Vidal : étudiants et syndicats demandent des mesures exceptionnelles à la ministre

En renvoyant la gestion de la crise aux présidences des universités, la ministre Vidal laisse la pauvreté s’installer et les inégalités face à l’accès à la connaissance se creuser. Face à cette situation intolérable, étudiants et syndicats signent une lettre ouverte à la ministre, affirmant leurs revendications pour faire face à la précarité et la crise de l’université.

C’est devenu évident lors de cette crise : ce gouvernement refuse de d’assumer ses responsabilités, quitte à mettre en danger la population. Les étudiants n’échappent pas à cette règle : en renvoyant la gestion de la crise aux présidences des universités, la ministre Vidal laisse la pauvreté s’installer et les inégalités face à l’accès à la connaissance se creuser. Face à cette situation qui devient intolérable, étudiants et syndicats signent une lettre ouverte à la ministre, affirmant leurs revendications pour faire face à la précarité et la crise de l’université que le gouvernement laisse s’installer.

 

À Situation Exceptionnelle, Mesures Exceptionnelles !

Lettre ouverte à la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Madame la Ministre Vidal,

Depuis le 13 mars comme le reste de la population, nous étudiant.e.s sommes confiné.e.s chez nos parents, dans nos colocations, chambres étudiantes… Nombre d’entre nous avons perdu notre emploi, ou inversement avons vu notre temps de travail doubler voire tripler afin d’assurer à la population des services primordiaux.

Pendant ce temps, qu’avez-vous fait ? Vous avez renvoyé la balle aux président.e.s d’université. Vous avez affirmé la nécessité de la continuité pédagogique, tout en prônant la bienveillance. Pourquoi ? Afin d’imposer la tenue des examens. Alors que la situation amplifie les inégalités entre les étudiants et entre les établissements universitaires.

Vous n'êtes pas sans savoir que la continuité pédagogique et la tenue d’examens à distance amplifient les inégalités. Tou.te.s nous n’avons pas d’ordinateurs personnels, quand par chance nous en disposons d’un par foyer nous devons le partager avec nos parents en télétravail, nos frères et sœurs qui suivent leurs enseignements. Il y a celles et ceux qui ne disposent pas d’une connexion Internet suffisante pour pouvoir suivre les cours. Vous n’êtes pas sans savoir que les étudiant.e.s qui ont vu leur temps de travail croître ne peuvent pas en plus travailler leurs cours. Malgré cela, vous nous demandez, alors que tou.te.s nous ne disposons pas d’une bibliothèque familiale ou personnelle fournie, de rendre des contrôles continus et de passer des épreuves terminales à distance. Puis ensuite vous allez demander à ceux et celles qui ont été ajourné.e.s de passer la session 2 dite de rattrapage. Quand cela ? Dans quelles conditions ? Au détriment de la santé des étudiant.e.s et des personnel.le.s ? Il n’est pas possible de déplacer cette session en juillet, ni août, nous avons besoin de travailler. Et en septembre, c’est impossible, tou.te.s les étudiant.e.s en fin de cursus souhaitant poursuivre leurs études doivent pouvoir s’inscrire dans la filière de leur choix. La seule solution à la hauteur de la crise, relève de votre responsabilité et vous devez la prendre : valider administrativement l’année de tou.te.s les étudiant.e.s. Dans quelle mesure la décision de M. Blanquer d’annuler le baccalauréat parce que les examens à distance provoquent trop d’inégalités n’est pas valable pour l’ensemble des étudiant.e.s du pays ?

D’autant que pour l’instant chaque université met en place des modalités de contrôle de connaissances différentes. Entre les devoirs maison à retourner par la poste, les Q.C.M., les devoirs télésurveillés, la transformation d’épreuves terminales en contrôles continus, etc… les modalités sont à géométrie variable. Vous dites refuser de valider l’année des étudiant.e.s au nom de la valeur nationale du diplôme, mais la réalité est que votre politique laissant à chaque université les mains libres sur les MCC casse toute la valeur de ce dernier. Mettez fin à cette contradiction, la seule mesure garantissant la valeur nationale de nos diplômes c’est la validation administrative de l’année par décret.

Mais pour l’instant, Madame Vidal, au nom de l’autonomie, vous nous renvoyez auprès de nos présidences d’université. Elles-mêmes nous renvoient auprès de nos enseignant.e.s et personnel.le.s administratif.ve.s. Sans décision nationale ou information de votre part, vous les placez entre le marteau et l’enclume, dans le mal-être de ne pas pouvoir nous apporter de réponse. En même temps que celui de l’autonomie, vous faites le choix du flou pour les étudiant.e.s. Vous rajoutez de l’angoisse au stress ambiant. Vous prenez la responsabilité de rajouter de la crise à la crise.

Sans mesure de votre part, le résultat est là. Pour de nombreux étudiants, la situation est alarmante. Elle l'est du fait de la dégradation brutale de leurs conditions d'existence. Du fait également de l'isolement de nombre d'entre eux, notamment en cités universitaires. De nombreux étudiants dont 20% vivent déjà sous le seuil de pauvreté en temps normal, font appel à l'aide alimentaire pour survivre. A Saint-Denis, alors qu’une distribution d’une centaine de paniers repas est organisée, c’est 700 étudiants qui viennent en demander. Ce stress par rapport aux cours, aux examens, se rajoute à celui engendré par l’épidémie. Nos problèmes financiers s’aggravent, la crise économique à venir va d’abord frapper les plus précaires. Nous étudiant.e.s serons en première ligne. Quelle politique mettez-vous en place ? Rien nationalement. Vous demandez aux différentes universités et Crous de nous faire la charité. Une aide pour achat d’ordinateurs, dans certains rectorats les étudiant.e.s pourront remplacer les enseignant.e.s et faire du tutorat aux collégiens pendant l’été en échange d’un dédommagement. Mais Madame la ministre, nous ne voulons pas de votre charité. Vous nous devez les moyens financiers, matériels, et humains qui nous permettent de poursuivre nos études. Si votre gouvernement est capable de débloquer des milliards pour les entreprises qui continuent à verser des dividendes à leurs actionnaires, il doit pouvoir débloquer de telles sommes pour la santé et l’instruction publique. C’est à vous de prendre la responsabilité, de mettre en place une aide exceptionnelle face à cette situation. Chaque étudiant.e doit se voir attribuer quel que soit le revenu de ses parents une aide mensuelle minimum de 700€. De même, vous devez prendre en charge les loyers des étudiant.e.s. D’abord ceux des étudiant.e.s qui vivent en cité universitaire, ces derniers doivent être remboursé.e.s des loyers payés depuis mars et exonéré.e.s sur ceux à venir. De même pour les étudiant.e.s logé.e.s dans le parc immobilier privé – faute de logements universitaires suffisants. Celles et ceux qui ont dû rentrer expressément chez leurs parents au début du confinement ont dû débourser d’importantes sommes d’argent. C’est à l’État de prendre en charge ces dépenses imprévues. Ce n’est pas aux étudiant.e.s de payer les conséquences de la crise, de votre incurie.

Cette crise pose la question de la sélection. Celle de Parcoursup à l’entrée de l’enseignement supérieur, celle dans les filières sélectives, celle à l’entrée du master… Cette fin d’année scolaire n’est pas normale, aucun critère n’est valable. A vous d’annuler cette sélection de façon définitive. Chacun doit pouvoir s’inscrire dans la filière et l’établissement de son choix.

Nous ne pouvons pas accepter que vous nous renvoyiez individuellement à nos présidences d’université. Vous êtes ministre, vous devez prendre les mesures à la hauteur de la situation afin de garantir l’accès de tous et toutes aux études, et la possibilité à chacun.e de les poursuivre.

C’est pourquoi nous revendiquons :

  • aucun examen à distance et portant sur les cours en ligne qui ont lieu pendant le confinement.
  • l’annulation de la session 1 d’examen devant se tenir, ainsi que de la session 2 pour les ajourné.e.s ;
  • la validation administrative du semestre 2 pour tou.te.s les étudiant.e.s, et du semestre 1 pour les étudiant.e.s ajourné.e.s ;
  • l’accès pour toutes et tous à la filière et l’établissement de son choix. Aucune sélection ne doit être opérée.
  • la mise en place immédiate d’une aide financière mensuelle de 700€ au minimum par mois pour tou.te.s les étudiant.e.s jusqu’à la fin de la crise ;
  • le paiement par l’État des loyers et frais de déplacement des étudiant.e.s durant toute la durée du confinement (jusqu’à la rentrée ?).

Madame la Ministre, vous devez prendre vos responsabilités, empêcher qu’à cette crise épidémique se rajoute une crise universitaire.

Soyez assurée de notre vigilance et de celle de nos mandants, vis-à-vis de votre réponse à venir.

Pour signer cette lettre, cliquez ici.

 

Premiers signataires (organisations) :

UNEF Morbihan
FO ESR 56
SNESup FSU 56
SUD Education 56
FO ESR 75
SNCS-FSU Sorbonne-Université
SUD Education Sorbonne-Université
UNEF Avignon
UNEF Guyane
FO ESR 80
FSU Université de Nantes
UNEF 44
CGT-INRAE
CGT FERC 84
SUD Educ'84
CGT FERC Sup de l'Université d'Evry Val D'Essonne

Premiers signataires (196) :

ABDOUL-HAFFOUR Karine, Étudiante Fac sciences et technique de Nantes, ADEDEMI Fréjus, Etudiant Université d'Avignon, ADOUANE Hamid, Fonctionnaire Agent d'accueil CGT Ferc Sup Ecole Normale Supérieure Paris 5, AGRON Elvire, étudiant UBS Lorient, ALADJI Moustapha, Doctorant en économie Président AGE Guyane (UNEF) Université de Guyane Cayenne, ALEZINA Aurélien, étudiant UBS Président de l'UNEF56 Lorient, ATTIAS Emma, Enseignante FO ESR Université Jean-Jaurès Toulouse, BAGNE Chloé, Étudiant Université d'Aix en Provence, BANTIFO Stephen, Étudiant Sorbonne-Université Paris, BARAZER-RITTORE Alessio, étudiant VPE UBS UBS Lorient, BRACONNIER Patricia, Parent d'élève CGT Inrae Villenave-d'Ornon, BENAMO Daniel, Enseignant retraité FNEC FP FO Ayguesvives, BENMANSOUR Mouna, Etudiante Université d'Evry, BENNINGER Céline, MCF Strasbourg, BERTRAND Agathe, Etudiante Fac des Tanneurs Tours, BOHLER Victoria, Ingénieur de Recherche Paris, BONFILS Lorys, étudiant UBS Lorient, BOUCHAUD Axel, Etudiant Solidaires Etudiant-e-s La Rochelle, BOULONNE Line, Chercheur CGT-Inrae Orléans, BREHARD Matthias, étudiant UBS Lorient, BRICHE Pauline, étudiant UBS Lorient, BRISOUX DEVENDEVILLE Laure, enseignante FO ESR 80 Amiens Amiens, BUJOR Flavia, enseignante Solidaire éducation 56 UBS Lorient, BUREAU Etienne, Étudiant UNEF Paris 1 Paris, CAIRE Maxime, étudiant UBS Lorient, CALS Marie Noelle, Enseignante Snudi FO Auterive, CAOMEL Bernard, Ingénieur CGT-Inrae Avignon, CAPITAINE Maïlys, étudiant UBS Lorient, CARLOS Hugo, Etudiant Université Panthéon-Sorbonne Paris, CHABERT Stan, Post-doc CGT-INRA Je n'étudie ni ne travaille dans une fac. Avignon, CHANEL, Licence 1 Université du littoral côte d’opale Dunkerque, CHEMINAL Sami, Etudiant Univeristé de Lyon Lyon, CHILLIARD Yves, Chercheur en retriate CGT Inrae Clermont-Ferrand, COMBETTE Maëlle, étudiant UBS Lorient, CRESP Evane, Étudiant Paris 1 Paris, DALI Maissem, Etudiante Université d'Avignon, DA ROCHA Angéline, étudiante UNEF SU Sorbonne-Université Paris, DELHOM Joël, enseignant-chercheur Sud Educ'56 UBS Lorient, DELMAS Hugo, étudiant UBS Lorient, DEMANGE Claire, Étudiant Avignon Avignon, DÉTOURNÉ Marien, Étudiante UPJV Amiens, DIALLO Mamadou, Étudiant Unef, Avignon, DOMAIN-RISTORCELLI Claire, Animatrice territoriale, Allauch, DONNARD Maïwenn, étudiant UBS Lorient, DONNART Nolwenn, étudiante Université Bretagne Occidentale Brest, DUMONT Killian, étudiant UBS Lorient, DUPUY Tanguy, étudiant UBS Lorient, FALLEUR Adrien, Etudiant Sorbonne Paris, FERNAND PELE Ewen, étudiant UBS Lorient, FERTE Leila, Service civique, Amiens, FEST Lia, Étudiante Unef Dauphine Paris, FONTAINE Rachel, étudiante UPJV Amiens, FRETTE Antoine, étudiant FSE Aix-Marseille Fac de Droit Marseille, GAILLARD Jessica, étudiante UBS Lorient, GALERNE Maëlle, Étudiante Faculté de Nantes Nantes, GARRIGUE Antoine, personnel BIATSS délégué SNPTES Sorbonne-Université Paris, GBAMA Kodjo Stéphane junior, Etudiant Université d'Avignon, GERAUD Erwin, étudiant UBS Lorient, GIBON Annick, Directeur de Recherches honoraire CGT Toulouse, GICQUEL Philippe, Assistant ingénieur Sud éducation 56 UBS Lorient, GRATEAU Régis, Documentaliste CGT Inrae Thiverval-Grignon, GUEDJ Sacha, étudiant Fac de Droit Marseille, GUELMANI Gauvain, Étudiant INALCO Paris, GUERRERO Nathan, étudiant La Sorbonne Paris-IV Paris, GUEYE Soda, Etudiant, Avignon, GUILLAUME Arthur, étudiant Rennes 2 Rennes, GUIMBERTEAU Tom, étudiant UBS Lorient, GUIVARCH Pauline, étudiant UBS Lorient, HADJ HAMOU Myriam, étudiant UNEF Sorbonne-Université Paris, HAMZAOUI Chanez, étudiante Fac de sciences Marseille, HAUMONT Léna, étudiant UBS Lorient, HEIKEL, Étudiant Sorbonne université Paris VI Paris, HOFFMAN Benjamin, étudiant UBS Lorient, HUET Maroussia, étudiant UBS Lorient, JABLONSKI-SIDERIS Georges, MCF Secrétaire FO ESR Sorbonne-Université Paris, KERVADEC Apolline, étudiant UBS Lorient, L'HYVER Amélie, étudiant UBS Lorient, LAGARDE Arthur, étudiant UBS Lorient, LAHOUZE Benoît, PRAG Évry, CGT Ferc Sup Université d'Evry, LAMOTTE Anne, étudiant UBS Lorient, LAPEL Nathan, Ingénieur sans emploi Rouen, LE DIFFON Zacharie, étudiant UBS Lorient, LE GALL Justine, étudiant UBS Secrétaire UNEF 56 Lorient, LE GALL Samuel, étudiant UNEF Avignon, LE GOFF Swann, étudiant UBS UNEF56 Lorient, LE MAGUER Steve, étudiant UBS Lorient, LE MOAL Fanny, Etudiante IAE La Rochelle, LEONETTI Jean, Agent INRAE CGT Avignon, LETANG Corentin, Etudiant Salarié Sorbonne-Université Paris, LORCY Geoffrey, étudiant UBS Lorient, LOSENGO Iside, étudiant Sorbonne-Université Paris, LOZANNE Lou, étudiant UBS UNEF56 Lorient, LUCAS Elise, étudiant UBS Lorient, MALADE Mohamed Billal, Etudiant Université d'Avignon, MAERKLEN Mathilde, étudiant UBS Lorient, MANACH Eva, étudiant UBS Lorient, MARION Matthew, étudiant FSE Lycée Saint-Exupéry Marseille, MENEUR Marie-Line, étudiant UBS Lorient, MERCIOL François, enseignant UBS SNESUP-FSU56 Lorient, MONNERY Geoffroy, Souillac, MURAZ Juliette, Étudiante syndiquée FSE UPJV Amiens, NOROC Mirabela, Etudiante Université d'Evry, OLIVIER Simon, étudiant UBS Lorient, OLLIVE Joachim, étudiant UBS Lorient, ONESIME Djamila, Ingénieur de Recherche CGT Jouy en Josas, OUDELIN-TOUSSAINT Lunell, étudiante Fac des sciences médicales et paramédicale Timone Marseille, PALLIER Sophie, Avocate SAF Bordeaux, PASTUGLIA Martine, Chercheur CGT Inrae Versailles, PENCENAT Corine, Enseignant SNESUP Strasbourg, PERATOU Katussia, étudiant UBS Lorient, POLOCE Michelle, Enseignante retraitée FO ESR 67 Strasbourg, PHILIPPE Arthur, Etudiant UBS Lorient, RABILLIER Luciole, Étudiante Avignon, RANNOU Gwendal, enseignant ATER UBS et doctorant Paris, Lorient, Raphaël, Ingénieur, Aix-en-Provence, RECHER Manon, AED, Amiens, RECOUVREUR Mathilde, étudiant UBS UNEF56 Lorient, RICHON Melvin, étudiant Sorbonne-Université Paris, ROBERT Alexis, étudiant UBS Lorient, ROCHE Angelina, Maître de Conférence Snesup-FSU Université Paris-Dauphine Paris, ROTA Louis, étudiant UBS Lorient, ROUZIC Thomas, étudiant UBS Lorient, SALGUEIRO Camille, étudiant UBS Lorient, SALMON Audrey, étudiant UBS Lorient, SCARDICCHIO Marielle, étudiante Fac de médecine Marseille, SCHMITT MICHELE, Professeur syndiqué Lycée Amiens, SCHOEMANN Louise, étudiant UBS Lorient, SEURE Kenan, étudiant UBS Lorient, SIMONNEAU Dominique, INRAE CGT INRAE, recherche agronomique Surgères (17), SISSOKO Mody, étudiant Université d'Avignon, THEODOSE Mona, étudiant UBS Lorient, THÉRY Charles, Étudiant Sorbonne université Dugny, THERY Elisabeth, Mère d'étudiant en colère, Dugny, THOMAS Maï-lee, étudiant UBS Lorient, TONDA Alberto, Chercheur CGT AgroParisTech Paris, TOUMELIN Dean, étudiant UBS Lorient, TOURE Rokhyatou, Étudiante UNEF Avignon, TRABELSI Shayna, étudiant Fac de Droit Avignon, TRUONG MINH KY Fiona, étudiant AMU ALLSH Marseille, VAURE Marie Laure, Parent d'élève Clermont-Ferrand, VOJTASIK Yanis, étudiant Sorbonne-Université Paris, WAHI Ghislain, Étudiant Unef Paris 13 Villetaneuse, WARY Joachim, étudiant Sorbonne Université Paris, YAGOUBI Nora, Etudiant Fac Sciences et Technique Nantes, ZAOUIA Mina, enseignante FOESR56 Lorient.

Pour signer cette lettre, cliquez ici.

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