La résidence Karibu dans l'action pour sauver son avenir

La résidence sociale Karibu à Meudon refuse d'être expulsée de ses locaux sans solutions, sans examen de son plan d'architecte alternatif, alors qu'elle est engagée dans l’accueil de personnes sans logement depuis 42 ans, qu'elle a pu ainsi héberger 270 personnes Devant le refus de dialogue , notre assemblée générale a décidé de demander l'intervention de la Ministre du logement Emmanuelle Cosse

L'assemblée générale du 26 février 2017 L'assemblée générale du 26 février 2017
Notre pavillon doit être réhabilité et mis aux normes, nous l'acceptons volontiers, M. Lalou Titus, notre architecte a proposé un plan alternatif qui a été accepté par les services techniques de la Mairie de Meudon au regard du PLU, des places de parking, des contraintes de voisinage, il a été accepté durablement par l'Etat (Drihl 92) et même brièvement par notre propriétaire Freha . Il a été finalement été rejeté et jugé trop cher par l'Etat, de 80 000 €,

Pourquoi ne peut on en discuter ? Pouquoi fait on le choix de détruire l'association Karibu ?, de l'obliger à licencier son salarié, de disperser ses archives et mobilier ?, Pourquoi refuse ton même de nous ré-admettre dans les locaux après travaux. 

Toutes ces question restent sans réponses

le pavillon de la résidence sociale Karibu le pavillon de la résidence sociale Karibu

  Notre assemblée générale du 26 février 2017 a été unanime pour demander la prise en compte de notre plan d'architecte alternatif, le retour dans nos locaux apres travaux ou l'attribution d'un autre bâtiment,

Sur les marchés ou nous avons fait signer notre pétition vous avons constaté la colère du public devant cette injustice et leur étonnement en découvrant que l'auteur de cette injustice Freha était affilié au mouvement Emmaus France

Si nous ne trouvons pas d'accord c'est que nous sommes devant un conflit de logique entre la logique de gestion et la logique de proximité fraternelle avec le public sans logement, qui a été a la source de notre engagement et que beaucoup d'écouvrent et admirent

Certe le propriétaire va reloger les familles mais c'est la loi, sagissant de résidences sociales et de situations d'urgences ( L’article 245 2-3 du code de la famille et de l'action sociale (CFAS) et la circulaire DGCS 1A/2010/271) il reloge le responsable et suspend les loyers dans la transition , mais es-ce la ce que demande l'association priée de disparaitre ?

Notre vision met nos familles au centre de notre attention, nous soutenons leur insertion et la mixité sociale, l'éveil culturel des tous petits, le dialogue avec les adolescents, Nous apportons les informations dont ces familles ont besoin pour construire leur avenir, nous favorisons les rencontres, moteurs de tous les changements, avec nos voisins, nos amis, nos administrateurs, nous gardons durablement des liens avec ces familles, et elles savent pouvoir compter sur nous.

Nos engagements multiples: à kinshasa au Congo RDC pour les enfants des rues, avec l'observatoire  du logement et de la précarité 92, a l'approche scientifique et citoyenne, nos formations suivies dans le cadre du DLA, de l'Unafo, de l'ADDEL, Tous ces engagements nous donnent des atouts forts pour appuyer cette insertion,

C'est de ce type d'engagement dont la société a besoin pour sortir de ses impasses actuelles qui va être détruit

Nos résultats sont pourtant la : les familles trouvent des solutions  de logement à 60% sur les quatre dernieres années, soit le double de la moyenne de séjour dans les strutures des Hauts-de-Seine, car beaucoup prennent des initiatives, beaucoup de mamans entreprennent des formations poussées et accèdent ainsi à des métiers qualifiés d'infirmieres ou de comptables, elles nous font part du bonheur de leur expérience à karibu, les anciennes familles nous sont fidèles, les enfants surtout qui sont devenus adultes et ont été choqués d'apprendre que nous allions disparaitre, des familles sont engagées dans l'association et son conseil

C'est ce travail qui va être détruit, nous le disons avec force ce n'est pas juste ni acceptable

Karibu

L'assemblée générale du 26 février 2017 L'assemblée générale du 26 février 2017

L'assemblée générale du 26 février 2017 L'assemblée générale du 26 février 2017

  

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.