Poésie improvisée sur le covid à l'université

Un humble petit poème sur l'université française au temps du covid19.

Je viens vous raconter

L’histoire de notre belle université,

Qui malgré son manque de thunes

Continuait à sourire,

Tout en cachant ses soupirs,

Même si elle était prise pour une prune.

 

Notre ministre, Frédérique Vidal,

Se refusait à constater son pronostic vital :

« Je vais vous payer avec de l’air,

Le Covid n’est pas un danger

Entassez vos étudiants en TD

Et vous reprendrez bien, par-dessus, un peu de LLPR !

 

Quarante-cinq étudiants dans une classe !

Que voulez vous que ça me fasse ?

J’ai demandé à mon copain Jean-Mi

Qui lui aussi a ses salles bien remplies.

Il m’a dit que ce n’était pas grave,

Ce qui compte c’est que mes amis se gavent.

 

Moi je veux seulement des économies,

Le savon, c’est le cadet de mes soucis

Les salles sont bien ventilées.

Nous aviserons quand les températures auront chuté !

 

En attendant, ces idiots d’étudiants

Ne bénéficieront d’aucun arrangement.

Je suis bien aisée car finalement bien peu contestée,

Alors que c’est bien avec leur vie que je suis en train de jouer »

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