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Billet de blog 3 déc. 2021

Les Anglo-saxons et la réification.

Les représentations collectives de la réalité observable et les manières de la décrire ont d'évidence une motivation collective. Ça n'a rien d'atavique, un Britannique ne diffère pas ontologiquement d'un Européen du continent, et pour cause: tous ont des origines proches ou lointaines ailleurs, pour les plus anciennes, du continent, pour les plus récentes, d'un peu partout dans le monde.

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Alors, pourquoi ont-ils plutôt plus tendance à “réifier” que beaucoup de leurs voisins, de leurs cousins, du continent? Pour référence, une remarque de Gregory Bateson, que vous connaissez déjà si vous avez lu mes récents billets, sur «la tendance épistémologique anglo-saxonne à réifier», et une remarque secondaire de Ma Pomme sur une tendance plus globale desdits Anglo-saxons à “réifier”, à donner une valeur “matérielle” à ce à quoi leurs voisins du continent auraient tendance à donner une valeur “immatérielle”. Parce que ce sont des “créoles”.

J'emploie le terme selon l'acception à la base du concept de “créolisation” développée par Édouard Glissant:

«Au sein des analyses de Glissant, l’idée de créolisation vise tout autant le processus de formation des sociétés créoles en tant que telles, que celui d’un devenir pressenti des cultures du monde, résultant de leur mise en relation active et accélérée. Ainsi conçue, la créolisation désigne bien tout l'"imprévisible" né de cette élaboration d’entités culturelles inédites, à partir d’apports divers».

L'acception proposée dans la dernière phrase de cette citation. Les populations des Îles britanniques résultent d'apports divers qui ont déterminé une telle élaboration. En fait, toutes les entités politiques et culturelles sont “créoles”, mais à des degrés divers et de diverses manières. Depuis leur sortie d'Afrique ou plutôt, leurs sorties d'Afrique, les lignées humaines, qui sont profondément, ataviquement nomades, n'ont cessé de se déplacer, de migrer, il n'y a guère que le Continent antarctique qui a échappé à leurs incursions jusqu'à une date assez récente, et qui continue à ne pas constituer une zone habitable pour elles, si on y trouve quelques stations ce ne sont guère que des oasis précaires et entièrement artificielles dans un désert de glace hostile, ailleurs, et notamment au pôle opposé, ils ont su s'adapter à leur environnement et/ou l'adapter à eux.

Advint un moment où, et bien, l'ensemble du monde habitable (selon leurs critères) fut habité par des humains. Ce qui ne les rendit pas sédentaires pour autant. Au cours des dix à douze derniers millénaires eut lieu une sédentarisation des sociétés mais non des individus ou des groupes, aujourd'hui comme en tous temps depuis que les lignées humaines existent ce désir d'ailleurs est présent et les humains continuent d'aller “plu loin”, et même d'aller là où ils ne peuvent aller, en Antarctique, sur les plus hauts sommets, dans les plus profondes abysses, sous la surface de la Terre et dans le vide de l'espace. Mais ils vont avant tout là où ils peuvent aller, et quel que soit ce lieu, depuis au moins autant de temps que s'établit le processus de sédentarisation ils se trouvent confrontés à ce fait: il n'existe plus aucun “ailleurs”, aucun lieu qui ne soit déjà habité par des humains. On peut considérer que cette sédentarisation découle en partie de cette absence d'ailleurs, car pour être nomades les humains n'en sont pas moins “territoriaux”, ils se déplacent mais dans un territoire limité, “leur” terre, et n'apprécient guère que d'autres veuillent s'y installer. Fondamentalement, ce sont des primates au comportement assez proche de celui de leurs cousins les plus proches, les “Pan”, les chimpanzés (ou chimpanzés communs) et bonobos, et plus spécialement des chimpanzés, lesquels sont eux aussi très territoriaux et très querelleurs à l'encontre des chimpanzés qui ne sont pas de leur groupe. Et quand toutes les terres habitables furent habitées, les “intrus” n'eurent plus l'opportunité d'aller voir “ailleurs” quand la démographie de leur territoire ne permettait plus d'assurer la subsistance de tout le groupe, puisqu'il n'y avait plus d'ailleurs, plus de territoire libre. Ce n'est pas la seule cause du phénomène mais à coup sûr, ils furent amenés entre autres à inventer des solutions pour assurer la subsistance d'un groupe plus nombreux sur le même territoire. Considérant qu'une autre “solution” était aussi la guerre. L'une n'excluant pas l'autre.

On se trouve donc, alentour de 10.000 AEC (avant EC, avant l'ère commune), dans le cas où tout déplacement “au-delà des limites du monde”, au-delà des limites de leur territoire et de ceux de leurs voisins proches, résultait en l'arrivée dans “un autre monde”, un territoire déjà occupé. Je passe sur la période initiale, en gros la moitié de ces douze derniers millénaires, qui ne manque pas d'intérêt mais qui diffère assez de celle qui se mit en place il y a environ six millénaires, et qui est fortement liée à l'invention d'un mode de communication à distance permettant de relier non plus un individu ou un groupe restreint à un autre individu ou groupe restreint mais une société, aussi large soit-elle, à une autre société, l'écriture.

Il faut s'entendre, dans les débuts et pendant assez longtemps cette communication se fait toujours d'un groupe restreint à un autre, on peut même dire que pour l'essentiel c'est toujours le cas en ce début de troisième millénaire, une part somme toute restreinte de la communication à distance est dirigée vers des groupes très étendu, plusieurs millions à plusieurs milliards d'individus, une part plus grande mais encore limitée en direction de plusieurs milliers à quelques millions d'individus, le reste s'adressant à entre un individu et quelques milliers. Pour prendre le cas du moyen de communication à distance où je publierai ce billet, le “World Wide Web”, formellement il sera destiné à “tous les humains connectés au Web”, soit la quasi-totalité de l'humanité, mais factuellement il est destiné à la petite frange de ceux qui fréquentent les pages du “Club” du site Mediapart, soit quelques milliers, avec optimisme deux ou trois dizaines de milliers d'individus, et effectivement il atteindra une très petite part de cette frange – on ne dispose pas sur ce site de statistiques publiques de fréquentation des pages mais à mon jugé mes billets atteignent dans les meilleurs cas quelques dizaines d'individus, le plus souvent quelques unités; c'est sûr, si j'avais une notoriété, je ne sais pas, du niveau de celle d'Alain Mucchielli, ça élargirait mon audience mais toujours dans une frange restreinte, quelques centaines à quelques milliers de personnes. Bref, en 2021 EC comme en 2021 AEC les communications à distance se font pour l'essentiel d'un individu ou un groupe restreint à un individu ou un groupe restreint. Cependant on peut déterminer un moment de bascule, pas proprement datable, ne serait-ce que du fait que ça ne se produisit pas partout et pour tous, mais situable alentour de 1000 AEC à deux siècles près par excès ou par défaut, le moment où l'écriture cesse d'être l'apanage d'un groupe restreint pour se diffuser à tous les groupes. Non pas à tous les individus mais du moins, à tous les groupes dans les sociétés qui disposent de ce mode de communication.

Pendant longtemps l'écriture fut “chasse gardée”, ce que d'ailleurs les détenteurs de ce moyen ne dissimulaient pas, on a trouvé dans des écrits anciens des écoles de scribes, en Mésopotamie et en Égypte notamment, certains documents à usage strictement interne où lesdits scribes, à la fois se vantaient, par leur maîtrise de l'écriture et de la lecture, d'être les Maîtres du Monde, les “vrais détenteurs du pouvoir”, et recommandaient aux scribes débutants de ne surtout pas diffuser cette maîtrise en dehors de leur groupe, sinon au plus une maîtrise limitée de la lecture par une frange très restreinte des “dirigeants” les plus hauts dans la hiérarchie sociale, qui étaient le plus souvent des guerriers. Problème: au-delà de quatre ou cinq individus un secret ne se garde pas. Un auteur fort intéressant, Machiavel, situe même la limite à deux ou trois individus cela parce que ça concerne un sujet éminemment dangereux, les complots, qu'il nommait dans son discours les “conspirations”:

«Mais revenons à notre sujet. Nous disons donc qu'il faut que les conspirateurs soient des grands qui aient accès auprès du prince; cela posé, examinons quelles ont été les suites de conspirations ainsi entreprises, et pourquoi elles ont si rarement réussi. Or, comme nous l'avons dit plus haut, trois instants distincts dans les conspirations présentent trois espèces de périls: celui de la formation du complot; celui de son exécution; et celui qui le suit. La difficulté de sortir heureusement de ces trois pas les fait presque toujours échouer. Et d'abord parlons des premiers dangers qui sont sans contredit les plus grands. Combien il faut de prudence et de bonheur pour n'être pas découvert au moment où l'on trame la conspiration! Elle se découvre, ou par des rapports ou par des conjectures.
Les rapports viennent ou du peu de foi ou du peu de prudence de ceux à qui on se confie: le peu de foi se rencontre souvent. En effet vous ne pouvez vous confier qu'à vos affidés qui pour vos intérêts s'exposent à la mort, ou bien à des mécontents qui veulent se venger du prince. De véritables amis, on peut en trouver un, deux; mais vous êtes obligé d'étendre votre confiance à bien plus d'individus, et il est impossible que vous en trouviez un plus grand nombre. Il faut d'ailleurs que l'affection qu'ils vous portent soit plus forte que l'image du péril et la crainte du supplice; d'ailleurs on se trompe souvent sur le degré d'attachement que l'on croit avoir inspiré à un ami; on ne peut en être assuré que par l'expérience même; mais l'expérience en cette matière est du plus grand danger. Quand même vous auriez éprouvé la fidélité de vos amis dans une occasion dangereuse, il n'en faudrait pas conclure qu'ils vous seraient également fidèles dans cette occasion-ci, infiniment plus périlleuse» (Nicolas Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, «Chapitre VI - Des conspirations»).

Je cite toute ce passage parce que je le trouve plaisant mais m'intéresse avant tout l'analyse des raisons pour lesquelles au-delà d'un nombre restreint d'individus un secret n'en est plus un: chacun, vous et moi compris, a ses propres motivations pour participer à un projet, et au-delà d'une poignée d'individus, un nombre pour lequel nous avons trop de doigts aux deux mains pour les compter (ce qui me rappelle un plaisanterie de Serge Gainsbourg, «J'ai autant d'amis qu'il y avait de doigts à la main gauche de Django Reinhardt», lequel en avait trois dans ses dernière années...), les motifs de chacun tendent à diverger. Ce à quoi on peut ajouter que, et bien, chaque membre du “complot” a sa poignée d'amis, qui n'est pas la même que celle des autres membres, ce qui augmente le nombre de personnes dans la confidence mais non dans le complot...

Les travaux les plus récents mettent en évidence que la “première écriture” est une “écriture comptable”, il s'agit avant tout de compter, principalement les “biens meubles”, spécialement les cheptels et productions agricoles, puis les “biens immeubles”, pour, en un second temps, développer une iconographie / pictographique afin de différencier ces biens. Il est significatif par exemple que les premiers pictogrammes qui, en Mésopotamie, constitueront les éléments des écritures syllabiques et alphabétiques, dont l'alphabet phénicien, sont ceux figurant les réalités “bœuf”, “maison”, “chameau”, “porte”, “battant”, “clou”, “arme”, “mur”, “roue”, “main”, “paume”. Que se passe-t-il entre ce moment où l'écriture apparaît et, très rapidement, se complexifie, et celui, “peu après” (au regard de l'Histoire du monde, deux millénaires c'est un temps bref), où il se diffuse à un grand nombre de groupes et ne reste plus le seul apanage des deux groupes “de pouvoir”, les “guerriers” et les “clercs”? Ce qui continue de se passer en ce temps, mais de manière plus rapide: les “puissants” d'hier deviennent les “impuissants” d'aujourd'hui, et les “puissants” d'aujourd'hui seront les “impuissants” de demain. Mais quand un groupe perd le pouvoir, il n'en perd pas pour ça les “instruments du pouvoir”: les clercs peuvent perdre leur cléricature, ils n'en perdent pas autant leur maîtrise de l'écriture; et les guerriers peuvent perdre la guerre, ils n'en perdent pas pour cela leurs talents de guerriers. Ce qui nous conduit à l'étape suivante.

Pas plus en 2021 AEC qu'en 2021 EC les “groupes de pouvoir”, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui et ceux qui aspirent à devenir ceux de demain, ne souhaitent “partager le pouvoir”, diffuser auprès du plus grand nombre leur maitrise des “instruments du pouvoir”. Ils ne le souhaitent pas mais ils le font quand même. À quoi s'ajoute que les membres de ces groupes ne partagent pas tous l'idéologie de leurs groupes. C'est bête à dire, nous ne choisissons ni la famille dans laquelle nous naissons ni les groupes auxquels elle nous affilie, et ultérieurement nous pouvons nous affiler à des groupes pour, plus tard, nous apercevoir que nous ne partageons pas réellement leur idéologie de base.

Prenez ce cas très intéressant celui de Jean Meslier, familièrement nommé “l'abbé Meslier”. Il a une trajectoire de vie très commune à son époque, assez probablement cadet ou puîné de famille, il doit être exclu de la filiation d'héritage en faveur de son aîné; son destin “le meilleur” sera donc l'armée ou l'église. À une assez jeune âge il est repéré par le curé de son village comme un bon candidat à la cléricature et reçoit alors une longue éducation qui en fera un bon lettré en français, latin et grec, peut-être même en hébreu et en araméen, formation nécessaire pour tout clerc promis à la prêtrise. Il est nommé curé d'Étrépigny en 1689 et le restera durant quarante années. Sa distance avec le dogme et avec l'ordre social est précoce et dans les premiers temps ça lui vaut quelques démêlés avec les autorités spirituelles et temporelles, jusqu'au moment où ses frasques et ses diatribes mettent en péril sa vie même, du coup il fait profil bas mais durant ces quarante ans il rédige un mémoire où il recueille ses Pensées et sentiments, lesquels sont assez roboratifs, pour dire le moins – et pour qui la descente en règle des puissants et des clercs est revigorante. Meslier est donc, au plan de la formation et durant sa vie, au plan de son insertion sociale, un clerc éminent. Un clerc anticlérical, radicalement et pugnacement anticlérical.

Jean Meslier illustre ce fait simple: les meilleurs (au sens de particulièrement efficaces) ennemis du pouvoir se recrutent souvent parmi les mieux formés des membres des groupes de pouvoir. Ce qui se vérifiera d'ailleurs un siècle tout juste après qu'il devint curé de sa paroisse: les révolutionnaires les plus virulents et les plus entendus des premières années de la Révolution française sont en majorité issus des rangs de la noblesse et du clergé, y compris de la frange la plus haute (évêques, comtes, ducs, et jusqu'aux plus hauts membres de la famille royale). Si pour quelques-uns, notamment ceux qui surent au bon moment prendre le large quand ils sentirent le vent tourner et souffler contre eux, il y eut de l'opportunisme (au sens d'arrivisme), pour beaucoup ce fut un engagement sincère qu'ils maintinrent souvent jusqu'à la mort, une mort hâtive sous le couperet de la guillotine.

Mmm... Si je commence à me dire «Mais pourquoi tu racontes ces trucs?», ça m'indique que je tombe dans la digression. “Hors sujet”. Lequel est donc la réification britannique. Ah ouais! Le groupes de pouvoir anciens, actuels et futur. Je fais bref. Alentour de 1000 AEC il y a suffisamment de personnes membres d'anciens groupes de pouvoir, de dissidents et de membres de groupes “impuissants” qui maîtrisent les instruments actuels du pouvoir, en tout premier l'écriture, pour que le “contrôle des populations” qu'ils permettaient soit de moins en moins efficace, du moins dans les territoires où ces modes de “régulation sociale” dominent. Ce qui a une conséquence intéressante: le tropisme “nomade” de l'espèce qui, durant les deux premières phases de développement de ce mode nouveau, resta l'apanage d'un nombre limité des membres de la société – je précise de nouveau: pour les territoires où il domine, dans de vastes territoires, notamment une grande partie de ce qui constitue aujourd'hui l'Asie Centrale et l'Europe, c'est toujours les modes de régulation “à l'ancienne”, ceux dits “proto-historiques” – redevient accessible pour une part nettement plus large des populations. Ce qui crée des gros problèmes aux groupes de pouvoir. Tout problème a sa solution, celle adoptée par ces sociétés est le “colonialisme”: on incite alors les groupes les plus inquiétants à “aller voir ailleurs”, on leur fournit même les moyens d'y aller confortablement, les armes, les chevaux, les navires, à la seule conditions qu'ils n'exercent leurs talents qu'une fois assez loin de leur territoire d'origine. Ils n'y seront pas moins inquiétants mais bon, ce qu'ils feront loin d'ici, on s'en bat les flancs. Ah si! Il y a une condition secondaire: ne pas revenir en masse et en armes, et seulement s'ils ont réussi leur entreprise. Conséquence de tout ça, l'arrivée des “conquérants” provoque le mouvement des groupes de pouvoir locaux un peu plus loin.

Les Îles britanniques sont, à l'occident de la masse continentale eurasienne, le bout du bout du monde. Au-delà c'est le vide intersidéral, il n'y a rien, ou en tout cas on n'a pas vraiment ni les moyens ni le souhait d'y aller voir. Conséquence, à chaque nouvelle vague d'emmerdeurs venant de l'est et du sud les précédents emmerdeurs sont poussés un peu plus loin et à la fin ils se retrouvent tous au bout du bout du monde. Si tous les territoires “envahis” sont en quelque manière “créolisés”, les Îles britanniques le sont éminemment. Comme il n'y a plus moyen, depuis ces îles, d'aller plus loin, et ben, on s'arrange, pas toujours (rarement...) ans la plus grande harmonie mais bon, on s'arrange quand même. Et surtout, on doit “s'entendre”, arriver à communiquer entre populations disparates et très différentes en cultures et en langues. La manière la plus simple d'y parvenir est de s'entendre sur le matériel, pour le spirituel on aura toujours le temps de voir, plus tard. Ou jamais...

Conclusion: les Picto-celto-anglo-saxo-franco-normands (et j'en oublie, très notablement toutes les populations nouvelles arrivées au cours des six derniers siècles) ont tendance à “réifier” parce que c'est plus facile de s'entendre sur le matériel que sur le spirituel.

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