Merci pour tout, Madame K !

La classe jusqu'au bout! On connaît l'âge du covid, mais pas celui de Nelly Kaplan, l'une des dernières victimes de ce morveux...

Mai 69, mois érotique... Les jeudis après-midi d’internat où je n’étais pas consigné, je les passais dans les salles obscures briochines. En fraude, bien sûr. Premier film de Nelly Kaplan derrière la caméra, énième apparition de Bernadette Lafont devant. Un choc !

Mon dieu mon dieu mon dieu! ai-je spasmodiquement psalmodié à la sortie, bien qu’athée depuis le berceau. Avant de me précipiter aux toilettes pour... heu... communier avec la beauté formelle et charnelle.*

Qu’on me pardonne cet onan égotisme, je ne crois pas avoir beaucoup vu de films de Nelly Kaplan par la suite. Mais "La fiancée du pirate" restera comme la pierre fondatrice de "mon" féminisme.

J’espère cependant que les nombreux cinéphiles de Mediapart (et critiques souvent plus talentueux que les professionnels de la profession), parleront de la disparition de Nelly Kaplan de manière moins futile... 

*Claire Maurier aussi, très très très bien dans mon souvenir !

Edit, 17:25 : plus documenté, et pour cause!  https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/121120/chere-nelly-kaplan

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