soigner n'est pas guérir

C’est une question qu’il est légitime de soulever, car finalement, si l’on regarde comment la médecine opère actuellement, on constate qu’elle se consacre plus souvent à tenter de supprimer la douleur, qu’a guérir définitivement la maladie...

J’ai rencontré il y a quelques temps un acupuncteur, lors d’une soirée entre amis, et il a une réflexion intéressante sur les pratiques de notre médecine traditionnelle.

Si l’on prend l’exemple du diabète, maladie qui touche des millions de français, (100 millions dans le monde, en progression de 6% dans les « pays riches »), on réalise que la médecine a généralement une solution discutable.

Devant un pancréas défaillant, elle fait absorber au patient de l’insuline, ce qui a malheureusement un effet dévastateur.

En effet, le pancréas qui fonctionnait encore, même s’il fonctionnait au ralenti, se met en panne...rendant ainsi le diabétique totalement dépendant de l’insuline qu’il va prendre.

C’est bien dommage, car l’acupuncteur, avec ses petites aiguilles, peut redynamiser le pancréas, lentement mais surement, permettant ainsi la possibilité d’une solution bien plus efficace.

Il existe aussi d’autres moyens pour stimuler le pancréas. lien

Ces pratiques peuvent être améliorées grâce à des plantes, comme le murier par exemple, qui, prit en décoction fait le plus grand bien au pancréas. lien

Il s’agit du murier sauvage, ou ronce, dont on utilise les feuilles séchées, à raison de 40 gr par litre d’eau... (lien) mais aussi de l’autre, le  mûrier platane, l’arbre dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie. lien

Au-delà de cette réflexion qui mérite le détour, c’est sur la pratique de la médecine actuelle que nous pourrions nous pencher.

N’est-elle pas plus souvent portée par la volonté de soulager la douleur, que par l’envie de guérir le patient...lequel devra patienter...

Les antidouleurs sont la panacée actuelle, et ces médicaments ont porté le laboratoire Johnson & Johnson devant la justice, lequel laboratoire a été condamné à payer 572 millions de dollars à l’état de l’Oklahoma pour avoir mis sur le marché un antidouleur, le Fentanyl en l’occurrence, à base d’opiacées provocant des suicides et des morts. lien

Ce laboratoire n’est pas le seul en question puisque Purdue Pharma, fabricant d’un autre antidouleur, l’Oxycontin avait été condamné et a préféré payer 270 millions de dollars avant le procès, tout comme le laboratoire Teva, lequel a négocié un accord à 85 millions de dollars.

Rappelons toutefois que l’état avait réclamé 17 milliards de dollars...et que l’on dénombre 2000 autres plaintes déposées contre les fabricants de médicaments opiacés. lien

Ces médicaments sont tout de même  responsables de la mort de 200 personnes chaque jour aux Etats-Unis et « envoyé spécial » qui lui a consacré sur « France 2 » un numéro spécial le 21 février dernier, fait un constat alarmant :

Des médecins prescrivent des antidouleurs à base d’opium, extrêmement addictifs, rendant le patient totalement dépendant, jusque parfois à la phase finale... le décès.

72 000 morts américains pour la seule année 2017. lien

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Et les patients américains ne sont pas les seuls menacés puisqu’en France ce sont 12 millions de personnes qui prennent des médicaments à base d’opium, amenant un constat accablant : avec 3 décès par jour, il y a désormais plus d’overdose chez les patients français que chez les toxicomanes. lien

En France, l’opioïde le plus consommé a pour nom « tramadol » mais il y a aussi le fentanyl, ou l’oxycodone, et comme l’explique le Professeur Nicolas Authier ces médicaments « vont activer les récepteurs sensibles aux opioïdes dont le principal est le récepteur mu. Ce qui revient à dire qu’elles entraîneront toutes à peu près les mêmes effets indésirables ». lien

C’est ce même fentanyl qui est responsable de la mort du chanteur Prince.

Tout a commencé au début des années 2000 lorsque, sous la pression des lobbys pharmaceutiques, un « assouplissement des règles de prescription » a permis la généralisation de la présence de l’opium dans les antidouleurs...au grand dam de certains scientifiques, comme le professeur Bruno Mégarbane qui avait alors déclaré : « en France ces molécules sont considérées comme des stupéfiants, au même titre que la morphine, car elles présentent un fort potentiel addictif ». lien

Alors bien sûr, on ne peut que trouver louable la volonté du docteur de prescrire des antidouleurs, mais ne serait-il pas plus sage d’éviter ceux qui sont à base d’opium ?

La vrai question n’est-elle pas de tenter d’abord de guérir le patient...voire, encore mieux, d’empêcher la maladie de se déclarer.

Dans les cas, de plus en plus nombreux, de cancers, et autres leucémies, ne faut-il pas d’abord lutter pour mettre un terme aux pollutions diverses et variées, qu’elles soient nucléaires...ou provenant d’autres manipulations chimiques ?

Les dizaines de milliers de rouennais qui ont subi de plein fouet la catastrophe de Lubrizol devraient probablement partager cet avis, car qui peut encore douter que les dioxines relâchées soient sans effet pour la santé des riverains ?

C’est l’occasion de rappeler l’étonnante déclaration du patron de Lubrizol qui affirme droit dans ses bottes : « l’incendie de Lubrizol n’est pas plus toxique qu’un incendie de maison ». lien

La même question se pose bien sûr pour l’activité nucléaire...et il n’y a pas que Tchernobyl, ou Fukushima...car en France, avec nos 48 réacteurs nucléaires, de nombreux lâchers intempestifs, dépassant largement la norme, se produisent régulièrement...des fuites aussi. lien

Ajoutons que la norme n’empêche pas le danger, car chacun sait que la radioactivité peut s’accumuler dans nos corps, et toutes ces doses reçues respectant pourtant « la norme » peuvent finir par provoquer un cancer. lien

On pourrait aussi évoquer une autre possibilité facilitant la guérison...et elle emprunte d’étranges chemins.

Comme l’écrivent Marie-Catherine Mérat, et François Lassales dans les colonnes de Science&Vie : depuis le début des années 2000, des pratiques thérapeutiques qualifiées d’alternatives, ou de non conventionnelles, voire de parascientifiques, démontrent leur efficacité en laboratoire.

Mieux, elles font désormais une (timide) percée dans l’arsenal médical classique. lien

On connait les effets placébos, qui prouvent qu’en prenant des médicaments factices un patient peut se sentir mieux : le médicament placébo stimule le cerveau afin qu’il produise lui-même certaines substances favorisant l’endormissement ou permettant de lutter contre la douleur.

C’est ce qu’expliquait Nathalie Rapoport-Hubschman dans les colonnes du Figaro.

Ce médecin et psychologue, auteure du livre « apprivoiser l’esprit, guérir le corps, stress, émotions, santé » (édition Odile Jacob) cite aussi la méditation, laquelle peut avoir un impact sur le système parasympathique, diminuant ainsi spectaculairement le stress.

Elle évoque aussi une technique plus récente : le neurofeedback.

Çà consiste à aider le cerveau à s’autoréguler grâce à des capteurs placés sur le sommet du crâne, lesquels sont reliés à un ordinateur, afin d’enregistrer l’activité électrique neurologique, permettant ainsi de la corriger s’il y a un trouble...lien

Guérir donc par la pensée...

Il serait injuste de faire l’impasse sur d’autres pratiques, comme le chamanisme, cher à Claude Lévi-Strauss, lequel évoque dans son célèbre « tristes tropiques » des séances de guérison chamanique chez les indiens Cuna du Panama, faisant la différence entre le praticien symboliste et le psychanalyste : « ce dernier écoute, alors que le chamane parle »...sans oublier ces chercheurs qui parcourent les forêts anciennes quêtant des plantes rares...comme certaines euphorbes australiennes anticancéreuses. lien

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Et quid des guérisseurs, de ceux qui « coupent le feu », par un simple geste ?

Au-delà des prévisibles ricanements, ceux qui en ont fait l’expérience en connaissent l’efficacité...normal dès lors qu’ils fassent leur entrée à l’hôpital...signe des temps, certains soignent maintenant à distance...par téléphone. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « on guérit parfois une maladie, mais jamais une mauvaise habitude ».

L’image illustrant l’article vient de fool.com investing

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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