En colère.

La situation était-elle prévisible?

En colère contre les "grands médecins et professeurs" qui faisait le tour des plateaux tv pour justifier que toutes les écoles devaient rester ouvertes alors même que certains de leurs collègues ( parfois en direct) les appelaient à plus de mesures.

En colère contre les ministres, dont celui de l'Education Nationale, qui semblait davantage plus préoccupés par son opération de communication de "continuité pédagogique en ligne" que par le bon sens: s'il avait prévenu les enseignants d'une fermeture imminente, TOUS LES ÉLÈVES seraient repartis avec du travail, des livrets, un programme. Résultat: des équipes enseignantes qui gèrent dans l'urgence "la continuité pédagogique" et des élèves qui, faute de connexion, sont exclus de tout dispositif.

En colère contre le Gouvernement qui par suffisance " la France n'est pas la Chine", n'a pas mesuré sa fragilité face à l'ennemi invisible. 

En colère contre le libéralisme qui a voulu préserver jusqu'au dernier moment la Finance et l'Economie et qui par sa doctrine, a fait tarder les Etats à prendre les mesures adéquates.

En colère contre beaucoup de familles qui semblaient plus préoccupées par le fait de devoir s'occuper de leurs enfants qu'à veiller à ce qu'ils ne soient pas des propagateurs de virus.

En colère contre les proches qui malgré les recommandations n'ont pas porté ( et ne portent toujours pas) la mesure du danger.

En colère contre moi même, qui malgré la connaissance des risques, aient invités dès lundi 8 mars  ceux qui le pouvaient à déscolariser leurs enfants mais qui ait dû envoyer les miens à l'école car nous devions assurer mon conjoint et moi même nos obligation salariales.

 

A ceux qui diront que la situation n'était pas prévisible, ce n'est pas vrai. J'alertais déjà la semaine dernière du manque de mesures européennes en comparaison de celles mises en place notamment dans certains pays d'Asie:

https://blogs.mediapart.fr/nbgk/blog/080320/covid-19-quoi-joue-la-france

L'année dernière, aux réponses de mon billet : https://blogs.mediapart.fr/nbgk/blog/110319/la-grippe-20182019-un-desastre-sanitaire/commentaires

J'écrivais en commentaire ceci: 

 

"Je ne prétends pas être journaliste. Les sources citées sont toutefois sérieuses (je cite également l invs). 

En tant que citoyenne, je pense avoir le droit de constater de graves dysfonctionnements quand c est le cas (...)

L épidémie (cqfd de grippe saisonnière) n est pas terminée, comme toujours, les autorités de santé publieront leurs articles à la fin de la période de propagation du virus. 

La grippe tue. Ça ne devrait pas être une fatalité et des mesures pour contre-carrer les épidémies à l instar d autres maladies devraient être mises en place. Nous sommes incapables de faire face à une simple grippe saisonnière qui on le sait, sera vectrice d une prochaine pandémie mondiale ( et ça c est l oms qui le certifie et qui a même préparé un plan d action).

https://www.who.int/features/qa/pandemic-influenza-preparedness/fr/ "

 

Je ne suis pas épidémiologiste, médecin, ministre, chef d'état. Cependant si aussi petite citoyenne que je suis, la situation me semblait à mon échelle alarmante et je m'inquiétais du manque de préventions. je ne peux qu'exprimer aujourd’hui ma colère envers une situation catastrophique qui était annoncée.

Je n'accuse personne ou tout le monde ( cela revient au fond à la même chose).. Processus cathartique. Merci Mediapart.

 

 

 

 

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