Pourquoi Mediapart me quitte

Titre étrange, puisé dans le subconscient. Toujours eu des scrupules à user du "je" à l'écrit.

"Me" est un pronom personnel, me souffle-t-on dans le spinnaker. Exact, peut-être s'agit-il alors d'une délicatesse avec le "j". Que certains ont résolue dans l'usage du meuh par jeu.

Mais nous débattons ici (surtout moi) de cette déformation altruiste du névrosé psychotique, celui qui éprouve une grande souffrance quand il met une claque à un semblable. Ou même à un pas semblable du tout, au plus fort des crises.

Constat récurrent : seule la poésie affranchit de la psy. Ou s'en dispense. Ou l'en guérit... difficile à dire quand on n'a jamais eu recours à la seconde. Et à la première, alors? me souffle une petite voix goguenarde dans le grand foc. Brisons là, non sans faire un petit coucou (coucou!) aux psys poètes.

Etre hors sujet de ses propres sujets ne fait pas des personnalités équilibrées. Il faut alors avoir le courage de quitter l'être aimé. Ici l'entité, ce qui peut donner lieu à des adieux déchirants à n'en plus finir. Souvent suivis de retours inopinés parce qu'on a oublié quelqu'un qui s'en trouve déchiré.

Par conséquent, allez tous vous faire mettre! Aïïïe, que cela fait mal à ma psyché... 

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