Warren Buffett et Bill Gates, maintenant

Le voile est déchiré, la mascarade exposée. Derrière toutes ces photos de BFF, ces tables de ping pong, ces éclats de rire apparemment spontanés, irrépressibles, une contrainte, une menace permanente. Un danger. Attention, peut buter. Quelle vie, quand la menace de la perdre est là, avant que d'avoir rien inscrit de véridique sur soi ? Là où est Buffett est la dépossession.

Un tel degré de tromperie est inquiétant. Qui sait précisément ce qu'il en est ? Il y a nécessairement des niveaux, des degrés d'information qui varient, selon les nécessités, et la place sociale. Ce que je découvre, moi, qui le sait ? Les journalistes ? Les élus ? Buffett a une bonne image qui n'est pas sans comporter une part de propagande, visage affiché sur quantité de sites pour sa prétendue compétence boursière. Elle peut, certes, être réelle, mais s'il y a derrière la façade un profil crapuleux, on peut faire de bons placements parce qu'on est initié.

La rencontre fut imposée, que Bill Gates ne souhaitait pas. Feu Mary Gates, sa mère, voulait qu'il connaisse Buffett. C'était un an après que nos routes se sont croisées. Y avait-il un lien, un but ? Si des femmes lui ont été présentées, choisies pour quelque point commun, j'imagine que je restais, à ma façon totalement inconsciente, présente. Buffett était-il l'antidote chargé de le ramener à la raison, de lui faire comprendre que la française à peine entraperçue n'avait aucun intérêt ? J'étais, à ce moment, en pleine rééducation, après un mauvais accident de ski, ligaments détruits. Pas la situation idéale pour établir un contact.

Vingt-quatre ans plus tard, cette relation, avec ce qui semble être un bourreau plus que tout autre chose, se maintient. Buffett est très présent sur le blog de Bill Gates. Buffett était celui qui affirmait, catégorique, à Bloomberg le 22 octobre 2013 qu'il y avait zéro chance que le cofondateur de Microsoft y revienne. Il faisait ce qu'il avait envie de faire à la fondation, le faisait bien, et ça lui prenait toute son énergie. La française écrivait des notes à la hâte, dépassée par la situation, autant que décidée à faire, même mal, l'inaction lui semblant le pire choix. Ces notes sont traces, ancrent. Impossible de nier ce décalage prononcé entre les mots de Buffett, qui n'a cité personne d'autre que lui, se considérant parole d'évangile, et ces billets, toujours en ligne.

Le rapport à l'histoire est convoqué. Qui l'écrit ? Jusque là, elle est délibérément faussée, en temps réel. Seul le mensonge, pris pour vérité, est accessible. Une évolution, pourtant, mes plaintes contre Buffett, communiquées au fonds d'investissement, en même temps qu'à Bill Gates, et aux autorités américaines. Inquiétant, ce fonds de pension qui entérine une emprise nocive. Quel changement cela peut-il impliquer ? Jusqu'au 31 décembre 2015, il était entièrement bloqué. L'est-il moins ? Dans ses actu, hier, premier jour de 2016, cette image de fin concernant Cascade. Peut-il mettre fin à son contrat, et ce qui l'en empêchait était-il en lien avec Buffett ? Aux liens que celui-ci a avec les Rothschilds ?

Warren Buffett Ariane de Rothschild Warren Buffett Ariane de Rothschild

Demain, en ce cas, est différent. Comment penser un maintien de sa présence à la BMGF ? Toute la difficulté de ma position est là. Je n'ai pas d'autre projet, actuellement, que suivre ce que je comprends des signes envoyés, dans un but de résolution. Je me situe en réponse à ce qu'exprime cette capture d'écran, que je n'ai vue que tout récemment, mais qui correspond exactement à ce qui m'est communiqué :

Bill Gates -capture vidéo FT- Bill Gates -capture vidéo FT-

Je vis depuis des années le décalage. La nuance est que ces notes existent, qui inscrivent une rupture. L'avenir dira si elle se confirme dans la réalité. En ce cas, on ne verra plus de photos de Bill Gates et Warren Buffett. Sauf peut-être les dernières, dans un tribunal.

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