Une connerie entendue sur ma radio.

Ma radio c'est France Culture, je n'en suis pas le propriétaire mais c'est la seule que j'écoute. Cette connerie est en rapport avec l'actualité.

Ce qui explique: souvent les personnes qui ont le nez collé sur l'actualité ont du mal à concevoir l'avenir car des difficultés à voir le passé. Ce qui leur fait dire des conneries. C'est ainsi... Désolé, par exception je ne peux vous donner de référence précise, il me semble que c'est le propos d'une “économiste” émis dans le cadre de l'émission Entendez-vous l'éco? mais je ne le jurerai pas.

Le propos est en gros que les citadins qui rêvent de s'installer à la campagne, suite à leur expérience de “confinement”, se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au coude rapport au fait que hein! Vous comprenez! Faudrait construire des centaines de milliers de logements pour les héberger! Cette personne est apparemment une citadine qui sort rarement des grandes villes, dans mon Petit Liré perdu au fin fond du Berry il y avait vers 1975 dans les 3.000 habitants, en 1985 il y en avait encore dans les 2.600, aujourd'hui il y en a 1.400. Au cours des quarante dernières années, de nouveaux logements se sont construits sans que les anciens disparaissent. Clairement, en 2020, il y a moyen de loger plus de 3.500 habitants dans une petite ville qui en compte la moitié (une petite partie de ces logements sont des résidences secondaires). Mon Petit Liré est une parmi des centaines de communes du même genre dans le Berry, le Berry un parmi des dizaines de territoires similaires en France, qui comptent en 2020 moins de 2.000 habitants et en comptaient le double ou le triple il y a seulement cinquante ans. Je ne dis pas, il y aurait du boulot pour remettre en état une part non négligeable de ces logements, mais nettement moins que pour en construire des nouveaux, en général le gros œuvre est assez solide.

Mon “économiste” considère la situation actuelle sans tenir compte du passé, d'où sa grosse connerie concernant l'avenir. Je ne sais pas si ça serait une bonne chose que d'aller vers un “exode rural” à l'envers, à mon avis oui mais c'est une opinion, en revanche je sais que c'est une chose possible. Non pas un exode massif et brusque mais du moins on peut en un temps assez court, un lustre à une décennie, opérer sans grand problème un tel exode pour environ un tiers des populations des conurbations de plus de 50.000 habitants vers les cantons ruraux de moins de 5.000 habitants sans avoir à bâtir un seul logement.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.