Laurent Gbagbo, pour Bill Gates

A priori, rien ne devrait rapprocher les deux hommes, aux parcours et aux insertions très dissemblables. Victimes tous deux de la France, et de l'emprise que la famille Rothschild a sur ce pays, comme sur la presse, et pas seulement française, loin s'en faut, ils se sont trouvés, l'un comme l'autre, confrontés à un rouleau compresseur inique auquel rien n'y personne, seul, ne peut résister.

Il faudrait pour y parvenir un jeu d'alliances très solides et stables, ce qui est compromis par la rapidité avec laquelle cette famille a recours au crime, ce pour quoi elle est réputée, même si on ne l'énonce pas directement. Ca fait partie du savoir commun, et ceux qui ont entendu parler de Larry McDonald l'ont rarement oublié. C'était en 1983, nous sommes en 2016, s'il y a eu évolution, c'est vers pire, un pire qui a mis à profit toutes les technologies qui n'étaient pas accessibles à ce moment, qui utilise google tout au long du jour, n'hésitant pas à balancer par rafale des campagnes de diffamation cousues de fil blanc.

Gbagbo est à La Haye, haut lieu Rothschild où l'on s'assoit sur la règle de droit et se sent puissant parce que ligués. La collusion avocats-CPI crèverait les yeux d'un aveugle. Qui a oublié le juge Kaul, présent jusqu'à un mois avant de décéder, sans lequel Gbagbo serait libre ? C'était en juin-juillet 2014. Les avocats ont tardé à se saisir de cette aberration, à la dénoncer. L'eussent-ils fait à peine le décès annoncé, le résultat était très différent, et Gbagbo serait président à l'heure qu'il est. Mais Me Altit voulait son procès, le procès de la Françafrique, déjà tout fait avec les aveux de Sarkozy dans ses échanges avec Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel pour leur livre « Ça reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy ». Pour que pareil aveu passe, il y a gros à parier qu'il savait qu'il s'adressait à des personnes qui n'en ignoraient rien, il se référait à un savoir partagé :

On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara

On pourrait dire à propos de Microsoft "On a sorti Gates, on a installé Ballmer". Si les moyens employés ont été très différents, le but était le même, et il y a eu procès, d'une autre nature, mais visant aussi à charger un homme. Tout est parti de là. Une observatrice avertie, Joan Brewer, le disait très clairement, le procès antitrust était attaque contre Bill Gates. Son père et sa mère, leurs réseaux et donneurs d'ordres, qui ont tout mis en oeuvre pour que l'entreprise acquière une position monopolistique, sont restés dans l'ombre, comme on les y avait complaisamment laissés depuis le début. Gates senior, validant les backdoors délibérément laissées dans les systèmes d'exploitation à des fins d'espionnage, aussi bien que de prise de contrôle des avions depuis l'extérieur, n'a pas manqué de ligoter son fils par les termes employés lors de la rédaction du contrat de licence de l'utilisateur final. La violence, la maltraitance, si on doutait de leur réalité, apparaîtraient là. Je n'ai pas lu ce contrat, mais il a régulièrement fait surface par l'emploi d'une adresse email codée "dcluff@mslicence.com", qui explique la difficulté qu'a Bill Gates à se défendre. Différentes actions ont été posées, à différents niveaux, allant des vidéos intimes prises par tromperie à des clauses juridiques, le propos étant de le contraindre en toutes choses. Contraindre à prendre épouse, contraindre à quitter Microsoft, contraindre à fonder la BMGF, contraindre à en être tout à la fois le VRP et le bouc émissaire, contraindre à prononcer les mots qu'on lui communique, à en assumer la fausse parenté sur son blog, entre autres lieux.

Gbagbo, à la Haye, fut contraint au silence, comme il l'a lui-même fait observer lors de sa prise de parole le 28 février 2013. Quand sa mère est décédée, la CPI l'a honteusement maintenu dans ses geôles, comme s'il était un dangereux criminel, ce qu'elle ne cesse de tenter de démontrer, alors même que quantité de documents ont circulé, prouvant qu'il était le président régulièrement élu en 2010. Alors même que le seul PV de la vallée du Bandama montre des fraudes d'une telle importance, du côté de Ouattara, sans qu'un seul parallèle existe du côté Gbagbo, qu'il suffit à jeter le doute sur le respect du droit que la CPI doit aux citoyens sur les deniers desquels elle est rétribuée. La question de savoir qui avait réellement été élu a été évacuée d'emblée, alors même que tant que cette question, et le rappel que le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire a validé l'élection de Laurent Gbagbo, n'ont pas été examinés, aucun procès ne se justifiait. Pire, Me Patricia Hamza, avocate des victimes de Ouattara, avait déposé plainte à la CPI contre lui, et en avait témoigné en pleine période électorale, le 23 novembre 2010 :

Plainte de Me Hamza contre Ouattara déposée à la CPI Plainte de Me Hamza contre Ouattara déposée à la CPI

Elle a été violée et égorgée à son domicile fin avril 2011, moins d'un mois après que la force licorne a honteusement sorti Ouattara. Qui avait intérêt à commettre pareil crime, si ce n'est le camp Ouattara, pour les preuves qu'elle avait ? Cette vidéo donne des éléments importants :

Violence et exactions du camp Ouattara en 2010 © ivoirebusinessCOM

On a donc deux hommes qui, dans des situations très dissemblables ont vu leur image systématiquement distordue par campagnes de presse mensongères relayées complaisamment par google qui présentait, dans leurs actu 10, 20, 30 fois le même sujet décliné par des supports qui payaient pour, partant du principe qu'un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. Il ne reste, en ce cas, aucune place pour rétablir la vérité. Cette copie d'écran du site de Joan Brewer donne un aperçu, la totalité étant cependant à éplucher :

Joan Brewer sur la nocivité de Gates senior Joan Brewer sur la nocivité de Gates senior

Si Bill Gates nous est continûment présenté comme l'homme le plus riche du monde, actualité aussi fausse que creuse tant que rien n'est explicité sur l'origine de la fortune, celle des Rothschilds, qui détient réellement la première place ayant été amassée par guerres, crimes, crises économiques provoquées, gains faits sur des pays comme la Côte d'Ivoire après avoir sorti un président démocrate pour installer une marionnette, il est plus que probable qu'il se sent plus proche d'un Gbagbo que d'un autre milliardaire.

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