Bouygues et les impôts

Le géant français du BTP, qui avait déjà aidé à la construction de l’aile Richelieu du Louvre ou encore à la rénovation du Musée d’Orsay, a exprimé sa volonté de participer à la restauration de Notre-Dame. Un engagement qui s’inscrit dans la démarche de responsabilité sociétale de l’un des principaux contributeurs à la solidarité nationale.

Le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame aura au moins eu le mérite de rassembler les Français et de permettre à la solidarité nationale de s’exprimer. Les dons et autres manifestations de soutien ne se sont pas fait attendre, et les citoyens ont compris qu’ils pouvaient compter sur les plus fortunés pour défendre leur patrimoine.

Cette terrible catastrophe aura ainsi été l’occasion de rappeler ce qu’une étude récente de l’Afep (Association française des entreprises privées) ou encore l’hebdomadaire l’Obs avaient récemment montré : les entreprises qui réussissent ont un rôle majeur à jouer en matière économique et sociale.

Le groupe Bouygues, qui avait réussi à prendre la tête du CAC 40 en 2018 grâce à un chiffre d’affaires de 35,5 milliards d’euros, fait ainsi partie des dix plus gros contributeurs à la solidarité nationale. Avec 2,1 milliards d’euros de prélèvements obligatoires payés en France en 2017, la société de BTP affiche une « empreinte fiscale » particulièrement positive, selon le classement établi par l’Obs dans son édition du 7 février.

Ainsi, conformément à ses engagements, le groupe apporte sa contribution sociétale en payant l’impôt sur les sociétés, les retenues à la source, les taxes à l’importation ou droits de douanes, les droits de timbre et d’autres taxes dans les territoires où se situent ses activités opérationnelles. Sans oublier les taxes assises sur les salaires versés à ses collaborateurs, les impôts indirects tels que la TVA et certaines taxes sectorielles.

Responsabilité sociale

Et cela ne devrait pas s’arrêter là, les résultats dévoilés récemment par le géant du BTP étant particulièrement encourageants. Au premier trimestre 2019, le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 7,9 milliards d’euros, contre 6,8 milliards au premier trimestre 2018, soit une progression de 16 %. Le résultat opérationnel courant s’est quant à lui amélioré de 36 % (à 94 millions d’euros, contre 58 millions au premier trimestre 2018). Cette année, le groupe envisage d’améliorer sa profitabilité et d’atteindre 300 millions d’euros de cash-flow libre chez Bouygues Telecom, puis, d’ici deux ans, de porter ce cash-flow libre à 1 milliard d’euros en cumulé pour les trois activités.

Mais il se propose également de continuer à déployer sa démarche d’utilité sociétale, portée par les valeurs de responsabilité, excellence, goût du challenge et respect des lois.

Outre le don de 10 millions d’euros au fonds dédié à la restauration de Notre-Dame, le groupe a annoncé se tenir à la disposition des autorités et organisations compétentes pour prendre part, dans le cadre d’un mécénat de compétences, aux travaux de rénovation de la cathédrale. Une manière d’affirmer que les entreprises doivent non seulement pratiquer le civisme fiscal, mais aussi contribuer concrètement à la construction matérielle et immatérielle du pays.

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