Ce que Bill Gates a à nous apprendre

Résister à une agression en bande organisée, qui ne respecte rien, et vise à anéantir demande de l'estomac. Ca fait très mal, avec la particularité, en ce qui le concerne, que le but recherché était/est l'humiliation publique. On a voulu lui faire manger la poussière, le disqualifier complètement. L'échec est patent. Il est en danger, mais pas disqualifié.

Mil fois, je me suis heurtée à une incompréhension massive. Avancer sans représentation, quand des actes sont, à l'évidence, demandés, diminue les habiletés. L'incompréhension se mue en gaucherie, à l'instant d'agir, la gêne trouble la vue qui laisse passer des fautes grossières. Quelle est cette place que je prends, et quel est ce choix qu'il a fait de me faire coacher de si bizarre façon, par des signes ? Certes. Qui le tyrannise au point d'empêcher tout contact, et de quel droit ? Mil questions, un constat : la violence est là, maximale, émane d'un réseau qui a des agents partout, règne par la terreur. Ce réseau, il le connaît depuis toujours, il est né dans une famille qui en fait partie. Il a probablement, aux débuts de Microsoft, apprécié sa présence, et ses apports qui ont permis à la société de croître. Je me souviens de confidences très émues sur les débuts de Microsoft France, quand les équipes étaient réduites, avant que naisse le sentiment de n'être qu'un infime élément dans une énorme structure. C'était aux Ulis, en 1989. Alors, c'était un patron apprécié, qui provoquait, cela étant, des réactions extrêmes d'enthousiasme total ou de rejet massif. Sa fortune provoquait. On disait encore, quand une vidéo passait le montrant, qu'il avait l'air d'un gamin : 

Bill Gates 1984 Bill Gates 1984

L'aspect séduction du parcours complètement imprévu était présent. Je me sentais très loin. Je ne crois pas avoir une seule fois essayé de penser la réalité de cet homme, mais je me souviens de mon agacement face à un collègue dont il était la cible favorite sur laquelle il était intarissable. Interrompre sa litanie demandait préparation, tant il était dans son élément, et sa sortie préférée était que Gates, quoi qu'il ait fait ou pas fait de bien, vivait encore chez papa maman. J'entendais plus sa jalousie qu'autre chose. Je n'ai même jamais pensé à vérifier si effectivement Bill Gates vivait chez papa maman, je ne me sentais pas concernée.

Des années plus tard, je ne cesse de chercher à me représenter sa réalité, consciente, cependant, que quoi que je fasse, je n'en ai pas les moyens. Quand je suis alertée, qu'est-ce donc qui se passe ? Où ? Est-il chez lui, menacé, chez Bonner ? Le plus important est d'identifier, vite, l'acte à poser, d'accepter qu'il ne peut qu'être imparfait. De le poser, puis voir. Faut-il un envoi, une série d'envois ? Il y a eu des moments très très tendus, la différence majeure, une des nombreuses différences majeures entre lui et moi étant qu'il n'ignore rien de ce qui se joue, et de ce qui est fait, quand j'ignore tout, avance à tâtons, loupe certainement beaucoup dans ce qu'on tente de me communiquer. Je suis foncièrement décalée. J'ai écrit une note intitulée "Le mystère Bill Gates". Une nouvelle fois, j'étais désorientée. Je regardais la vidéo qu'il a récemment faite avec Warren Buffett, et je le trouve crédible dessus. Or il ment du début à la fin. Je le trouve aussi séduisant sur cette vidéo. Buffett semble pourtant le maltraiter de façon grave, exercer sur lui un contrôle aussi insensé qu'illégal. On croirait, réellement, des BFF, best friends forever. Bill Gates peut, en interview, ne pas être à son avantage, du fait des chantages connus des personnes informées, ignorés du public. Sur cette vidéo, face à Buffett, je ne vois rien qui me confirme que cet homme exerce sur lui une forme développée de torture morale sans cesse renouvelée, et qu'il le fait avec l'aide de Madame Gates. Quand je me recule, je me souviens avoir vécu des situations où, souffrant beaucoup, je m'ingéniais à masquer cette souffrance, ne voulant pas qu'en plus de me blesser, on prenne plaisir à voir que le but était atteint. C'est la seule compréhension qui me vient de cette vidéo qui, en ce cas, dit en substance à Buffett qu'il n'aura jamais les moyens de le casser, qu'il y a des espaces de lui, forts, sur lesquels il n'a et n'aura jamais aucune prise. Le paradoxe est que l'exercice étant imposé, le propos est qu'il soit crédible, sans quoi ça n'apporte rien au commanditaire. La provocation est d'être plus que crédible, séduisant. Ce que Buffett n'a certainement jamais été de toute sa vie.

Il n'est pas exclu que ce que l'homme prétendument le plus riche du monde a à nous apprendre ait à voir avec la souffrance, avec le rapport à développer avec elle. Il tient depuis des années dans un environnement hostile qui calcule longtemps à l'avance les provocations et pièges qu'il pourra lui tendre, comme leur utilisation par voie de presse et de moteur de recherche. Dans ce genre de contexte, celui qui subit est contraint à développer bien plus de ressources internes que celui qui inflige. Elles sont, selon les moments, apparentes ou pas, mais dès l'instant où il tient, c'est qu'elles existent. Il est, certes, dans un quotidien complètement saturé dans lequel il peut n'avoir qu'un temps de pensée très réduit. Je me suis souvent demandé comment il gérait ce qui se passe de mon côté. A quel rythme en est-il informé, comment les échanges avec ceux qui me guident ont-ils lieu...mil questions, à nouveau, et une réalité : avec les limites qui sont miennes, il peut compter sur moi, le sait. Je n'existe cependant, dans cette histoire, que par ce lien à lui, et ce qui m'a été fait. Je vis, moi, difficilement de n'avoir aucune évaluation possible, aucun moyen de connaître l'impact de ce que je fais. Lui, gère son quotidien, et cette réalité qui est mienne, par laquelle il paraît complètement différent de ce qu'il dit lui-même. Je ne vois pas comment il pourrait y avoir un précédent à pareille situation, intrinsèquement liée à internet. Par contre j'y reconnais ce qui se dégage de sa vidéo avec Buffett : quoi que celui-ci puisse faire, il y a des espaces hors de son contrôle. Mes notes en sont un. A ça, il ne peut rien opposer. Il n'a pas non plus de prise dessus. Je ne pense pas qu'une seule des personnes qui harcèlent Bill Gates ait pareille expérience de vivre de façon continuelle des espaces si différents. Si je suis à l'exact opposé de lui à bien des niveaux, il y a cependant, possibilité de communication, même très empêchée, et d'empathie. Personne n'a de prise sur ce que je pense de lui, ni ne peut me manipuler à ce niveau. Il y a eu, de son côté, en octobre 2011, un passage marquant où, en début de mois, il rejetait à l'évidence mon hypothèse de réincarnation, le lien que je faisais avec Salem. Le 28, je recevais une vidéo commandée que je n'attendais plus, pour laquelle j'avais été remboursée. Il a agi, en amont, pour que je la reçoive son jour anniversaire, qu'il puisse me laisser entendre qu'il validait Salem. Pareil changement, rapide, sur un sujet aux implications multiples, indique une capacité de réaction quasi immédiate. Il lui a fallu, lui, s'imprégner. Il vit, depuis, cette réalité étrange que j'écris ce passage, affirme qu'il valide et la réincarnation, et l'origine du harcèlement à Salem, ce qui le met, face à ses agresseurs, en situation de subir, mais aussi de penser ce qu'il subit.

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