Démocratie : les illusions perdues où le mariage des épinoches.

 

Il y à des mots devenus vides de sens comme le mot démocratie et pourtant nous ne pouvons plus, et nous ne voulons plus nous en passer.Notre société entretient le mythe de l’illusion, ( Pythonisme des gardiennes de vespasienne ; ode à Sybille d’Erythrée… ) .

En fait , tout est fait pour forcer notre contentement .La démocratie c’est naturel,  elle va de soi, vous ne pouvez pas vous opposer à ce principe sain. C’est la ruse de langage, la langue de bois, le mépris poussés à leurs paroxysmes. 

Qui serait contre la démarche de qualité par exemple, alors que cette qualité c’est le suicide dans les usines ?

Qui peut s’opposer à un plan de sauvegarde de l’emploi alors que cette sauvegarde consiste à licencier un tiers des effectifs ?

 

« Dans La fabrication du consentement, Noam Chomsky et Edward Herman avancent l'idée que les médias diffusent avant tout une propagande au bénéfice d'un groupe de dominants. Loin de constituer un « quatrième pouvoir » en démocratie, la principale fonction des médias est, selon eux, de traiter et de manipuler l'information afin de servir les intérêts des élites politiques et économiques. En outre, ces mêmes élites possèdent et contrôlent les médias, soit directement à travers les financements (possession du capital des entreprises de presse, mais aussi subventions d’État), soit indirectement à travers les sources d'information reconnues par eux-mêmes comme seules officielles et crédibles, constituant ainsi ce qu'on appelle le parti médiatique  .

 

Notre démocratie est un véhicule sans frein et c’est justement parce que la démocratie n’à plus cours que nous en sommes arrivés dans de nombreux pays à ériger la fin du monde contre les fins de mois .Ce qu’il en reste, c’est la vapeur du dragon des alchimistes , le mercure mortel…

Le pays n’à pas voulu tirer les bénéfices pourtant indispensables de la révolutions de 1848 , et cette nouvelle révolte des gilets jaunes se trouvent elle aussi maté dans la rage, le sang et la mutilation volontaire.

Platon dans la république dénonce déjà le danger de la captation des pouvoirs par des héritiers médiocres ( oligarques ), et Rabelais caricature à souhait cet ogre bourgeois qui avale tout ( ll englouti la mer et  les chalutiers qui reviennent de grandes pêches pour calmer sa soif inextinguible ).Ainsi se sustente le tyran.

Le chercheur P .Rozanvallon posait il y à des années déjà dans son ouvrage ( la nouvelle question sociale)  le principe du comment refaire nation puisque tout avait été essayé ? 

Personnellement, je pense que l’unique moyen de refaire nation c’est d’exclure tous les dominants .Tuons les tous, nous aviserons ensuite.

La contre-démocratie fausse et imposée par des élites corrompues ne peut se faire qu’en abandonnant ces gens en route. Nietzsche avait déjà forgé ce principe dans sa philosophie du surhumain ( abandonnons en route tous ces médiocres, c’est l’unique voie de salut , l’aube se lève sur le surhumain  ), mais pour ça, nous devons penser autrement .Nous devons réagencer nos cerveaux. Un homme neuf ne peut jaillir que d’un esprit neuf et nos cerveaux sont usés.  Métempsycose obligatoire pour retrouver la fraîcheur des roseaux. Anamnèse impérieuse : notre société doit mourir de son enfance si elle veut pouvoir se régénérer . 

Nous vivons en vase clos dans un air qui dévient de plus en plus vicié. Aurons-nous le temps de nous extraire de cet air délétère,  infect et mortel demandait déjà Baudelaire dans ses fleurs du mal paraphrasant Nietzsche ?

Des femmes se battent en Inde pour quelques litres d’eau. Des Tunisiens s’immolent avec de l’essence pour créer une onde de choc dans l’opinion. Des Algériens bravent par millions un pouvoir tyrannique qui cache aussi ses desseins et sa violence sous le concept de démocratie au risque de leurs vies.Des pays entiers brûlent sous le phosphore des distilleurs d’urine.

Les élus de tous pays n’ont plus qu’une seule mission : obéir aux ordres du grand capital .

Nous sommes au stade de l’homo-détritus, de l’éco-stupide, de l’anthropo-féces. 

Le bon vieux Freud manque à l’appel , il à choisi la surdose de morphine.

 

 

 

 

 

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