7 jours après la rentrée : 1er bilan.

C était prévu.. La pagaille s installe.

Jour 5 de classe.

Des classes fermées dans mon école.

La moitié de mon effectif absent.

Des familles appelées pour des toux/maux de gorge/diarrhées/vomissements : test pcr à gogo pour les enfants mais pas de réponses avant 5/8 jours. 

Résultat: les médecins improvisent. Retour à l école 48h après la fin des symptômes.

Un enfant a de la fièvre ? Pas grave , frères et sœurs ainsi que parents peuvent aller à l école ou au travail. On attendra  le résultat du test pour aviser, tant pis s il faut mettre 100 personnes "contact" en quatorzaine ( car oui c est le protocole de l ARS).

Dans les salles qu on ne peut plus ventiler en étant à l intérieur, on suffoque sous les masques.

Le souffle est coupé, la gorge sèche, les maux de tête et les douleurs musculaires en fin de journée intenses.

Il faut forcer sur la voix pour se faire entendre dans nos masques humidifiés par notre débit langagier propre à notre profession.

Les températures sont encore estivales mais ce satané virus se propage à une vitesse folle.

Dans les classes, les enseignants protègent les enfants en portant des masques en tissu. Rien ne protège les enfants entre eux où les adultes des enfants.

Un enfant contaminé = cluster monumental.

 

Si certains en doutent encore, pour moi c est une certitude : la  seconde vague est bien là, juste  au dessus de nos têtes, prête à déferler au premier soubresaut automnal.

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.