une sorte de vindicte journalistique. Qu'en cessera-t'on de déranger  ces gens qui ne veulent que notre bien , supplée de ce soupçon d'humaniste qui leur faire dire qu'il faut nettoyer la racaille de banlieue  , ( les pauvres ),  au nettoyeur haute pression ?

Lorsque l'horrible confine a la cruauté , le temps des sardinières de Brest est terminé.

Soient frites ces langues ennuyeuses " chantait " déjà Francois Villon en ses ballades 

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Poeme Ballade (En riagal, en arsenic rocher , F.Villon )

 

En riagal, en arsenic rocher,

En orpiment, en salpêtre et chaux vive,

En plomb bouillant pour mieux les émorcher,

En suif et poix détrempée de lessive

Faite d’étrons et de pissat de juive,

En lavailles de jambes à meseaux,

En raclure de pieds et vieux houseaux,

En sang d’aspic et drogues venimeuses,

En fiel de loups, de renards et blaireaux,

Soient frites ces langues ennuyeuses!

En cervelle de chat qui hait pêcher,

Noir et si vieil qu’il n’ait dent en gencive,

D’un vieil mâtin qui vaut bien aussi cher,

Tout enragé, en sa bave et salive,

En l’écume d’une mule poussive

Détranchée menue à bons ciseaux,

En eau où rats plongent groins et museaux,

Raines, crapauds et bêtes dangereuses,

Serpents, lézards et tels nobles oiseaux,

Soient frites ces langues ennuyeuses!

 

En sublimé dangereux à toucher,

Et ou nombril d’une couleuvre vive,

En sang qu’on voit ès palettes sécher

Sur les barbiers quand pleine lune arrive,

Dont l’un est noir, l’autre plus vert que cive,

En chancre et fic, et en ces claires eaues

Où nourrices essangent leurs drapeaux,

En petits bains de filles amoureuses

(Qui ne m’entend n’a suivi les bordeaux)

Soient frites ces langues ennuyeuses!

Prince, passez tous ces friands morceaux,

S’étamine, sac n’avez ou bluteaux,

Parmi le fond d’unes braies breneuses ;

Mais, par avant, en étrons de pourceaux

Soient frites ces langues ennuyeuses!

 

 

 

 

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