Gloire à un héros.

J'ai envie de répondre à la magnifique lettre de Monsieur Edwy Plenel par ce poéme que j'ai trouvé par hasard écrit par mon grand-pére Othman El Fayache en l'hommage de Mehdi El Glaoui. 

C'est une lettre écrite par un militaire à un autre militaire. Mon grand-père né à Tunis a étè Sergent-pilote de l'armée de terre française notamment au Maroc au 37eme régiment d'aviation à Casablanca en 1925. Mehdi El Glaoui était le fils aîné du célèbre Pacha de Marrakech Thami El Glaoui. Il a servi la France avec bravoure comme lieutenant au 3ème régiment de spahis marocains tombé au combat dans son char en Italie en 1944.

Je veux rendre hommage à ces deux héros méconnus l'un arabe l'autre berbère les deux musulmans amoureux de la France en publiant ce poème intitulé Gloire à un héros :

" Pourquoi Marrakech, cette cité riante

Du soleil, des palmiers, des fleurs et verdure, 

Devient-elle éplorée, morne et poignante 

Et le grand Atlas est-il sans parure. 

Comment, toi, Atlas majestueux et serein, 

Tu secoues ta neige en revêtant le deuil, 

Toi dont les cîmes défient le destin 

Et se dressent vers le ciel bleu avec orgueil 

Pourqoui cette tristesse, cette affliction

Réponds ! ... et explique vite ta détresse. 

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De douleur la montagne n'ose répondre 

Telle une mère dont le cœur est brisé. 

Elle vient en ce jour recueillir les cendres 

D'un fils que l'audace a immortalisé.

La mort vient de lui ravir au champ d'honneur 

Son cher Mehdi, vivant exemple de courage, 

De modestie, de bonté, de noble cœur 

Qui en pleine tourmente affronta l'orage 

En se lançant hardiment dans la bataille 

Pour briser les chaînes des peuples opprimés

S'exposant aux dangers des obus et mitrailles 

Avec une foi ardente et décidée 

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Atlas, console toi, Seigneur des Monts, berceau

Des valeureux Glaoui, ton sacrifice 

Ne sera pas en vain, Mehdi est mort en héros

Pour le triomphe du droit et de la justice 

Regarde venir arabes et berbères 

De toutes les provinces rendre hommage, 

Tristes, le visage sombre et austère, 

Au soldat dont l'histoire un jour dans ses pages 

Glorifiera l'âme et les nobles sentiments 

De celui qui sacrifia sa propre vie 

Pour la France qu'il aimait tendrement

En même temps que le Maroc, sa vraie patrie."

                                                    Othman El Fayache

                                            

 

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