"Liberté égalité fraternité" où êtes vous passées

Les violences commises remettent en cause mes institutions nationales. Le maintien en fonction de ministres, Darmanin, Dussopt... décrédibilise les institutions. M.Macron, se disant ni de gauche ni de droite, a vu sa "gouvernance" irréprochable basculer.

Marie, ma grand-mère était appelée à raison de sa générosité "Mme la France", elle distribuait le pain qu'elle avait pétri. Ce sont les Africains du nord lui ont donné ce titre et elle avait à l'esprit qu'ils avaient combattu pour notre liberté et, ils choisirent la France au jour de l'indépendance voulue par certaines composantes de la Nation. Les institutions de l'Etat reçurent mission de protéger toute personne sur le territoire national et c'est par la séparation des pouvoirs ainsi que la garantie des droits qu'elles se devaient et se doivent de remplir leur mission de sûreté.

Les forces de l'ordre, l'institution judiciaire, l'administration, sont constituées d'hommes et de femmes qui sont faillibles. Mais, lorsqu'il y a autant de personnes noirs, arabes, ou autres qui meurent sous les techniques, moyens mis en œuvre par la police, ou d'un escamotage d'informations au cours de la procédure judiciaire, des questions se posent:

- Y aurait-il une infiltration de cette police qui demeure la notre, par des idéologies politiques renvoyant à une radicalisation de celle-ci?

- Y aurait-il eu une instillation comme quoi une race n'en vaudrait pas une autre?

- L'institution judiciaire ne serait-elle plus à même de veiller à ce que la vérité soit établie et la justice rendue?

- Le Président de la République aurait-il manqué à son devoir de veiller à l'indépendance de la justice? Aurait-il succombé à la peur des différentes composantes ethniques de la République, qui est "Une Indivisible", qui est une seule et unique communauté où une seule espèce, l'espèce humaine, y vit !!!

Aujourd'hui, face à tant de violences, venant d'hommes et de femmes :

- policiers, policières, en charge de protéger tout individu membre de notre communauté de vie,

- de magistrates et de magistrats en charge de veiller à établir la vérité et de rendre la justice,

- de ministres, Président de la République, en charge de donner une direction, de mettre en œuvre des moyens au profit de cette communauté de destin,

me conduisent à m'interroger sur l'impasse dans laquelle nous avons été conduits. Avoir enseigné le droit durant ses 30 dernières années, m'amène à remettre en question le caractère inclusif du système institutionnel qui veut réformer à tout va, mais ne pas se réformer lui-même. Il doit, comme pour lutter contre la radicalisation religieuse, étudier les causes ayant conduit à cette impasse. M.Macron se disait hors appareil politique, ni de droite ni de gauche, voulant sortir des clivages. Et il a, à une vitesse supersonique, vu nombre de ses ministres, secrétaires d'état, président d'assemblée nationale et autres institutions, non pas être au service de notre communauté, mais de se servir de leurs attributions à des fins peu nobles. Il aurait été convenable que ces personnes démissionnent. Lorsque M. Darmanin, Dussopt... restent en poste, même si ils doivent bénéficier de la présomption d'innocence, ils décrédibilisent la charge qu'ils remplissent, ce qui fragilise l'ensemble des institutions. M.Macron avait promis un gouvernement exemplaire, il nous donne à voir une comédie du pouvoir, lui-même se prêtant à se camper en acteur, mais avec du pouvoir que nul autre ne détient. "Liberté, égalité, fraternité" où êtes vous passées?

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.