Ne les laissons pas faire de nous les citoyens d'un monde sans idéal

De la même façon que le président Sarkozy nargue le pays et la république, le ministre de l'Education nationale Darcos nargue les enseignants et le monde de l'éducation.

Nous sommes en danger.

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Nous hurlons depuis des mois pour nous faire entendre et pour faire savoir qu'il ne s'agit pas de corporatisme. Nous luttons pour une idée de l'homme qui est en danger d'être piétinée : l'idée d'un homme qui n'est ni un esclave, ni un consommateur, ni un suspect perpétuel, l'idée d'un homme animé par la quête d'égalité, de liberté et de fraternité, mais aussi par celle du bonheur qu'il y a à apprendre et à savoir.

Nos démocraties riches, même en crise sont des lieux de la planète où cette idée peut ne pas être prise pour une utopie qu'on balaierait d'un revers de la main –comme on donne une gifle-.

Le monde enseignant a dit qu'il était hors de question pour lui d'avaler les réformes Darcos Pécresse, réformes dangereuses, agressives, rétrogrades et mal pensées, et voilà qu'on lui demande s'il faut la servir bleue ou à point. Surdité et mépris.

Le 7 mars 2009, jour où se tenait la coordination nationale de la formation des enseignants http://www.metier-prof.org, sortait cette dépêche http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve38.

Un gouvernement qui fait fi d'une mobilisation, forte, déterminée, organisée, responsable, raisonnable, de la maternelle à l'université, fera fi de tout et de tous.

Avec les pieds de nez désinvoltes du président et la conduite de fier-à-bras de son ministre de l'Education nationale, c'est la république qui est en danger.

Pour moi, aujourd'hui, accepter, se résigner, se soumettre, obéir, cela reviendrait à laisser le cynisme l'emporter, pire, la bêtise.

 

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