Silence on matraque : l’humeur vagabonde

C’est surtout ça que je retiens pour l’instant de la révolte des gilets jaunes .Un gouvernement pris de court , un gouvernement qui ne savait même pas que le peuple était exsangue

 

C’est surtout ça que je retiens pour l’instant de la révolte des gilets jaunes .Un gouvernement pris de court , un gouvernement qui ne savait même pas que le peuple était exsangue , un gouvernement qui à répondu à une aile oligarchique sans réfléchir et sans se poser de questions.

N’importe quel observateur aurait vu de suite que la révolte était profonde .N’importe quel néophyte en maths simples aurait pu vous dire que le smic pour les travailleurs , et les minimas sociaux ne payaient plus le pain comme on disait au début du siècle.  .Mais non ! tout semblait aller dans le meilleur des mondes , et toutes ces politiques étaient même très bien accepté des français nous disons-t’on à longueur de journées. Le peuple était prêt à accepter la Réforme , mot trompeur et passe partout. Ca réforme au moins depuis Richelieu sans intérêt pour nous -  Voilà la terrible vérité .

Cette colère , ce désespoir, ce dégout de la vie même prenaient racines depuis les années soixante quinze qui virent l’arrivée du chômage de masse. Dans ce pays ,(  société assurantielle ) , tous les droits tenaient au travail. En érigeant le chômage comme révélateur de la non adaptation des ouvriers , des salariés , des employées , les gouvernements et le patronat faisaient d’une pierre deux coups. Ce chômage vécu comme synonyme de mort sociale, de rejet , et de mort tout court lamina les masses laborieuse , forçant les travailleurs à accepter n’importe quel emploi , à n’importe quel prix parfois , dans les pires conditions .Ceux qui ne trouvaient pas de travail étaient traité de nantis, de fainéants , de ploucs incapables d’accepter la mobilité géographique devenue indispensable.

La France était fracturée, atomisée, éparpillée, réduite en miettes . Le peuple était frappé de stupeur , cloué au siège et au piloris par l’accélération foudroyante de ce que l’on peut appeler le turbo-capitalisme .Pour masquer ce désordre, les gouvernements et le patronat trouvèrent des mots nouveaux comme dégraissage, plans sociaux , flexibilité, externalisation . En mariant toute cette nouvelle sémantique, on aurait ou ajouter flexploitation, flexicurité, flex-socialisation ( la nouvelle socialisation heureuse)

Lorsque je vois que des responsables font semblant de découvrir toute cette violence pour ma part, ce qui m’étonne au plus haut point c’est que ces gens n’auraient rien vu venir de cette révolte que nous vivons .Le mensonge est de taille, il faut l’avouer. Nous avons la preuve que gouverner ce n’est  plus prévoir, c’est mentir. La violence était donc bien de leur côté , et face au désespoir des gens en jaune, ils ont continué à accentuer cette violence mais un cran plus haut ( spirale de Haley )., Violence envers les manifestants, envers la presse libre, contre des journalistes indépendants. Envers Mediapart, envers le canard enchainé, contre des associations qui tirent des revues en région.Négation de le délinquance de Benalla , de l’enrichissement sans cause de nombreux élus etc, etc.

Je n’ai pas l’intention de terminer dans l’éloquence ce reporté simple en citant un grand auteur. Je dirais simplement que lorsque l’on fout la merde, il ne faut pas s’attendre à autre chose que se retrouver avec de la merde et du sang sur les mains. Pourtant , malgré toute cette brutalité d’état , malgré toutes ces mutilations, malgré toutes ces tentatives pour détruire la saine information  , tout commence uniquement. 

 

Gardons notre humeur vagabonde.

 

 

 

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