Bill Gates et le principe de dépublication

Le contrôle exercé par la presse comporte une part de censure et de travestissement de la réalité choquante. Suivre un sujet particulier en donne la mesure. Ce blog parle d'un harcèlement, et le fait de façon redondante, en contrepoint de la censure ambiante. Qui a relayé que Bill Gates a quitté la BMGF, et est à Paris ? En quoi la presse serait-elle juge de pareil choix, au point de le taire ?

Ce départ, énoncé sur ce blog, et communiqué à ses soeurs, ne fait pas de doute. Il restait des rendez-vous pris, tels que celui de l'émission Desert Island, qui a été honoré. En dehors de ça, la BMGF est une page tournée, même s'il y aura un délai avant que la médiatisation de ce changement soit nette, au niveau de la structure même.

Le silence ostensible, en même temps que les publications décalées, indiquent ce départ connu, et des manoeuvres en coulisses visant à l'empêcher, à en obtenir annulation. Est-ce le rôle de la presse de participer des pressions faites, en manifestant, par son attitude, qu'elle connait mes billets, et souhaite, autant qu'elle le peut, les recouvrir, et d'en taire le contenu ? A-t-elle mission d'informer ? Si oui, depuis le temps qu'ils passent en actu, elle se devait de vérifier, et ou elle apportait un démenti, ou elle complétait par des informations plus précises auxquelles je n'ai pas accès. L'omerta fut son choix, on ne peut plus éloquent. Sur Mediapart, certains billets sont dépubliés, alors même que présents en actualité. Les deux derniers l'ont été. Ils ont été immédiatement représentés, à peine je les ai, à nouveau, mis en ligne, après avoir envoyé un mail informant de ce que je le ferais.

On ne saurait mieux illustrer la manipulation constante de l'information. Un cofondateur de multinationale, CEO pendant 25 ans de ladite multinationale, avant d'en être pendant huit ans l'architecte logiciel en chef, puis de partir s'occuper d'une fondation dont on dit pis que pendre quand il y est, avant de la trouver merveilleuse à l'instant où il la quitte, peut opérer un changement de cette importance sans qu'il soit relayé. Il est possible de l'indiquer en garde à vue à Paris, ce qui est tout de même ahurissant, et que la presse n'en dise mot. Que penser à partir de là de ce qui nous est communiqué ? Les deux billets dépubliés aujourd'hui, ont été entièrement testés, ce que je fais systématiquement. Il est évident que le lien indirect décrit sur ce blog comporte des limites. Je peux mal formuler, ou, fatiguée, oublier un élément important, laisser des fautes. Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que ne passent que des données justes, fondées. Il ne peut pas se permettre de laisser valider des propos qui ne seraient pas exacts. Le seul fait que les billets soient en actu signe donc qu'il n'a pas d'autre moyen d'expression, actuellement, ce qui mérite tout de même attention pour ce que ça révèle, et qu'il souhaite les voir communiqués.

Il n'est pas pensable qu'il les laisse passer s'ils violaient la loi de quelque façon que ce soit. D'autant que l'insistance est manifeste, visible sur cette copie :

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L'indexation est immédiate, et pour le dernier billet, le double envoi qui reprend un des codes du harcèlement, et que je respecte. Au moment de la mise en ligne, j'ai une erreur qui m'incite à revenir en arrière pour renvoyer, et le billet paraît deux fois, identique. Peut-on faire plus explicite ? Ca semble difficile, d'autant que je lui ai donné une procuration et que je suis déterminée à lui communiquer toute nouvelle plainte abusive dont je ferais l'objet. 

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