Emmanuel Macron : Du Sang sur les Mains.

L'homme qui a pris le contrôle de notre pays est dangereux. Ceux qui voient en lui le doux rêveur d'un nouveau Monde ne doivent pas connaitre le contenu du texte de loi qui entre les lignes porte son nom, ni avoir regardé son programme avec attention. Ceux qui ont cru qu'il serait moins pire que les autres n'ont pas vu le sang et les larmes de ceux qui se mettent en travers de son chemin. Lumière.

C'est l'histoire du fils d'un neurologue formé chez les jésuites par sa propre volonté de quitter sa Picardie natale, pour rejoindre les grandes écoles parisiennes. Il est un homme ambitieux, conscient des pouvoirs de la manipulation des masses et de la puissance d'un seul homme sur le peuple. L'histoire d'un surdoué, qui épouse son professeur de Français dont il tombe amoureux du haut de ses quinze ans, devenu plus jeune Président de la République de France.

Emmanuel Macron n'a rien d'un homme de la société civile au parcours classique. C'est l'histoire d'un mec... qui dirige aujourd'hui notre pays et donc notre avenir. Aussi incroyable cela soit-il, de ce passage dans les rouages de la finance internationale, il ne reste de trace sur le compte en banque de monsieur Macron presque rien. L'homme a comme il le dit optimisé ses biens, bien placé ses billes comme on dit au bistrot. S'il entend aujourd'hui faire de même avec le pays tout entier... qu'en restera-t-il ?

Titulaire d'un bac S mention très bien, Macron a l'esprit d'un calculateur mais préfère se jouer de philosophie. Le choix de soutenir ses travaux sur le philosophe Nicolas Macchiavel pour sa maîtrise de philosophie n'est que la démonstration de sa soif de pouvoir et de sa fascination pour l'art de la guerre et du contrôle des masses.

« Si tu savais changer ton caractère, quand changent les circonstances, ta fortune ne changerait point. » Nicolas Machiavel

Vraisemblablement transcendé par les philosophies liées au pouvoir, Macron persévère dans son combat pour la connaissance de la philosophie du contrôle en étudiant et en se rapprochant de Paul Ricoeur, l'homme qui écrivit :

"la métaphore, c'est la capacité de produire un sens nouveau, au point de l'étincelle de sens où une incompatibilité sémantique s'effondre dans la confrontation de plusieurs niveaux de signification, pour produire une signification nouvelle qui n'existe que sur la ligne de fracture des champs sémantiques." Autrement dit, si vous parlez au travers d'images d'une situation, il apparait compliqué de vous confondre en approximation.

L'ouvrage qui rapproche les deux hommes à un titre évocateur : "La mémoire, l'Histoire, l'oubli."

Des intérêts pour un certain type de philosophie qui font froid dans le dos. Car l'ambition de notre nouveau Président de la République ne s'arrête pas à ses lectures. C'est tout d'abord Science Po que le prodigue introduit et conquit, puis l'ENA. Ces deux écoles du pouvoir d'où sortent ceux qui contrôlent la quasi-totalité des appareils de l'état Français.

De l'ENA, il sort diplômé de la promotion Léopold-Sédar-Senghor, aux côtés de quelques pointures de la vie publique Française comme, par exemple, Nicolas Namias, le chef du service politique de la première chaine de télévision française, TF1. Mais pour la petite histoire, c'est surtout l'homme qui arbitra récemment en personne le débat du second tour au nom d'une impartialité et d'un professionnalisme journalistique, lors de la dernière élection Présidentielle.

Oui, les deux hommes étaient à l'école ensemble, et pas n'importe laquelle. Malgré l'énormité de cette information, madame Le Pen, l'autre ennemie jurée du système, a curieusement oublié de montrer du doigt cette situation burlesque et peu impartiale de fait pour un débat si crucial.

Emmanuel Macron a essayé de nous faire croire qu'il ne connaît pas le système politico-affairiste-oligarche. Il l'a pourtant étudié dans son aspect le plus réfléchi qu'il soit en côtoyant sur les bancs de l'école le fleuron de la vie politique, journalistique et affairiste.

Il oublie même de dire que durant son passage à l'École Nationale d'Administration il travailla en tant que stagiaire avec un certain Michel Jau, à l'époque préfet de l'Oise et aujourd'hui conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes, cette fameuse institution chargée de contrôler les comptes des candidats à l'élection présidentielle qui faillit, et seulement faillit, montrer du doigt les millions soit disant dépensés de monsieur Macron.

Tout d'abord, et avant cela, toujours étudiant à l'ENA, Macron s'envole pour l'Afrique.

Il rejoint à l'ambassade du Nigeria, en tant que stagiaire un homme dont il a beaucoup entendu parler au nom de sa réputation d'homme d'affaires incontournable en Afrique : Jean Marc Simon. Jean Marc Simon est l'ambassadeur Français d'un pays où un seul président Français a mis les pieds avant Hollande. C'était en son temps, un certain Charles De Gaule.

Le Nigeria est pourtant le pays le plus peuplé d'Afrique et ses ressources sont énormes et peu exploitées, comparées à d'autres pays de la région, par nos entreprises Françaises. Comment ne pas entendre le rôle de Macron dans ce rapprochement soudain entre la France et le Nigéria. Jean Marc Simon en rirait presque dans son livre autobiographique lui qui, ancien mentor de la France-Afrique pour le jeune Macron et ayant quitté la politique publique, est aujourd'hui le président d'Eurafrique Stratégie, une société de conseil spécialisée dans l’investissement d’entreprises en Afrique.

Jean Pierre Jouyet, le véritable mentor politique, le copain, le complice.

Depuis quelques semaines, on entend de-ci de-là, que notre nouveau président aurait joui de l'aide des fonds publics pour préparer ses voyages à l'étranger durant sa campagne. Parmi les noms qui font figure de possibles complices, on retrouve son mentor en politique financière : Jean-Pierre Jouyet. Cet homme, c'est celui qui a pris le macron sous son aile à la sortie de l'ENA.

Il recrute le jeune diplômé à l'IGF (Inspection Générale des Finances), quoique son diplôme d'énarque fût annulé par le Conseil d'État à la demande de certains étudiants de la promotion elle-même, dont Macron faisait partie. Du coup, Macron ne ment pas vraiment quand il dit ne pas être de ceux qui ont été diplômés de l'ENA pour contrôler le Monde... Bien qu'il dise en bon homme politique qui se respecte facilement tout et son contraire.

Toujours est-il qu'à l'époque, les deux hommes travaillent ensemble sur la fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle, autrement dit sur les rouages et les fraudes de l'optimisation fiscale illégale. Intéressante formation au sommet des institutions de la politique d'un des pays les plus riches du Monde, pour celui que la justice a, dès le dépot de ses comptes personnels accompagnant sa candidature à l'élection présidentielle, soupçonné d'avoir caché quelques millions d'Euros pour ne pas payer d'impôts. Optimisez qu'ils disaient.

Un autre proche depuis longue date : Jacques Attali, l'homme providenciel de Sarkozy, et l'ami de Macron...

La réputation de Macron n'est, en 2007, déjà plus à faire dans les hautes sphères de l'oligarchie en place. Son carnet d'adresses non plus. Lorsque qu'en juillet de cette même année, la crise des subprimes fait s'effondrer les bourses du monde entier et plonge progressvement l'économie mondiale et la quasi totalité des peuples dans les méandres de ce qu'on appellera un jour et à raison, la grande période austérité, notre cher révolutionnaire du nouveau Monde, quitte l'Inspection Générale des Finances et intégre du jour au lendemain, la bande à Sarko à la demande de Jacques Attali.

Cet homme d'affaires peu scrupuleux qui est nommé par l'homme aux mille casseroles, Nicolas Sarkozy, tout juste élu président à l'époque, travaille sur l'élaboration d'un plan de relance de l'économie Française. Un mois tout juste avant le début de la crise.

Un hasard sans aucun doute, puisqu'il serait mal venu de suggérer d'une manière ou d'une autre que cet argent évaporé qui fait que le Monde entier cherche à rembourser une dette dont personne ne pourrait citer précisément le bénéficiaire, aurait été provoquée dans une volonté quelconque d'enrichissement d'une partie ou d'une autre de l'oligarchie mondiale.

Cette commission pour la libération de la croissance française dont fait partie dès le mois d'Août Emmanuel Macron aura couté énormément d'argent au contribuable pour rémunérer les conseils extra-ordinaires de ses membres, mais comme nous pouvons tous le constater dans nos vies quotidiennes, n'a rien changé...

Passant à l'époque d'une réunion avec les gouvernants de france et d'Europe, comme pour ne citer que cet également ancien de Rotschild et du ministère des finances et aujourd'hui commissaire Européen, Pierre Moscovici, à des repas d'affaires avec les banquiers et grands patrons de notre belle Union Européenne dont le traité de Lisbonne fut rédigé par un autre ancien de Rotschild et Président de la république en la personne de Giscard d'Etain, Emmanuel Macron est déjà à l'époqe un homme incontournable.

Et lorsque comme notre cher, dans tous les sens du terme, président de la République fraichement élu qu'est Emmanuel Macron, on a un si bon travaillé en double facette qui consiste d'un côté à enrichir les clients de son patron le banquier Rothschild, et de l'autre à trouver des solutions pour la relance d'un pays en crise dans une commission qui est mise en place avant le début de celle-ci, il est difficile de ne pas se retrouver en quelques années à devenir l'un des plus jeunes millionnaires de France, et de se voir proposer une place d'associer à la table de la banque la plus controversée de l'Histoire.

Un statut qui amène donc le brillant trentenaire à devenir un conseiller et proche de celui qui voudrait officiellement être son mentor, François Hollande. Dès le début de son mandat et paraît-il dans l'ombre durant la campagne de 2012, Emmanuel Macron joue un rôle important dans les choix en tant que l'un des principaux conseillers du Président ne portant de socialiste que le nom du parti pour qui il gagna la primaire.

Comme dans un hasard à nouveau sur le chemin de cet enfant gâté par la vie, fan de Machiavel et férue de philosophie de pouvoir, on retrouve lorsqu'il travaille de 2012 à 2014 dans le Palais de l'Élysée conseillant le Président Hollande au côté d'un bien connu Jean-Pierre Jouyet, mais également de Gaspard Gantzer issu de sa promotion de l'ENA tout comme Matthias Vichera le conseiller d'Anne Hidalgo à la Mairie de Paris, ou du mari de Najat Vallau Belkacem... l'ENA... Une école qui n'aime vraiment pas le système.

On en revient à ses premières passions philosophique et à ce titre qui pourrait être celui de sa vie: "La mémoire, l'oubli, l'histoire". Car C'est une période que Macron voudrait n'être qu'une prémisse de ce qu'il se dit d'être son ascension fulgurante, mais qui n'est que l'arrivée sous les projecteurs publics d'un homme qui prépare sa place au pouvoir depuis bien plus longtemps.

Place donc à l'homme Politique publique, si bien entendu on pet un instant considérer que travailler sous la présidence Sarkozy et faire campagne pour lui et conseiller le président Hollande pendant deux ans, ou encore participer à des ventes de grandes entreprises dans une des plus grandes banques de France après avoir étudié à science Po et l'ENA, et conclure par deux an de Ministère et une campagne présidentielle, ce n'est pas faire de la politique publique.

Parce que, affimer qu'un homme à du sang sur les mains, ce ne sont pas des mots en demi-mesures. Il faut pour cela en apporter les preuves et les arguments. Il ne faut pas pour autant aller chercher bien loin.

Encore des histoires de réseautage, de copinage, de gros sous. Areva par exemple, et l'ex-patronne du MEDEF (encore une hasardeuse affaire de nom qui ressort) qui lui faisait du pied pour un poste dans le syndicat des patrons. cette femme que l'on annonçait Premier Ministre entre les deux tours et dont je ne salierai pas ce texte de son nom.

Cette femme abjecte et vendeuse de mort, accusée de tricherie sur ces réacteurs nucléaires, n'aurait elle pas trouver dans son ami Emmanuel Macron un sauveur qui s'empressa de rédiger un article dans sa "loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" appelée vulgairement "loi Macron" ?La réponse est dans un de ces artcicles qui ouvre les portes à l'enfouissement systématique des déchets nucléaires dans un sarcophage de béton aussi fiable que ceux des réacteurs de l'EPR et pour lesquels des militants de l'ex-maison de la forêt de Bure se sont fait tabasser.

Ce sang là est bien du sang humain qui coule pour sauver notre planète des ogres comme Macron. Et il n'est rien si ces activistes ne sacrifient pas de leur Temps de Vie pourtant si courte pour empêcher cette erreur irréversible d'être faite. 

Le sang qui coule également au Mali, dans des dommages collatéraux irréversibles, car il est certain que la France n'aurait pas été accueillis au Nigeria sans les contacts de Macron, qui lui savait que si la France intervenait contre les rebelles installés dans la région de manière durable, les affaires Françaises et sa diplomatie seraient accueillis à bras ouverts.

Qui mieux que lui pouvait ainsi conseiller celui qui le rémunérait pour ses conseils après avoir étudié et gardé contacts avec une personnalité du business FrancAfricain comme Jean Marc Simon ? En France et dans le Monde, la politique Macroniste fait couler le sang.

Et le sang n'a pas fini de couler avec cette présidence qui arrive.

Dans le programme de notre nouveau chef d'État césarien, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que le sang coulera. Le choix de son nouveau directeur de cabinet est assez parlant. L'homme qui lança des assauts parmi les plus violents pendant les manifestations contre la loi de la casse du code du travail du printemps dernier. Ni plus ni moins. Un bouché de la démocratie et de la répression des grandes levées du peuple..

Alors, sortie de l'embuscade médiatique qui ne parle que du stratège glorieux que représente celui qui dans sa danse métaphorique endors l'opinion publique à coup de renouvellement de la vie politique derrière un contrat qui rattache chacun des candidats à l'élection Légisaltive à accepter toutes les propositions du grand gourou sous peine d'exclusion du parti au nom de la démocratie, il n'est pas imposture de voir arriver un autre énarque à Matignon, un ancien d'Areva, qui fera sans doute les beaux jours d'un EPR assassin d'avenir, au nom cette fois de la transition énergétique....

Mais n'oublions pas que la France n'a de frontières que pour nos amis migrants, que Macron rêve en secret d'être le premier président d'une grande Union Européenne ou l'argent des plus grands continue sans cesse de réduire à l'état d'esclave les travailleurs, bombardant ceux qui oseraient dire que le grand capitale financier blanc, que dis-je, occidentale, est une arme qi tue plus chaque jour de faim et de soif des enfants aux quatre coins du monde que le tabac et les accidents de voiture réunis.

Pour avoir peur de l'avenir et de ces cinq années que nous devons regarder en face et qui se doivent de réunir nos pensées les plus soudées pour une lutte véritable et sans division face à ce maitre de guerre sociale et armée, il reste encore de nombreuses cartes à abattre pour notre nouveau président : il suffit d'entendre son envie de battre le fer avec les terroristes de DAESH, avec Bachar El Assad. De rejoindre l'alliance de l'OTAN et d'y conquérir au côté de Trump le Monde.

Que celui qui ne croit pas ceci regarde de nouveau les interviews à ce sujet durant la campagne présidentielle. Il est clair là-dessus; la France c'est l'OTAN, c'est la lutte contre DAESH. Sans doute ne reviendra-t-il pas sur les contrats passés avec une Arabe Saoudite que l'ancien gouvernement dont il était ministre de l'économie durant deux ans a soutenu en place de représentant d'un groupe consultatif au sujet des Droits de l'Homme à l'ONU. Sans doute. Ni sur les armes pour le Qatar, ni pour les armes pour l'Égypte etc. etc.

Sans doute vendra-t-il encore et encore des armes de plus en plus puissantes et destructrices à celui qui les demandent sans se soucier lui non plus des morts qui s'ensuivent. La France n'est pas un pays de Paix, ni de véritable révolution, si ce n'est celle de revenir toujours avec des inégalités plus fortes encore chaque fois.

"Nous" (personnellement je me suis abstenu au second tour) avons élus un fou de guerre et de pouvoir. "Nous" avons élu un homme qui sait plus que nous tous réunis comme il est important de trouver un ennemi commun au peuple pour l'unir à ses pieds et de le diviser dans ses trippes pour mieux régner sur son devenir.

Mes amis, chers lecteurs, je crois que la guerre de l'oligarchie contre le peuple ne fait que commencer. Je crois que plus que jamais plutôt que de préparer une guerre perdue d'avance, il est venu le temps, de nous arrêter et s'il le faut, parce qu'il est important de ne jamais être lâche, de nous battre pour sauver la Liberté, la Vie, l'Avenir.

  

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