Notre-Dame de Paris, un silence coupable

Argumentant un complotisme de mauvais aloi, des internautes de mauvaise foi censurent à tour de bras tous les articles qui se refusent à croire que l’incendie de la cathédrale parisienne était un banal accident...

Au-delà des propos lénifiants, des rapports bidons qui ne veulent qu’incriminer un mégot comme responsable de tout, d’autres experts, et ils sont de plus en plus nombreux, continuent de s’indigner sur le silence coupable qui tente de masquer une cruelle vérité : l’incendie de Notre-Dame n’était pas un accident.

Comment ne pas s’étonner que le président de la République, ait pu déclarer, alors que le feu brûlait encore : « il s’agit d’un incendie accidentel » ? lien

Pourtant, Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques affirme : « les travaux de restauration n’avaient pas encore débutés, seuls les échafaudages étaient en cours de montage. Aucune soudure ni aucun point chaud n’étaient possibles ». lien

Maxime Morlon, un expert qui travaille en milieu dangereux ne dit pas autres chose : « je confirme que toutes les précautions ont été prises sur ce genre de bâtiment, outre des mesures de prévention drastiques (...)  la couleur des flammes et le dégagement de fumée sont aussi très suspects : je n’ai jamais vu du bois sec produire des flammes aussi blanches à leur base et autant de chaleur (...) c’est comme si on avait utilisé un accélérateur de combustion du bois, et je ne crois absolument pas à la thèse accidentelle». lien

Le colonel Yves Logette évoquait, dès le mois de mai, la possibilité que ce « gigantesque brasier cache un énorme scandale d’état ». lien

Quant à Thierry Scootard, un ancien pompier, il déclare : « jamais je n’ai vu un feu de charpente prendre sans combustible (...) je me demande quel combustible aurait pu servir pour embraser des poutres de plus de 40 cm d’épaisseur ». lien

Loulou Luigi, un ancien charpentier a un avis sur la question : « je ne puis assurer que ces pilastres multi-centenaires ne peuvent brûler comme un vulgaire fétu de paille. Le seul fait d’avoir été protégés durant des siècles les a rendus imputrescibles et ininflammables : il aurait fallu un feu couvant durant plusieurs jours, sans que personne ne puisse le voir, ni en voir des fumerolles ! impossible » conclu-t-il.

Un anonyme donne un avis lucide : « mon frère travaille sur le chantier de Notre-Dame depuis plus de 6 ans ». (Sa firme est la seule à avoir rénové cette merveille ces dernières années : toiture, ardoises, cuivres, charpente, boiseries...) il n’arrête pas de me répéter qu’il est impossible et incompréhensible qu’un incendie se soit déclenché spontanément ». lien

Une vidéo démontre catégoriquement que la thèse officielle de l’accident a du plomb dans l’aile. Des experts ont tenté de faire bruler une poutre en chêne vieille de 30 ans et ont lamentablement échoué. lien

Un tailleur de pierre jurassien a son avis sur la question : « je travaille à paris depuis 2000 comme tailleur de pierre (...) pour moi, c’est clair, un feu d’une telle violence en moins de 2 heures est impossible sans accélérateur. De plus le bois n’émet pas de fumée jaune ; la pétrochimie, oui ».

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C’est aussi ce que pense un expert canadien qui a déclaré : « les bois de chênes âgés de 800 ans ne brûlent pas facilement, et s’ils brûlent, ils s’éteignent aussitôt (...) supposons que le feu se déclenche et devienne incontrôlable, la température maximale que peut atteindre la charpente et la toiture de Notre Dame est de 800 ° Celsius. Or 800 ° ne peuvent pas faire fondre le fer qui a détruit la flèche de la Cathédrale. Celle-ci a besoin d’une température minimale de 1538 ° C ».

En analysant les photos et la couleur de la fumée jaunâtre et des flammes l’expert canadien a conclu que le ou les criminels auraient utilisé de la thermite. lien

la thermite est facile à fabriquer, il suffit de mélanger 1 gramme de poudre d’aluminium pour 2 grammes d’oxyde de fer en utilisant un bout de ruban de magnésium pour amorcer la réaction, ainsi que l’explique l’astrophysicien Jean-Pierre Petit. lien

Dans cette vidéo, une démonstration d’un feu de thermite, prouvant que ni l’acier, ni l’aluminium, ni l’eau, n’y résistent.

Il suffirait donc que les experts à l’œuvre actuellement tentent de découvrir s’il y a dans les décombres des traces de poudre d’aluminium, ou d’oxyde de fer...mais pour l’instant ils ne semblent que s’intéresser à des mégots, agitant des écrans de fumée sur la possibilité de la présence de thermite, qui aurait été utilisée lors d’une précédente rénovation de la flèche. lien

D’autres questions essentielles se posent : Pourquoi y-a-t-il eu 2 départs de feu ?...Que signifie cette une explosion ayant eu lieu avant l’incendie ? lien

Qui est cet individu, filmé à 17h05, habillé en noir, faisant des allers-retours sans raison apparente ? (vidéo)...

Que signifie le fort dégagement d’énergie électromagnétique, émanant de l’appareil qu’il tenait ?...

Comment expliquer les 2 éclairs de lumière espacés de quelques secondes sur la vidéo ? Pourquoi seuls les experts qui doutent de la version officielle ne sont-ils pas invités sur les plateaux TV ?  Lien

Et surtout, pourquoi la police scientifique n’a-t-elle commencé ses investigations que 10 jours après l’incendie ? lien

A ces interrogations toujours sans réponses s’ajoute maintenant le problème du plomb dont 210 tonnes se sont volatilisées dans l’environnement, avec les conséquences que l’on imagine (lien) mais ce n’est que maintenant que les « autorités » semblent prendre conscience du danger provoqué par ce plomb.

Bien trop tard, car celui qui s’est déposé autour du site a été éparpillé un peu partout, soit par les milliers de véhicules qui, depuis l’incendie, se sont approchés du site, soit par les vents dominants qui ont amené ces particules dangereuses dans plusieurs quartiers de la capitale, voire au-delà...

Il aurait donc fallu réagir dès la fin de l’incendie, le 15 avril, et non pas plus de 3 mois après.

Les premières enquêtes ont démontré que pour 160 enfants testés, 18 ont dans leur sang des taux anormaux de plomb. lien

Il aurait donc fallu fermer les écoles situées à proximité de la cathédrale dès le lendemain de l’incendie.

Les analyses vont continuer, mais malgré les propos lénifiants de quelques responsables, (lien) il est plus que probable que nous sommes en présence d’un scandale sanitaire, d’autant que les premiers cancers ne se déclareront que dans 10 ou 15 ans. (lien) et que le saturnisme, cette terrible maladie, peut toucher la génération qui suivra. lien

Face à la Mairie de Paris qui a martelé à plusieurs reprises « qu’il n’y avait pas de concentration de plomb anormale », Médiapart est lucide lorsqu’il évoque un « inadmissible déni ». lien

Quant au délai de reconstruction promis par Macron, il y a aujourd’hui de quoi sourire, car outre qu’on s’aperçoit que l’ensemble du bâtiment a été fragilisé par l’incendie, et qu’il faut donc revoir sérieusement à la baisse les délais voulus, car la sécurisation du site prendra bien plus que les 4 mois annoncés par Frédéric Létoffé, l’un des présidents du GMH (Groupement des entreprises de restauration des Monuments Historiques). lien

L’architecte du monument n’a-t-il pas récemment déclaré que, suite entre autres à la canicule : « la voûte peut s’écrouler à tout moment ». lien

Comme dit mon vieil ami africain : «C’est la cendre que l’on croit éteinte qui brûle la maison ».

L’image illustrant l’article vient de jeanbart.vip-blog.com

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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