COVID 19 : plus qu'hier et moins que demain ? (2/3)

Depuis le début de l'épidémie, l'Auvergne et la Bretagne ont toujours été des régions en vert.

Toutefois, fin juillet, il a été évoqué par le gouvernement , un possible rebond durant le mois d'août, comme l'évoque cet article : https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-en-france-tout-risque-de-se-jouer-dans-les-trois-semaines

Si les bulletins Covid de L’ARS nationaux proposent plus de 25 pages d'un méli-mélo touffu à lire et à comprendre ; au niveau régional, c'est assez flou.

De ce fait, les données suivantes sont issues de https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees. (Vue d'ensemble et suivi des tests )

En Bretagne, un seul bulletin publié par mois (juillet et août) qui ne propose qu'une page sur deux de nombres dont certains ne présentent pas grand intérêt.

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Des tests ont été réalisés pour 3 % de la population bretonne, avec une augmentation en 4 semaines de 60 %. Le taux de positivité est en hausse mais ne représente que 1,8 % des tests.

Au mois d'août, hospitalisations, réanimations et décès concernent moins d'une dizaine de personnes.

En Auvergne Rhône Alpes, les bulletins, publiés chaque semaine, ont une dizaine de pages avec quelques tableaux et beaucoup de graphiques par département qu'il est difficile de lire vu que les échelles sont différentes et les données absentes.

L'Auvergne (Allier, Cantal, Haute Loire et Puy de Dôme) a été séparée de Rhône Alpes (la réunion des deux ayant été une construction technocratique à visée économique)

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Les tests réalisés concernent 3 % de la population auvergnate avec une progression de 40 % mais un taux de positivité inférieur à 2 %. Aucune hospitalisation, une réanimation et 2 décès attribués au Covid

Ainsi, le bilan de cette fin de mois d'août, tant au niveau national que régional, démontre qu'il n'y a eu ni rebond ni deuxième vague.

Cependant, ce discours déjà entendu en mai à la fin du confinement, en juin avant les vacances, « la deuxième vague » revient en ce début septembre.

Au niveau des statistiques, il y a un biais qui fausse les résultats, c'est celui qui consiste à évoquer ? que ce soit pour les tests, leur positivité, les hospitalisations, les réanimations et les décès, le nombre cumulé depuis le début de l'épidémie.

Or maintenant, les scientifiques affirment que la contagion est de 5 jours, donc les chiffres sont signifiants avec une petite marge de manœuvre, entre le 1er et le 10 septembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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