Emirats Arabes Unis: Maltraitance de la princesse Haya

Un proche de la famille royale de Dubaï a rompu son silence en racontant comment la bataille du divorce de Sheikh Maktoum avec sa femme, la princesse Haya, devant les tribunaux britanniques, exposera les secrets du souverain des Emirats Arabes Unis.

 Le procès de la princesse Haya contre son époux le Sheikh Maktoum, qui doit se tenir à Londres, pourrait révéler le calvaire subi par les femmes de la famille royale de Dubaï

Grace au témoignage inédit de Marcus Essabri, neveu du tout puissant Sheikh de Dubaï, la réalité des mœurs tyranniques du souverain apparaîtra au cours du procès intenté devant la High Court de Londres par Haya, l’une des épouses du Sheikh, pour divorcer et avoir la garde de ses enfants.
C’est la première fois qu’un membre de la famille royale ose parler, et défier le Sheikh Maktoum. Si de nombreuses informations étaient déjà connues au sujet de la disparition de deux cousines de Marcus, filles du Sheikh, les princesses Latifa et Shamsa, qui avaient manifesté le désir de s’émanciper loin de la cour, on ne sait pratiquement rien sur leur vie aujourd’hui, et sur les conditions dans lesquelles elles sont séquestrées.

S’exprimant dans le cadre de « 60 minutes », une émission d’actualité de télévision australienne, Marcus Essabri a annoncé que les secrets les plus jalousement gardés à Dubaï pourraient être percés au cours du procès : « La princesse Haya est la seule à tout savoir sur la façon dont ont été traitées mes cousines. J'espère qu’elle profitera de son procès de divorce pour le dire, et venir ainsi en aide à ces deux pauvres femmes ».

ENLEVÉE ET DROGUÉE

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Afin que  les débats permettent ces révélations  pendant un procès de divorce qui tournera surtout autour  des compensations financières demandées par la princesse Haya, et sur ses revendications pour la garde de ses enfants,  Marcus Essabri , dont la mère est la sœur de l’une des six épouses du Sheikh, a demandé publiquement des nouvelles du traitement réservé à la princesse Latifa, et à sa sœur aînée, Shamsa.
Il affirme que Latifa, 33 ans, qui avait fui Dubaï pour s’offrir une autre vie à l’étranger, a été  droguée, puis séquestrée l’année dernière, après avoir été enlevée au large des côtes indiennes, sur un yacht   où elle avait trouvé refuge.  
Quant à Shamsa, on l’a perdue de vue, depuis qu’elle a tenté de fuir le royaume. Elle n’avait que dix-neuf ans lorsqu’elle est sortie en voiture du manoir que possède le Sheikh Maktoum dans la province du Surrey, en Grande Bretagne, où elle effectuait un séjour.  C’est la dernière fois que des témoins l’auraient aperçue. 

Marcus Essabri précise qu’il avait reçu des appels au secours de Shamsa : « Elle me demandait de l’aide, me disant que cette vie de recluse n’était pas la sienne : le Sheikh lui avait refusé le droit de s’inscrire à l’université ».
Marcus avait informé sa tante, la mère de Shamsa, pour lui confier à quel point elle était malheureuse. Il a de ce fait été rejeté par son oncle, le Sheikh Maktoum.

« La famille n’a pas apprécié mes critiques, et tout contact a été rompu avec eux :  il ne souhaitait pas que quiconque parle avec Shamsa. Pour eux c’était comme un crime de lèse-majesté ».
La princesse avait réussi à rester cachée pendant six semaines, mais les agents du Sheikh avaient fini par la localiser.  On sait que, capturée dans une rue de Cambridge alors qu’elle s’y promenait, elle avait été emmenée dans un aéroport situé au sud-est de l’Angleterre, où un avion privé l’a ramenée à Dubaï. 
Essabri a déclaré que tous ses efforts pour découvrir ce qui était arrivé à Shamsa avaient échoué, tous les membres de la famille s’étant muré dans le silence. Il a compris la gravité de la situation quand il a pu voir la vidéo réalisée par Latifa, dans laquelle elle parle de sa sœur, et des drogues qui lui sont administrées pour la garder sous dépendance de leur père.
Selon une ONG anglaise, la princesse Latifa subirait aujourd’hui le même régime de camisole chimique, dans un palais de Dubaï.
Ces disparitions, et le traitement réservé à Shamsa et Latifa ont sans doute été le motif de la volonté de divorce de la princesse Haya. Elle a d’abord fui à Londres avec ses enfants. Elle y est assignée à résidence dans son hôtel particulier de Kensington en attendant le procès.
Il se dit aussi beaucoup que la princesse Haya aurait ru la force de prendre ses décisions de fuite et de rupture grâce à l’aide de l’un de ses gardes du corps britannique, Russell Flowers. Ce dernier lui aurait indiqué les moyens et procédures nécessaire à sa libération définitive.
Marcus, le neveu maudit, se réjouit du procès à venir. Il pense que la décision de la princesse Haya de fuir Dubaï et de parler fera la lumière sur le mode de vie archaïque et contraire à tous les droits humains, en particulier aux droits des femmes. Il espère que le sort de ses cousines sera enfin mis à jour, et qu’il y aura des possibilités d’exercer des pressions pour leur venir en aide. Il a confié les lettres de Shamsa, où elle exprimait son désir de changer de vie, à l’association « Free Latifa » dirigée par David Haig. Son témoignage, et ces documents, selon le responsable associatif, ont permis un grand pas en avant pour commencer à démontrer la réalité d’un système oppressif digne du Moyen-Âge à la Cour du Sheikh Maktoum.
«  Une fois que la police aura lu ces lettres, dit-il, l’enquête sur la disparition de Shamsa, survenue en Angleterre, pourra reprendre ».

 

Sources : 

  • https://news-24.fr/le-divorce-de-sheikh-maktoum-devoile-les-secrets-de-la-maison-du-souverain-des-emirats-arabes-unis-selon-un-initie/
  • https://www.dailymail.co.uk/news/article-7265503/Sheikh-Maktoums-divorce-expose-secrets-UAE-rulers-house-says-insider.html?ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490&ito=1490

 

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