Cartable numérique : comment a été gérée la cybersécurité ?

C'est la rentrée ! Rien à voir avec notre époque dans les années 70, 80, 90 où les cartables étaient de véritables bureaux ambulants à en user notre colonne vertébrale et/ou muscler notre corps.

A cette époque, on pouvait considérer que c'était le seul gros risque pour nous, enfants, et nos enfants. Un risque qui a préoccupé le corps enseignant à juste titre afin d'éviter des troubles musculaires et un désordre de la colonne vertébrale chez l'enfant tout en s'adaptant à notre époque : le numérique offre tous les critères d'une bonne solution naturellement.

Quelle aubaine pour nos enfants que d'être totalement allégés de ce fardeau porté à bout de bras fièrement en début d'année ou dans le dos !

Quelle adaptabilité que d'initier tôt nos enfants en intégrant très tôt les nouvelles technologies même s'ils les utilisent déjà chez eux !

Il ressort de ces nouvelles technologies une zone d'ombre trop peu intégrée dans notre pays contrairement à ce qu'on aimerait nous faire croire : la cybercriminalité. Alors que cette dernière progresse à grands pas depuis quelques années maintenant (études diverses telle Kaspersky), que la France reste dans les 5 des pays les plus cyberattaqués (statistiques Kaspersky et classement Norse entre autre), que nous répondons à des cyberattaques une fois révélées, parfois suspectées, mais très rarement en prédictif (le comportemental, l'humain n'étant que trop rarement intégré), alors que le darweb n'est même pas reconnu dans notre pays, je pose la question aux initiateurs, chefs de projet et autres personnes ayant travaillé sur le sujet d'intégrer des tables et autres outils connectés dans le cartable des enfants : comment a été gérée la cybercriminalité ?

A-t-on pensé à la traçabilité ? Le visionnage via webcam ? L'infiltration pour servir des personnes malveillantes tels des pédophiles, des cyberbuillers, des personnes voulant passer par les enfants pour atteindre les parents, etc. ?

Cet outil connecté est un nouvel ami des cybercriminels... à la maison et dans les mains d'enfants !

 

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