L'alternative à la "non-violence": l'appel au " Bank run" des gilets jaunes.

Comme un pied de nez ( ou un doigt d honneur , au choix du lecteur ) des gilets jaunes aux annonces coercitives du gouvernement.

Nous y voici.

L'alternative à la violence de la rue. L'appel est lancé et relayé sur Facebook.

“On va retourner aux urnes mais en passant par le distributeur”, annonce Maxime Nicolle, alias “Fly Rider”, l’une des figures les plus médiatiques des Gilets jaunes. 

Tahz San, autre gilet jaune, ajoute:  “Pour l’Acte 9, nous allons faire peur à cet État en toute légalité et sans la moindre violence. (...) Nous savons tous que les pouvoirs du pays ne sont pas entre les mains du gouvernement mais dans celles des banques. Si les banques faiblissent, l’État faiblit aussitôt. (...) Samedi nous allons tous voter en retirant notre argent pour lui imposer le RIC (Référendum d’initiative citoyenne) en urgence”.

Les conséquences peuvent être potentiellement cataclysmiques. En cas de retraits simultanés, aucune banque ne disposerait des liquidités demandées. Plus grave, celles-ci ne seraient plus en mesure de financer les frais inhérents à leur fonctionnement. 

Le gouvernement va-t-il limiter ou "geler" les retraits bancaires? Les gilets jaunes "débiteurs" seront-ils sanctionnées et /ou fichés? 

Stéphane Hessel disait:  "Il faut comprendre que la violence tourne le dos  à l'espoir. Il faut lui préférer l'espérance, l'espérance de la non-violence.(....) Aussi bien des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l'oppression (..)."

Si faire usage de violence est pénalement répréhensible, force est de constater que retirer son argent... est un droit...

Wait and see...

 

 

 

 

 

 

 

 

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